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jeudi 20 mars 2014
lundi 9 décembre 2013
Alain Crevier reçoit Marcel Sabourin à Second regard.
Une entrevue rafraîchissante sur le monde dans lequel on vit, de Marcel Sabourin, comédien québécois, dans le cadre de l'émission «Second regard».
http://www.radio-canada.ca/emissions/second_regard/2013-2014/Entrevue.asp?idDoc=322088
Plutôt étonnant pour ne pas dire réconfortant de constater qu'un homme de cette génération, dont la vie professionnelle était plutôt axée au domaine artistique, puisse nous «choquer» de tels propos révélateurs. Ses propos ne pouvant tirer son origine que d'une prise de conscience d'initiés, fomentée à même les lectures spécialisées scientifiques traitant des découvertes actuelles de l'infiniment grand à l'infiniment petit.
Il est de la responsabilité de nos gouvernants et cela devrait être dans ses priorités de s'assurer que chacun de ses citoyens puisse obtenir l'enseignement minimal traitant de ces connaissances empiriques mises à jour de notre univers, pour qu'enfin l'on puisse se forger une idée raisonnable et actualisée du monde dans lequel on vit. Permettant ainsi de faire la différence entre une société plus juste et plus humaine en opposition à une société ancrée dans ses croyances dogmatiques et immuables.
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Marcel Sabourin,
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vendredi 29 novembre 2013
Une éducation de qualité pour un monde meilleur.
Prendre conscience que l’acquisition
des connaissances non partagées entre les gens demeure stérile pour
l’avancement de l’Humanité, explique pourquoi les enseignantes et les
enseignants ont tant de mérite à enseigner.
Ce qui rend si noble et tellement
important le rôle des enseignantes et des enseignants dans notre société, c’est
qu’au-delà de la transmission des mœurs et coutumes d’un peuple par la cellule
familiale, ils sont responsables de la diffusion des connaissances empiriques enseignées
à leurs citoyens. Ce qui fait la différence entre une société plus juste et
plus humaine en opposition aux sociétés ancrées dans leurs croyances
dogmatiques immuables.
François Langlois
François Langlois
jeudi 3 octobre 2013
lundi 23 avril 2012
Au moins nous l’aurons fait dans un débat de société en connaissance de cause.
La génération des mes parents ont exigé que leurs gouvernements mettent
en place les fonds de pension et les régimes de retraite pour assurer leur
mieux-être à leur retraite.
Ma génération a pris des initiatives dans le passé qui ont amené des
changements importants dans la vision que la collectivité se faisait de sa
société. Ainsi, l’assurance maladie n’était pas gratis, mais nous l’avons
privilégié par choix. La nationalisation de l’électricité n’était pas gratis,
mais nous l’avons privilégié par choix. La loi de la protection du territoire
agricole n’a pas été sans coût. Elle a été privilégiée par choix pour assurer
une meilleure gestion rationnelle de ces terres indispensables à notre survie. Ma
génération a fait des choix de société. Peut-être devrions-nous à tout le moins
accepter que ceux qui marchent derrière nous puissent eux aussi avoir droit au
chapitre. Cela n’empêche pas que démocratiquement nous puissions refuser
d’accéder à leurs idées si elles ne rejoignent pas nos valeurs. Au moins nous
l’aurons fait dans un débat de société en connaissance de cause.
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Un calcul rapide indique que si nous considérons qu’un étudiant universitaire défraie 12% des coûts inhérents à ses études actuellement, une simple règle de trois nous permet de chiffrer qu’à chaque 1000 étudiants qui perdra sa session universitaire, cela leur coûtera globalement 1 084 000 $ (1084$ X 1000 étudiants) s’ils demeurent chez leurs parents, et plus ou moins 4 000 000$ pour les étudiants responsables des coûts de leurs logements et de leurs frais de subsistance (basé sur les coûts de logement, 300$ X 4 mois = 1200$; subsistance: 250$ X 4 mois = 1000$; livres, sorties, transport, etc.:700$). Cette même règle de trois m’indique que le gouvernement quant à lui devra débourser inutilement près de 8 millions de dollars (7 949 333$, sans compter les coûts administratifs additionnels occasionnés par la session prolongée pour une certaine catégorie d’étudiants, s’il y a lieu (à moins que notre bon gouvernement annule complètement la session, ce qui ne m’apparaît plus irréaliste). Ainsi, pour 10 000 étudiants dans la rue, des coûts sociétaux de 90 333 333 $ sont à prévoir globalement et si le gâchis s’étend à 100 000 étudiants, près du 1 000 000 000 $ (un milliard) de dollars seraient en jeu et gaspillés par nos gouvernants qui font preuve d’amateurisme par leur intransigeance maladroite dans cette épreuve de force avec les futurs dirigeants de notre société (20 ans c’est vite passé).
Et sans parler de l’embouteillage monstre dans le réseau de l’éducation qui se profile au loin.
Et sans parler de la démotivation d’une génération montante qui se sentira exclue de la parade face à cette intransigeance dans le refus du gouvernement en place de les écouter et échanger sur la société qu’il aspire à mettre en place.
François Langlois
François Langlois
Libellés :
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mardi 17 avril 2012
À tous ceux qui se cachent derrière l'anonymat dans une société libre et démocratique.
Çà me questionne beaucoup, cette manie qu'ont certaines personnes de se voiler le visage pour défendre leurs droits et libertés dans nos démocraties. Ces gens qui veulent notre bien me laissent plus l'impression qu'ils veulent s'en accaparer, que de chercher à le protéger.
Lorsqu'il n'est pas nécessaire de se protéger des rigueurs de la nature et que nous éprouvons le besoin de se cacher derrière un foulard ou déguisement dans une société encore libre et démocratique, pour en assurer la protection, cela me laisse bien songeur. Pas vous ?
Lorsqu'il n'est pas nécessaire de se protéger des rigueurs de la nature et que nous éprouvons le besoin de se cacher derrière un foulard ou déguisement dans une société encore libre et démocratique, pour en assurer la protection, cela me laisse bien songeur. Pas vous ?
Projet de règlement qui interdirait le port du masque.
Des manifestants dénoncent le projet d'interdire le port du masque
lundi 9 avril 2012
Attaque frontale
Je
profite de l'occasion pour vous présenter mon mentor. Prenez connaissance de ce
qu'il écrit, même si ce n'était que de savourer son écriture dans la manière
d'amener son argumentation.
Il
faut dire que je ne suis pas toujours en accord avec ses propos. Dans ce cas-ci,
avec le recul nécessaire, il me laisse songeur dans sa
compréhension de ce dossier. Un petit côté anarchique de salon, genre. Anarchique pépère.
Au cour de notre existence, on a eu l'occasion de participer à l'élaboration de notre société. Hé bien, je trouve sécurisant de constater que nos jeunes peuvent faire autre chose que jouer au Nintendo ou faire du social avec Facebook et autres. De tenter de construire, de façonner «tranquilement» à leur image le monde où ils évolueront. Cela a certainement le mérite qu'on s'y
attarde.
François Langlois____________________________________________________________________________________
Je l'ai dit, j'y reviens, je suis pour la grève, pour la grève-en-soi, est-ce assez irresponsable? Je suis pour la leçon de philosophie politique, cette branche de la philosophie qui s'intéresse au contrat social, à la nature même du politique, en posant la question: qu'est-ce qui est socialement juste?
J'applaudis les petits-bourgeois qui
contestent l'ordre bourgeois. Après tout, ils sont les mieux placés pour le
faire. J'aime que le Téléjournal ouvre sur une foule de 100 000 jeunes qui
marchent dans la rue. Yesssss! On n'est pas tout à fait mort tant que le cadavre
bouge encore.
J'applaudirais même à un peu de désordre, un
peu d'anarchie. Qu'on laisse donc entrer un peu d'air dans ce monde étouffé
d'utilitarisme, abruti de divertissement!
L'éducation est essentiellement l'étude de la
société dans laquelle auront à vivre les étudiants, et il va de soi que
l'éducation légitime les règles de cette société. Mais de temps en temps,
l'éducation est aussi l'arrachement à ces règles, à la famille, à la culture
ambiante, et ça, ça peut se faire en deux endroits différents: soit dans la rue,
soit dans les Lettres - notez la majuscule : Montaigne, Rousseau, ces gens-là.
Mais dans la rue, c'est quand même plus aérobique.
Oui à la grève. Mais en même temps, je disais
aussi que je me contrecrissais de l'augmentation des droits de scolarité,
sous-entendu je ne crois pas que la hausse découragera d'aller à l'université
les étudiants qui veulent vraiment y aller.
J'ai reçu une tonne de protestations. J'en ai
fait une courtepointe, un condensé, j'ai fondu ces protestations en une lettre
unique. Je ne la commenterai pas. La voici.
Monsieur Foglia,
Vous avez un peu raison pour les ingénieurs,
les médecins, les avocats, les pharmaciens, les gestionnaires, cela les
dérangera de passer de 18 000$ à 33 000$ de dettes, mais pas tant que ça.
C'est une autre affaire pour les étudiants en
arts, en musique, en danse contemporaine, en littérature, en sciences sociales,
en sémiologie, en arts visuels... Et c'est justement en cela que la hausse des
droits de scolarité est totalement idéologique. Quand tu annonces que tu t'en
vas en lettres, ton mononcle, et à travers lui toute la société, te dit: ça
donne quoi, ça, la littérature? À 18 000$, c'est juste une question débile. À 33
000$, elle te fesse dans le ventre.
Monsieur le journaliste, vous pointez un
enjeu beaucoup plus important, selon vous, que les gros sous: la culture
générale, la transmission de valeurs civilisatrices.
Ce que vous ne comprenez pas, c'est que la
hausse des droits de scolarité se fait précisément contre ces valeurs.
Cette hausse n'est pas un dommage collatéral,
c'est une attaque frontale. C'est voulu. C'est pensé comme ça. Les valeurs
civilisatrices - on disait les humanités, à votre époque -, le gouvernement s'en
crisse, pour employer votre expression favorite. Pourquoi pensez-vous que la
formation des maîtres est aussi nulle? Parce que ce n'est pas important. Vous
êtes un vieux monsieur, vous avez encore en tête une école, un lieu de
transmission de savoir. Désolé, on l'a démoli. C'est une cafétéria, aujourd'hui.
En spécial, à midi, un cours sur les somnifères commandité par Jean Coutu.
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