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mercredi 6 juin 2012

Guernica...(après) avant le bal masqué

(en construction)
Max Beckmann, de La nouvelle objectivité, a peint «Avant le bal masqué» en 1922. Autoportrait où il se représente au centre les yeux bandés. J'ai trouvé intéressant d'y voir trois éléments clés que l'on peut découvrir égalemement dans la toile de Picasso, «Guernica» laquelle a été peinte en 1937. Ainsi nous voyons la lumière électrique qui surplombe la toile, la flamme de la chandelle portée par une femme à gauche du tableau (quoique la pièce soit déjà éclairée par l'ampoule électrique) et la fleur encore fraîche que l'on peut voir au sol.

Avant le bal masqué...



Guernica...




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Les artistes du courant d'art de la nouvelle objectivité se voulaient représenter la société dans laquelle ils vivaient, de manière objectives et froides. Ils souhaitent se détourner des courants modernistes pour se référer à des valeurs plus traditionnelles, associées à l'art de la Renaissance nordique.




Famille de paysans dans un intérieur - Le Nain Louis (1600, 1610-1648)




Louis Le Nain, Famille de paysans (XVIIe siècle)




Frères Le Nain – Famille paysanne dans un intérieur Musée du Louvre, Paris


François Langlois

samedi 2 juin 2012

Le taureau dans l'univers de Picasso


(en construction)
Picasso, Tête de taureau, selle et guidon de vélo, 1942

Grande tête de taureau en bronze provenant d'un sanctuaire du dieu syro-phénicien Baal dans l'île de Majorque (Espagne). Ve siècle av. J.C. (musée archéologique national, Madrid)


François Langlois

jeudi 3 mai 2012

Record historique pour le Cri, adjugé 119,9 millions $



Seules huit oeuvres avaient auparavant dépassé 80 millions de dollars lors d'une vente aux enchères.
Photo: Reuters

Agence France-Presse
New York

Une version du Cri du peintre norvégien Edvard Munch a été adjugée mercredi soir chez Sotheby's à New York 119,92 millions de dollars, devenant l'oeuvre d'art la plus chère jamais vendue aux enchères.

La vente dans la salle comble de Sotheby's n'a duré que 12 minutes, grimpant parfois de plus de 10 millions en une minute. Sept acheteurs se sont âprement disputés cette oeuvre phare, estimée à 80 millions de dollars.

Le pastel réalisé en 1895 et représentant un homme criant, les mains sur les oreilles, sur fond de ciel ensanglanté à Oslo, était la seule des quatre versions du Cri encore détenue par un particulier.

La vente s'est terminée sous des applaudissements nourris, alors que le commissaire priseur, Tobias Meyer, annonçait «un record mondial».
Entre 1893 et 1910, Munch, peintre expressionniste (1863-1944) avait réalisé quatre versions de ce tableau devenu au fil des ans le symbole de l'angoisse universelle.

Celle que la maison Sotheby's mettait aux enchères lors de ses ventes d'art impressionniste et moderne, appartenait depuis 70 ans à la même famille, celle de l'homme d'affaires norvégien Petter Olsen, dont le père Thomas était un voisin, ami puis protecteur de Munch.

Elle avait la particularité d'inclure, inscrit en lettres rouges sur son cadre de bois clair, le poème ayant inspiré cette oeuvre parmi les plus connues au monde.

Les trois autres versions du tableau appartiennent au musée Munch d'Oslo (2) et à la Galerie nationale d'Oslo (1).

Le Cri, avait souligné Sotheby's, est l'une des oeuvres les plus «reconnaissables immédiatement, dans l'histoire de l'art et la culture populaire, peut-être la deuxième après la Joconde».

Le tableau, qui a fait l'objet d'innombrables livres, films et études, et a été décliné au fil des ans sur des tasses, calendriers, tee-shirts et autres objets de la vie quotidienne, est «l'une des rares images qui transcendent l'art et l'histoire pour atteindre la conscience internationale», avait souligné Simon Shaw, responsable du département impressionnisme et art moderne de Sotheby's à New York avant la vente.

Seules huit oeuvres avaient auparavant dépassé 80 millions de dollars lors d'une vente aux enchères.
Le record mondial était jusqu'à présent détenu par un Picasso, Nu au plateau de sculpteur, vendu 106,4 millions de dollars en mai 2010 chez Christie's à New York, suivi par un bronze de Giacometti L'homme qui marche (104,3 millions de dollars chez Sotheby's à Londres en février 2010). La 3e oeuvre à avoir dépassé 100 millions de dollars est un autre Picasso, Garçon à la Pipe (104,1 millions de dollars en mai 2004).











Dans son journal, le 22 janvier 1892, Munch avait ainsi expliqué son inspiration pour Le Cri: «Je me promenais sur un sentier avec deux amis. Le soleil se couchait. Tout à coup, le ciel est devenu rouge sang. Je me suis arrêté, épuisé, me suis appuyé sur une clôture, il y avait du sang et des langues de feu au-dessus du fjord bleu-noir et de la ville. Mes amis ont continué, et je suis resté là, tremblant de peur. J'ai senti un cri infini qui passait à travers l'univers».




«J'ai vécu avec cette oeuvre toute ma vie, et son pouvoir et son énergie n'ont fait qu'augmenter avec le temps», avait déclaré avant la vente Petter Olsen, son propriétaire.

Avec les revenus de la vente, il a prévu de construire un nouveau musée dédié à l'artiste en Norvège.
«Munch, né en décembre 1863, et dont le travail avait été qualifié de «dégénéré» par les nazis qui avaient retiré ses tableaux des musées allemands, est mort le 23 janvier 1944.

mercredi 11 avril 2012

Guernica - 75e anniversaire


cliquer pour agrandir l'image



Le 75e anniversaire de Guernica.
Avez-vous remarqué?
1) La tête de mort sur la mâchoire supérieure du cheval formée par son nez et les dents supérieures localisées...
2) ...sous le globe de la lumière électrique que l'on retrouve traditionnellement dans la pièce où les inculpés (e)s se font interroger par les forces de l'ordre.
3) À droite de cette lumière électrique vacillante est approchée une lampe à l'huile tenue à bout de bras semblant provenir du ciel. La tête apparemment masculine démontrant de l'inquiétude et de l'étonnement semble être le personnage portant la lampe à l'huile prémonisant «qu'il vaut mieux allumer une chandelle que de maudire l'obscurité» (slogan d'amnistie internationale, A.I., symbole d'espoir).
4) Le personnage de droite les bras tournés vers le ciel semble victime du feu, regardant désespéré vers la ville en flamme.
5) Le cheval (monture des cavaliers de l'apocalypse de la bible) piétine l'homme portant une épée brisée dans sa main droite, où l'on peut voir une fleur se dresser tout près (symbole d'espoir).
6) À gauche du tableau, la mère désespérée portant son enfant mort dans ses bras criant son désespoir le visage tourné sous la tête du taureau (Minotaure, animal mythique en Espagne) dont la queue se lève dans le coin gauche du tableau.
7) Le taureau et le cheval côte à côte, ont la même position dans le tableau - la croupe placée à la gauche et la tête détournée. L'action à venir semblant provenir de la partie gauche du tableau.

8) Picasso fit don de ce tableau à son pays. Exécuté dans les semaines qui suivirent le bombardement de la ville basque Guernica, il fut exposé dans le pavillon de la République espagnole à l'Exposition universelle de Paris en 1937. À la demande de Picasso, il fut prêté par la suite au MOMA (Museum of Modern Art)) de New-york. Il fut entendu qu'il retournerait à son pays d'origine au retour de la démocratie en Espagne. Ce qui fut fait en 1981. Aujourdh'hui, nous pouvons comtempler l'oeuvre au Reine Sofia de Madrid.   

François Langlois 
Pour en savoir plus sur Guernica: http://francoislanglois.blogspot.ca/2012/04/guernica.html

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Le 26 avril 1937, des avions allemands bombardaient et incendiaient la petite ville basque de Guernica. L'émotion fut d'autant plus grande que Guernica ne présentait aucun intérêt stratégique et que les victimes se trouvèrent toutes parmi la population civile. « Avec une atroce férocité et une minutie scientifique, écrit le 29 avril le correspondant du New York Times, les bombes incendiaires et explosives des avions Heinckel et Junker ont anéanti le centre de la culture et de la tradition politique basques. » « Le bombardement, pouvait-on lire dans le Times du même jour, de cette ville ouverte qui se trouvait loin derrière les lignes a duré exactement trois heures un quart, pendant lesquelles une puissante escadrille d'avions allemands de bombardement et de chasse n'a cessé de déverser sur la ville des bombes pesant près de cinq cents kilos et plus de trois mille projectiles incendiaires. Les avions de chasse se sont lancés autour de la ville pour mitrailler ceux de ses habitants qui s'étaient réfugiés dans les champs. Tout Guernica fut bientôt en flammes à l'exception de la Casa de Juntas, qui contient les archives du peuple basque, et du fameux chêne de Guernica où jadis les rois d'Espagne juraient de respecter les droits démocratiques de la Biscaye en échange du serment d'allégeance que leur rendaient ses habitants » Le passé de Guernica donna à sa destruction la valeur d'un symbole politique, d'un symbole moral aussi, tant les agresseurs mirent de cruauté gratuite à s'acharner sur la population qui fuyait l'incendie. « Nous nous trouvions en ville, écrit une des rescapées, lorsque le bombardement commença. Pour fuir, nous avons essayé de gagner les hauteurs qui contournent Guernica. Les avions qui tournoyaient à faible altitude mitraillaient les issues et épuisaient leurs bombes sur les petits groupes de rescapés qui s'égaillaient dans la campagne. Les fermes isolées où cherchaient à s'abriter les fugitifs ont été systématiquement bombardées. A 19 heures, Guernica n'était plus qu'une immense torche qui flambait au crépuscule. »

Le 1er mai, Picasso dessina les premières études pour Guernica. L'esquisse générale de la composition, datée du 9 mai, est reportée le 11 mai sur la toile qui comprendra huit états successifs et sera achevée au début de juin. Picasso a conservé et daté l'ensemble des études et des esquisses et les divers états du tableau nous sont connus par des photographies que prit Dora Maar dans l'atelier de la rue des Grands-Augustins, où il fut réalisé.

re:http://bouddhanar.blogspot.ca/2012/03/guernica-indignados.html