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mardi 3 décembre 2013

: Résultats canadiens de l’étude PISA de l’OCDE




http://cmec.ca/Publications/Lists/Publications/Attachments/318/PISA2012_CanadianReport_FR_Web.pdf


Les pays d’Asie arrivent en tête du classement de la dernière enquête PISA de l’OCDE sur l’état de l’éducation dans le monde



http://youtu.be/6yhiGj-252k

http://www.oecd.org/fr/


03/12/2013 - Les pays d’Asie dépassent les autres pays du monde dans le classement de la dernière enquête PISA de l’OCDE, qui a pour objet d’évaluer les connaissances et les compétences des jeunes âgés de 15 ans sur l’ensemble de la planète.

Plus de 510 000 élèves de 65 pays et économies ont été soumis aux épreuves de mathématiques, de compréhension de l’écrit et de sciences de l’enquête PISA 2012 de l’OCDE. Les mathématiques étaient la matière principale. Les compétences dans ce domaine constituent une importante variable explicative des bons résultats que pourront enregistrer les jeunes à l’âge adulte. Elles influent sur leur aptitude à suivre des études de niveau postsecondaire et sur la rémunération qu’ils pourront escompter obtenir dans l’avenir.

Shanghai (Chine) et Singapour se situent en tête pour les mathématiques, les élèves de Shanghai ayant obtenu un score équivalant à une avance de près de trois années d’études par rapport à la plupart des autres pays de l’OCDE. Hong Kong (Chine), le Taipei chinois, la Corée, Macao (Chine), le Japon, le Liechtenstein, la Suisse et les Pays-Bas font aussi partie du groupe des pays les plus performants

« Compte tenu du niveau élevé du chômage des jeunes, de l’aggravation des inégalités et de la nécessité impérieuse de stimuler la croissance dans un grand nombre de pays, il est plus urgent que jamais de faire en sorte que les jeunes acquièrent les compétences dont ils ont besoin pour réussir », a déclaré Angel Gurría, Secrétaire général de l’OCDE, à Washington D.C. lors de la présentation du rapport. « Dans une économie mondialisée, la compétitivité et les possibilités d’emploi futures dépendront de ce que les individus sont capables de faire avec les connaissances qu’ils possèdent. Les jeunes sont l’avenir ; par conséquent, chaque pays doit faire tout ce qu’il peut pour améliorer son système d’enseignement et les perspectives qui s’offrent aux jeunes générations ».

L’enquête met en lumière plusieurs des traits qui caractérisent les meilleurs systèmes d’enseignement. Les plus performants, notamment en Asie, mettent fortement l’accent sur la sélection et la formation des enseignants, encouragent ces derniers à travailler ensemble et investissent en priorité dans l’amélioration de leur qualité, et non dans la taille des classes. De plus, ils fixent des objectifs clairs et donnent aux enseignants l’autonomie dont ils ont besoin dans la salle de classe pour pouvoir les atteindre.

Les élèves dont les parents ont de fortes attentes ont de meilleurs résultats : ils font généralement plus d’efforts, ont davantage confiance en leurs propres capacités et sont plus désireux d’apprendre.

Parmi les 64 pays pour lesquels il existe des données tendancielles allant jusqu'en 2012 pour les mathématiques, 25 ont vu leurs performances s’améliorer dans ce domaine, 25 autres n’ont enregistré aucun changement et 14 ont reculé. L’Allemagne, le Brésil, Israël, l’Italie, le Mexique, la Pologne, le Portugal, la Tunisie et la Turquie ont progressé de manière régulière au cours de la période. Shanghai (Chine) et Singapour ont accru leur score, qui était déjà élevé en 2009.

L’Italie, la Pologne et le Portugal ont aussi vu croître leur proportion d’élèves très performants et diminuer celle des élèves peu performants. L’Allemagne, le Mexique et la Turquie sont également parvenus à améliorer les résultats de leurs élèves les plus faibles, dont beaucoup sont issus de milieux défavorisés sur le plan socioéconomique. Cela montre que les pays peuvent simultanément renforcer l’équité et accroître les performances.
 

Selon l’OCDE, il est essentiel de donner à chaque enfant la possibilité de réussir. Or, 23 % des élèves des pays de l’OCDE et 32 % des élèves de l’ensemble des pays n’ont pas réussi à résoudre les problèmes de mathématiques les plus simples. Sans cette aptitude fondamentale, ils risquent fort de sortir tôt du système scolaire et d’être confrontés à des difficultés dans l’avenir. Certains pays ont réussi à aider les élèves ayant des performances insuffisantes : l’Allemagne, la Colombie, la Finlande, l’Irlande, le Mexique et la Pologne ont mis en place des dispositifs visant à repérer sans tarder les élèves et les écoles en difficulté et à leur apporter un soutien, si bien qu’ils ont vu croître les scores obtenus par cette catégorie d’élèves aux épreuves du PISA.

D’autres constats essentiels ont été mis en lumière :

Écart entre filles et garçons
Les garçons devancent les filles en mathématiques. Ils ont obtenu de meilleurs résultats dans 37 des 65 pays et économies considérés, mais les filles les ont dépassés dans cinq pays. L’écart entre les sexes est toutefois relativement faible : dans six pays seulement, il est supérieur à l’équivalent de la moitié d’une année d’études.

L’écart entre filles et garçons est le plus grand chez les élèves très performants, il reste important chez les élèves les plus faibles et est à peu près le même chez les élèves moyens. Par ailleurs, les filles se sentent moins motivées pour étudier les mathématiques et ont moins confiance en leurs capacités que les garçons.

Entre 2000 et 2012, l’écart entre les sexes en compréhension de l’écrit –– favorable aux filles –– s’est creusé dans 11 pays et économies. Garçons et filles ont des résultats analogues en sciences.

Compréhension de l’écrit
Sur les 64 pays et économies pour lesquels il existe des données comparables allant jusqu'en 2012, 32 ont amélioré leurs performances en compréhension de l’écrit, 22 n’ont enregistré aucun changement et 10 ont constaté une détérioration de leurs résultats. L’Allemagne, le Chili, la Corée, l’Estonie, la Hongrie, Israël, le Japon, le Luxembourg, le Mexique, la Pologne, le Portugal, la Suisse et la Turquie ont vu leurs performances en compréhension de l’écrit progresser d’une évaluation à l’autre.

Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, 8.4 % des élèves sont très performants en compréhension de l’écrit. C’est Shanghai (Chine) qui enregistre la proportion la plus forte d’élèves très performants, soit 25.1 %. Plus de 15 % des élèves de Hong Kong (Chine), du Japon et de Singapour sont très performants en compréhension de l’écrit, de même que plus de 10 % des élèves de l’Australie, de la Belgique, du Canada, de la Corée, de la Finlande, de la France, de l’Irlande, du Liechtenstein, de la Norvège, de la Nouvelle-Zélande et du Taipei chinois.

Sciences
Shanghai (Chine), Hong Kong (Chine), Singapour, le Japon et la Finlande sont les cinq premiers pays du classement de l’enquête PISA 2012 pour les sciences. L’Estonie, la Corée, le Vietnam, la Pologne, le Canada, le Liechtenstein, l’Allemagne, le Taipei chinois, les Pays-Bas, l’Irlande, l’Australie, Macao (Chine), la Nouvelle-Zélande, la Suisse, la Slovénie, le Royaume-Uni, la République tchèque et la Belgique obtiennent en sciences des résultats supérieurs à la moyenne de la zone de l’OCDE.

Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, 8.4 % des élèves sont très performants en sciences et leurs scores se situent aux niveaux les plus élevés. Cette proportion est à comparer aux chiffres supérieurs à 15 % des élèves qu’enregistrent Shanghai (Chine) (27.2 %), Singapour (22.7 %), le Japon (18.2 %), la Finlande (17.1 %) et Hong Kong (Chine) (16.7 %).

Les écoles et les élèves
Les systèmes scolaires très performants tendent à répartir plus équitablement leurs ressources entre les écoles favorisées et défavorisées sur le plan socioéconomique.

Selon les déclarations des élèves, les relations entre les enseignants et ces derniers se sont améliorées entre 2003 et 2012 dans tous les pays, sauf un. Au cours de cette période, des progrès ont aussi été effectués sur le plan de la discipline en moyenne dans l’ensemble des pays de l’OCDE et dans 27 pays et économies.

L’amélioration des relations entre enseignants et élèves est en corrélation étroite avec un engagement plus grand des élèves à l’égard de l’école et dans la vie scolaire.

La proportion d’élèves issus de l’immigration dans les pays de l’OCDE est passée de 9 % en 2003 à 12 % en 2012. Au cours de cette période, le désavantage de performance de ces élèves par rapport aux élèves autochtones appartenant à un milieu socioéconomique analogue, a diminué de 11 points, soit l’équivalent de trois mois d’études.

Les résultats de l’enquête PISA de l’OCDE mettent en lumière ce qu’il est possible d’accomplir dans le domaine de l’éducation en montrant de quoi sont capables les élèves scolarisés dans les systèmes d’enseignement qui sont les plus performants et progressent le plus vite. Les conclusions de cette évaluation permettent aux responsables de l’élaboration des politiques du monde entier d’apprécier les connaissances et les compétences des élèves de leur pays en les comparant à ceux des élèves d’autres pays, d’assigner à leurs politiques des cibles définies par rapport aux objectifs mesurables qui ont été atteints par d’autres systèmes d’enseignement, et de tirer des leçons utiles des politiques et pratiques suivies ailleurs.

Pour de plus amples informations, les journalistes doivent prendre contact avec la Division des médias de l’OCDE (tél. : + 33 1 45 24 97 00).

Le rapport, ainsi que l’analyse, les résumés et les données concernant les différents pays, peuvent être consultés à l’adresse:www.oecd.org/pisa/keyfindings/pisa-2012-results.htm  

dimanche 8 janvier 2012

La symphonie des étoiles


Dans ma recherche des origines du monde et par voie interposée, des origines de l'Humanité, j'ai fait la lecture dans le livre "La symphonie des étoiles", écrit par Sylvie Vauclair, d'un passage que je souhaite vous partager, ne serait ce que pour réflexion. Elle fait allusion "au principe anthropique de Brandon Carter qui suppose que l'Univers ne peut exister que si ses caractéristiques permettent l'évolution de la complexité jusqu'à des observateurs conscients capables de l'observer. Autrement dit, l'existence même de l'observateur en son sein est nécessaire à l'existence même de l'Univers." Oh la la! Çà paraît compliqué, mais pas tant que çà. Cela se lit comme suit :


"Le paradoxe anthropique peut s’exprimer d’une manière explicite par une discussion sur l’ajustement extraordinaire des constantes de la physique. Nous appelons ainsi les constantes qui interviennent dans les interactions fondamentales de la physique et qui sont déterminées par l’expérience, comme la constante de la gravitation, ainsi que d’autres quantités fondamentales dont la valeur est mesurée, par exemple la masse de l’électron. À priori, dans le cadre actuel de la physique, nous ne savons pas d’ou viennent les valeurs de ces constantes, ni si ces valeurs, extrêmement différentes les unes des autres, ont entre elles un lien quelconque.


Ce que nous savons, en revanche, c’est que si ces constantes avaient des valeurs très légèrement différentes de celles que nous leur connaissons, nous n’aurions jamais pu exister. Il suffit, pour s’en convaincre, de se rappeler que nos fonctions biologiques reposent sur la chimie du carbone. Sans carbone, pas de vie. Le carbone ne suffit d’ailleurs pas à notre existence, nous le savons il nous faut aussi toutes les sortes d’éléments chimiques, y compris le calcium, le fer, etc. Il est donc nécessaire que l’Univers ait eu le temps de fabriquer ces éléments, avant qu’ils puissent s’assembler d’une manière complexe sur notre planète.


Nous savons que ces éléments ont été formés dans des étoiles, avant même que le Soleil et son cortège de planètes ne se condensent Il a donc fallu suffisamment de temps pour qu’au moins une première génération d’étoiles se forment, effectuent leur travail de transformation des éléments par réactions nucléaires, puis disparaissent en éjectant une grande partie de leur matière dans le gaz galactique. Cette première étape était absolument nécessaires dans l’évolution de l’Univers pour qu’ensuite le Soleil et la Terre (ainsi d’ailleurs que d’autres étoiles et planètes!) contiennent les éléments nécessaires à la vie.


Ensuite, il a fallu le temps que cette vie puisse apparaître sur Terre. Nous ne savons pas précisément, malgré plusieurs théories proposées, comment cette transformation s’est produite, mais nous savons qu’il a fallu beaucoup de temps, et que l’existence de l’homme se situe finalement à une époque correspondant à la moitié du temps de vie du Soleil.


Pour que tout cela ait pu se produire, il fallait d’une part que les étoiles puissent se condenser dans l’Univers, d’une manière relativement rapide, d’autre part que l’Univers leur laisse le temps d’évoluer pendant au moins plusieurs milliards d’années. C’est ainsi que nous pouvons revenir à cette constatation étonnante : si les constantes de la physique, à première vue indépendantes les unes des autres, avaient eu des valeurs très légèrement différentes, l’évolution de la complexité qui a donné naissance à la vie n’aurait jamais pu avoir lieu. Si, par exemple, la constante de la gravitation avait été un peu plus faible, les étoiles n’auraient pas pu se condenser. Si elle avait été un peu plus élevée, l’Univers se serait effondré sur lui-même trop vite pour laisser le temps aux étoiles de fabriquer les éléments de la vie.


Il faut donc nous rendre à l’évidence : l’Univers est «programmé» pour pouvoir accoucher des étoiles, et par là même de la vie ! Est-ce un hasard, ou une nécessité ?"

Nous savons maintenant pourquoi la naissance de l'Humanité n'apparaît que dans les dernières secondes de la journée lorsque nous transposons la création de l'univers sur une durée de 24 heures.

Vous avez toute la vie pour y penser.