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mercredi 4 septembre 2013

Hausse des taxes scolaires: le PQ fait volte-face




Le gouvernement Marois fait volte-face et accuse les commissions scolaires de ne pas avoir revu leurs règles de gestion et d'avoir augmenté les taxes scolaires «sur le dos des citoyens».
Les taxes scolaires, qui sont arrivées en juin dernier, ont augmenté d'environ 3% à Montréal, mais la hausse a été parfois très salée pour d'autres régions, grimpant jusqu'à 40%. 
La ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, avait depuis refusé de blâmer les commissions scolaires et jugeait qu'elles n'avaient pas procédé à des hausses excessives. 
«Dans ce que j'ai vu, personne n'a grimpé le compte de taxe scolaire au-dessus de ce que la loi permet, soit 35 cents par 100 dollars d'évaluation. Dans la plupart des cas, ça tourne autour de 23 ou 25 cents par 100 dollars d'évaluation», soutenait Mme Malavoy en août dernier. 
En avril, la ministre avait elle-même invité les commissions scolaires à utiliser les taxes scolaires pour atténuer les nouvelles compressions de 65,1 millions de dollars, qui s'ajoutaient aux coupes de 150 millions annoncées plus tôt. 
Or, la première ministre du Québec, Pauline Marois, a livré un discours totalement différent ce soir en entrevue à TVA Nouvelles. 
«Parlez-moi pas des taxes scolaires, parce que je suis tellement mécontente de la façon qu'ont travaillé les commissions scolaires. (...) Il y avait une aide temporaire qui leur avait été apportée, et plutôt que de travailler depuis les dernières années pour resserrer les règles de gestion, ils ont envoyé ça sur le dos des citoyens», a réagi Mme Marois. 
«On a un petit rendez-vous qui nous attend, elles et moi, et on aura une bonne discussion sur cette question-là», a-t-elle promis. 
En août dernier, les partis de l'opposition avaient accusé le gouvernement de «se laver les mains» en acceptant que les commissions scolaires augmentent la charge fiscale des contribuables. 
«Elle s'en lave les mains en disant: ''Ce n'est pas de notre faute, les commissions scolaires ont le droit de le faire.'' Pourtant, si les commissions scolaires passent la facture, c'est parce que lapuck est arrivée sur leur plaque avec le budget du gouvernement péquiste», avait alors affirmé la députée libérale de Mille-Îles et porte-parole en matière d'enseignement primaire et secondaire, Francine Charbonneau. 
«Le gouvernement de Mme Marois et Mme Malavoy elles-mêmes savaient depuis le mois de novembre que des augmentations de taxes pendaient au bout du nez des Québécois et ils n'ont rien fait», avait dit la porte-parole de la caquiste en matière d'enseignement primaire et secondaire, Nathalie Roy. 
En avril, la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Josée Bouchard, affirmait concernant les coupes: «On est obligés aussi de se tourner vers les citoyens. Les taxes vont augmenter.» 
HUGO PILON-LAROSE   La Presse

samedi 8 juin 2013

Accusé de « sous-traiter » les taxes.






Accusé de « sous-traiter » les taxes | Politique | Actualité | Le Journal de Montréal

Depuis le dépôt de son budget en novembre, le gouvernement Marois

impose une compression de 150 millions au réseau des commissions

scolaires, ce qui porte à un demi-milliard de dollars les coupes

qu’elles ont dû absorber depuis trois ans. La présidente de la

Fédération des commissions scolaires, Josée Bouchard, a déjà prévenu

le gouvernement Marois que les élus scolaires sont confrontés à

choisir entre réduire les services aux élèves et majorer les taxes.

lundi 19 novembre 2012

Tableaux blancs interactifs: Québec suspend le programme

Publié le 19 novembre 2012 à 05h00 | Mis à jour à 11h24


La ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, veut prendre un temps de réflexion pour évaluer le programme d'achat de tableaux interactifs mis en branle par le gouvernement précédent.
PHOTO: OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE

(Québec) Le gouvernement Marois remet en cause l'achat massif de tableaux blancs interactifs pour les écoles publiques. Il désavoue donc cet héritage de Jean Charest.



Le premier ministre libéral a lancé le projet en 2011, à la surprise générale, dans le discours d'ouverture d'une nouvelle session parlementaire. Plus de 40 000 tableaux numériques devaient être achetés en cinq ans pour remplacer les tableaux noirs. La facture est estimée à 240 millions de dollars.
Autre gouvernement, autre vision. Selon la ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, «c'est un programme mur à mur qui, à l'évidence, n'était peut-être pas la meilleure solution».
Au cours d'un entretien avec La Presse, elle a affirmé qu'elle veut prendre le temps nécessaire pour «faire le point sur la situation». Une réflexion s'impose avant d'aller plus loin, croit-elle. Manifestement, elle n'a pas l'intention de poursuivre le programme tel quel.
«Le problème, c'est que ces tableaux ne correspondent pas nécessairement aux besoins des commissions scolaires et des écoles. Ce n'était pas une demande de leur part. Ce n'est pas un choix qu'elles ont fait», dit la ministre.
Un second appel d'offres pour l'achat de 5400 tableaux a été lancé récemment. Marie Malavoy a laissé entendre qu'il sera maintenu. «Je ne veux pas décrocher les tableaux là où il y en a», dit-elle.
Le programme a connu un faux départ. Le premier appel d'offres a été annulé «parce qu'on a soupçonné qu'il ne s'était pas fait dans les règles», pour reprendre les termes de la ministre. La Presse a révélé en mars que la très grande majorité des achats étaient faits auprès d'un fournisseur quasi unique, Smart Technologies, dont le lobbyiste est un ancien membre du cabinet de Jean Charest.
La Chaire de recherche du Canada sur les technologies de l'information et de la communication en éducation a publié le printemps dernier une synthèse des recherches sur les tableaux blancs interactifs (TBI). Elle conclut que «peu ou prou d'études sérieuses permettent de montrer un quelconque impact des TBI sur la réussite scolaire [...]. Leurs résultats sont parfois contradictoires, plutôt modestes, et montrent la plupart du temps que cet outil technologique ne semble pas avoir de réel impact, à court terme du moins, sur la réussite éducative des élèves». «Au-delà des stratégies marketing et des déclarations politiques à tout-va, il semble que peu d'éléments permettent une intégration pédagogique justifiée et avisée du TBI dans toutes les salles de classe du Québec», ajoute-t-elle. Les trois chercheurs, dont le directeur de la Chaire, Thierry Karsenti, affirment même qu'«on peut s'étonner que tant d'incertitudes donnent lieu à un tel investissement qui, dans n'importe quelle compagnie, nécessiterait au préalable une analyse minutieuse des besoins réels des acteurs et des retombées (pédagogiques dans notre cas) par le biais de recherches rigoureuses sur ses impacts».
Des surprises et des problèmes
Selon la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement, «c'est une mesure politique et pas nécessairement pédagogique». «Cette annonce-là a pris tout le monde par surprise. On parle quand même d'un quart de milliard! Les milieux n'ont pas été consultés. Ça ne correspond pas aux besoins», affirme Lorraine Normand-Charbonneau, présidente de la Fédération.
Depuis sa création, le programme a engendré «plein de problèmes», selon elle. La formation destinée aux enseignants est parfois déficiente. Les commissions scolaires n'ont pas toujours les moyens pour offrir du soutien technologique. Des tableaux restent emballés et entreposés faute de budget pour en faire l'installation. Dans certaines écoles, le réseau internet surchauffe: il n'y a pas assez de bande passante pour répondre aux besoins de tous les tableaux numériques. «C'est un bourbier administratif et organisationnel», résume Mme Normand-Charbonneau.
Le tableau blanc interactif est «un outil technologique parmi d'autres» qui, selon elle, ne devrait pas être imposé à tous. «On est pour les nouvelles technologies. Mais ça nous prend de la souplesse. Qu'on laisse choisir les milieux», soutient-elle. Elle donne l'exemple de la commission scolaire Eastern Townships, qui a choisi il y a quelques années de se procurer des ordinateurs portables pour ses élèves. Les résultats scolaires se sont améliorés depuis.

vendredi 20 avril 2012

Si on écoutait plus avec son coeur on s'exprimerait peut-être mieux avec la raison.


François langlois
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Une manifestation dégénère au centre-ville.


Charest blague sur les affrontements au centre-ville


«Ce n'est pas digne d'un premier ministre. Il a manqué de jugement. C'est un conflit qui dure depuis deux mois et tout le monde est à fleur de peau.»

Pauline Marois a trouvé les paroles «odieuses».

Charest a «déshonoré» sa fonction, dit Legault

«C'est triste à dire, mais je pense qu'aujourd'hui, le Québec n'avait pas de premier ministre», a déclaré François Legault.

vendredi 23 mars 2012

Hausse des frais universitaires, un débat de société beaucoup plus qu'une question d'argent.


La position qu'a exprimée Madame Marois concernant l'annulation de la hausse inopportune et excessive dans le temps des frais de scolarité advenant son élection aux prochaines élections est peut-être la perche tendue qui permettra de dénouer l'impasse créée par le gouvernement de Monsieur Charest. En effet, possiblement que les étudiants verront là l'ouverture attendue pour cesser leur "boycott" des cours et retourner aux études avant qu'il ne soit trop tard.


Serge Chapleau, La Presse

Imaginer un instant l'imbroglio et le désastre que causerait la continuité de leurs actions advenant le cas où ils (les étudiants) demeuraient camper sur leurs positions face à l'obstination infantile de nos dirigeants de refuser de s'asseoir avec eux dans la recherche d’une solution. On se demande qui est le plus mature entre ces deux interlocuteurs, à venir, oblige.

Nous savons très bien que le gouvernement ne peut contraindre les étudiants à retourner s'assoir sur les bancs d'école contre leur volonté. Et si c’était le cas, nous n'avons sans doute pas idée de l'impact social négatif et le bouchon sur l'autoroute de l'éducation au Québec qu'aurait l'annulation de la présente session d’étude. Sans compter les coûts inutiles et astronomiques que cela engendrerait autant pour les élèves, leurs parents et le gouvernement.

Si l’initiative de Madame Marois pouvait permettre que les étudiants retournent là où est requise leur présence, soit sur les bancs d'école pour terminer leurs études et que nos députés et ministres retournent à leurs devoirs, soit être à l’écoute de leurs concitoyens et assurer une saine gestion intelligente des deniers publics, la société québécoise devra une fière chandelle à cette dame que plusieurs considéraient déjà comme “has been”, il n’y a pas si longtemps.

Probablement que cette équipe a pris conscience que si nous considérons qu’un étudiant universitaire défraie 12% des coûts inhérents à ses études actuellement, une simple règle de trois nous permet de chiffrer qu’à chaque 1000 étudiants qui perdront sa session universitaire, cela leur coûtera globalement 1 000 000$ s’ils demeurent chez leurs parents et 4 000 000$ pour les étudiants responsables des coûts de leurs logements et de leurs frais de subsistance. Le gouvernement quant à lui devra débourser inutilement la somme de 7 350 000$, sans compter les coûts administratifs additionnels occasionnés par la session prolongée pour une certaine catégorie d’étudiants. Ainsi, pour 10 000 étudiants dans la rue, des coûts sociétaux de 84 000 000$ sont à prévoir et si le gâchis s’étend à 100 000 étudiants près du 1 000 000 000$ (un milliard) de dollars seraient en jeu et gaspillés par nos gouvernants qui font preuve d’amateurisme par leur intransigeance maladroite dans cette épreuve de force avec les futurs dirigeants de notre société (20 ans c’est vite passé).

François Langlois