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mercredi 19 mars 2014

La réussite de l'élève au cœur des engagements du Parti Québécois en édu...





La première ministre du Québec et chef du Parti Québécois, Pauline Marois, place l'élève au cœur de ses engagements en éducation. « Notre objectif est clair : faire en sorte que d'ici 2020, deux étudiants sur trois obtiennent leur diplôme dans les temps requis et que 80 % des étudiants l'obtiennent avant l'âge de 20 ans, car la meilleure garantie pour trouver un emploi payant est d'avoir un diplôme », a déclaré la première ministre.




vendredi 27 septembre 2013

« Avions-nous d’autre choix que celui d’augmenter la taxe scolaire ? »




Par Madame Jeanne-Mance Paul
-        L’auteure est présidente de la Commission scolaire des Chênes


Madame Pauline Marois, Première ministre du Québec,

Les derniers mois ont suscité chez-nous, à la Commission scolaire des Chênes, des sentiments diamétralement opposés.

D’une part, nous avons vécu la joie découlant d’annonces d’investissements majeurs dans notre région. Je pense ici à la construction d’une troisième « nouvelle école » sur notre territoire et à la mise en place d’un programme de mécanique de véhicules lourds en formation professionnelle.

D’autre part,  malheureusement, vos récentes sorties publiques au sujet des hausses de la taxe scolaire, ainsi que les reproches que vous avez adressés aux commissions scolaires à ce sujet, suscitent chez-nous étonnement, amère déception et indignation bien légitimes.

Je vous soumettrai d’entrée de jeu que vos propos ont eu un effet passablement démotivant sur l’ensemble de notre personnel (particulièrement celui qu’on qualifie « d’administratif »).

Ces femmes et hommes qui se dévouent quotidiennement à la cause de l’éducation publique y ont perçu une sorte de désaveu qu’ils ne méritent vraiment pas. Ils cumulent plusieurs fonctions, sont « surchargés » et en sont rendus à se questionner sur la place qu’occupe l’éducation publique dans la liste des priorités de votre gouvernement. Et voilà qu’on les accuse d’être de mauvais gestionnaires.

Sachez que, tous autant que nous sommes autour de la table du conseil des commissaires de la Commission scolaire des Chênes, nous réalisons bien que les contribuables qui ont reçu leur compte de taxe et qui ont constaté la hausse qui leur est imposée, réagissent. En toute franchise, j’ose dire qu’ils n’ont pas tort, parce que, nous aussi, comme élus, avons vivement réagi… et continuons de le faire. 

Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous avons annoncé, en juin dernier, que cette hausse de taxe planait au-dessus de nos têtes… et vous en étiez bien informée. C’est même contre notre gré que nous avons fait ce choix, après avoir bien pesé tous les « pour », tous les « contre » et après avoir mis sur la table tous les scénarios envisageables. Sachez que nous aurions voulu qu’il en soit autrement.

Votre gouvernement a décidé de sabrer 200 millions de dollars dans les subventions de péréquation versées aux commissions scolaires. Chez-nous, cela représente 3,6 millions $ en moins ! Pour faire image, je vous dirais que même si on décidait de « raser » notre centre administratif au grand complet, nous n’arriverions pas à récupérer les 3,6 millions perdus en financement.

En fait, cela fait maintenant trois ans que nous subissons des compressions majeures dans le réseau de l’éducation. Uniquement pour notre commission scolaire, cela représente des ponctions de l’ordre de 3 millions $ et la suppression de 30 postes administratifs.

Aujourd’hui vous nous reprochez de ne pas avoir suffisamment réduit nos dépenses de nature administrative. J’ose vous rappeler que le gouvernement du Québec nous impose, depuis trois ans, une réduction de nos « dépenses administratives » de 10 %.

Des données provenant du Conseil exécutif du gouvernement du Québec (une source crédible s’il en est une), démontrent que la Commission scolaire des Chênes a réduit ces mêmes dépenses de 26,3 %, dépassant de loin la cible imposée par Québec. Elle figure au 4e rang des « bons élèves » à cet égard, comme le titrait La Presse, dans son édition du 17 septembre 2013.

En toute humilité, Madame Marois, nous considérons avoir fait nos devoirs !

Or, nous devons subir l’odieux de devoir taxer davantage les contribuables, pour boucler notre budget… ET NON POUR AUGMENTER NOS DÉPENSES… que cela soit bien clair !

Permettez-moi de rappeler ici à quoi sert la taxe scolaire. Elle permet de répondre aux besoins locaux et de s’assurer de l’équité des services sur l’ensemble du territoire que nous desservons. À l’instar de nos pairs, nous devons, par l’entremise des revenus de la taxe; financer du personnel, comme les directions, les secrétaires, les concierges des écoles et des centres, une partie du transport scolaire, l’informatique et l’entretien des immeubles. Ces dépenses, vous en conviendrez, sont incontournables.

Par ailleurs, j’ose espérer que vous vous dissociez des discours du deuxième groupe de l’opposition. Comme ancienne ministre de l’Éducation, nous nous attendons à ce que vous dénonciez la campagne de désinformation que mène la CAQ et qui laisse croire aux contribuables que les commissions scolaires nagent dans les surplus et qu’elles sont au-dessus de leurs affaires. 

Vous, mieux que quiconque, savez que les surplus des commissions scolaires comprennent les actifs, comme les terrains, les bâtiments, de même que des réserves pour le financement des programmes sociaux des employés (comme les retraites).

Une fois qu’on a fait abstraction de ces éléments, les surplus ont fondu comme neige au soleil. Pis encore, on nous empêche d’utiliser plus de 32 % du surplus qui nous reste pour faire face à nos obligations.  Ajoutons à cela que nous n’avons pas le droit de faire de déficit et que nous ne devons pas amputer les services aux élèves (loin de nous cette idée!)… et le portrait est complet.

À la fin de tout ça, je me désole de constater que l’éducation publique fait l’objet de la course au déficit zéro, que d’année en année, le gouvernement nous demande de nous serrer la ceinture et nous laisse le soin de refiler la facture aux contribuables. Croyez-moi, c’est là un choix peu enviable que les élus scolaires n’ont vraiment pas souhaité.

Malgré tout cela, nous nous efforçons à tout mettre en œuvre pour préserver ce que nous avons de plus précieux : les services offerts à nos élèves… et la réussite de ceux-ci.

En terminant, je vous assure de notre disponibilité dans l’éventualité où vous jugeriez opportun de nous rencontrer pour échanger avec nous sur le sujet. Cette invitation s’étend bien sûr à votre collègue ministre responsable de notre région, M. Yves-François Blanchet, qui, soit-il dit en passant, n’est pas avare de ses visites en nos murs et manifeste régulièrement son intérêt pour nos différents projets et défis, ce qui est fort apprécié de notre part.

Je vous prie de croire, Madame Marois, en mes sentiments les meilleurs.

Jeanne-Mance Paul, présidente

Commission scolaire des Chênes

lundi 16 septembre 2013

Hausses des taxes: les commissions scolaires devront proposer leurs solutions


...ou l'art de refiler le singe à son voisin.




La ministre de l'Éducation Marie Malavoy se montre convaincue que les commissions scolaires pourraient encore dégager des économies en puisant davantage dans leurs surplus, en regroupant des services ou en resserrant leurs dépenses.
PHOTO LA PRESSE CANADIENNE

«La balle est dans leur camp», a déclaré Marie Malavoy, ministre de l'Éducation, à la sortie d'une rencontre ce midi avec les représentants des commissions scolaires au sujet des hausses salées de taxes.
Les deux parties ont convenu de se revoir dans deux semaines. À ce moment-là, «ce seront elles (les commissions scolaires) qui arriveront avec des pistes de solution», a précisé Mme Malavoy. 
La première ministre Pauline Marois, qui était présente, s'est contentée de dire aux journalistes qu'une autre rencontre avait été fixée, refusant d'en dévoiler davantage. Même chose pour Josée Bouchard, présidente de la Fédération des commissions scolaires qui, après maintes sorties dans les médias la semaine dernière, n'a pas soufflé mot ce midi.   
David D'Aoust, président de l'Association des commissions scolaires anglophones du Québec, a été plus loquace. Pour illustrer le climat de travail de la matinée, il a déclaré que les parties avaient l'air d'«un jeune couple en instance de divorce où chacun des deux trouve qu'il a raison».
Si un remboursement de taxes n'est pas envisagé, Mme Malavoy a souligné qu'un crédit de taxes pour des années ultérieures était toujours dans l'air.
Mme Malavoy se montre convaincue que les commissions scolaires pourraient encore dégager des économies en puisant davantage dans leurs surplus, en regroupant des services ou en resserrant leurs dépenses.
Fait à noter, a-t-elle précisé, «toutes ne sont pas dans le même sac. Certains ont fait leurs devoirs sans refiler la facture aux contribuables».
À moyen terme, Québec, a souligné la ministre Malavoy, souhaite réfléchir «à l'ensemble du système de taxation scolaire».
LOUISE LEDUC    La Presse

samedi 14 septembre 2013

Marois veut faire passer un message aux commissions scolaires


Publié le 13 septembre 2013 à 12h50 | Mis à jour le 13 septembre 2013 à 18h08 (La Presse)



Pauline Marois  PHOTO ALAIN ROBERGE, (LA PRESSE)


La première ministre Pauline Marois dit avoir un message à passer» aux commissions scolaires, mais refuse de dire si son gouvernement les forcera à rembourser les contribuables pour certaines hausses de taxes salées.




En marge d'une annonce économique à Kangiqsualujjuaq, au Nunavik, dans le Nord du Québec, Mme Marois a brièvement réitéré vendredi que certaines commissions scolaires avaient été trop loin avec des hausses de taxes qui auraient atteint près de 200 millions $ au total.
«Je crois qu'elles auraient dû d'abord regarder du côté de leurs dépenses administratives, a dit la chef péquiste. Elles ont refilé pour l'essentiel les hausses aux citoyens.»
La première ministre, qui doit rencontrer lundi les représentants de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), s'attend à de «franches discussions».
«J'ai quelques messages à passer, mais je vais le faire en tout respect de l'institution. On doit jouer franc jeu et mettre carte sur table.»
La première ministre dit par ailleurs ne pas craindre que la FCSQ brandisse la menace d'une baisse des services aux étudiants si certaines commissions scolaires devaient rembourser des hausses de taxes.
«Les sommes prélevées par la taxe scolaire sont pour l'administration ainsi que l'entretien des bâtiments, a dit la première ministre. Ce n'est pas pour les services aux étudiants.»
Dans son dernier budget, l'élimination d'un programme de péréquation temporaire créé en 2007 s'était traduit par des compressions de quelque 200 millions $ aux commissions scolaires.
«Elles (les commissions scolaires) savaient qu'elles devraient renoncer, un jour ou l'autre, à cette aide, a dit Mme Marois. Il y avait des actions à poser. Ce que nous leur avons proposé était raisonnable.»
La première ministre risque donc de signifier clairement à la FCSQ lundi qu'elle désapprouve les hausses de taxes et que son gouvernement pourrait prendre les moyens nécessaires afin de corriger la situation.
Plus tôt cette semaine, la présidente de la FCSQ, Josée Bouchard, avait accusé la première ministre Marois de faire preuve d'électoralisme en s'étonnant tout à coup de l'ampleur des augmentations décidées par les commissions scolaires.
«Je suis en colère et ce n'est pas Josée Bouchard qui est en colère, c'est tout mon réseau et c'est important de ne pas laisser la population sous l'impression qu'on n'a rien fait et qu'on est des mauvais élus et des mauvais gestionnaires», avait dit Mme Bouchard.
Mme Bouchard en rajouté vendredi, en affirmant que les taxes scolaires servent bel et bien à assurer les services aux élèves et qu'il est illusoire de croire que les commissions scolaires peuvent récupérer les coupes de quelque 200 millions $ imposées par le gouvernement en sabrant dans leurs dépenses administratives.
«Mme Marois a déjà été ministre de l'Éducation. Elle sait ça. Savez-vous c'est quoi ces emplois-là. Ce n'est pas de la bureaucratie. (...) Avec les taxes scolaires, on paie les salaires des directions d'école, des directions-adjointes, des secrétaires, des concierges. C'est du monde au service des élèves. (...) Ça ne fonctionne pas cet argument-là et il va falloir s'en parler», a dit la présidente de la FCSQ.
Mme Bouchard évalue par ailleurs à 193 millions $ le montant total de la majoration des taxes par les commissions scolaires.
JULIEN ARSENAULT
La Presse Canadienne
KANGIQSUALUJJUAQ

Les commissions scolaires en colère contre Marois


Publié le 11 septembre 2013 à 16h00 | Mis à jour le 11 septembre 2013 à 19h10 (La Presse)


Josée Bouchard
PHOTO ROCKET LAVOIE, ARCHIVES LE QUOTIDIEN


La présidente du regroupement des commissions scolaires a fait une sortie contre la première ministre Pauline Marois, mercredi, une semaine après ses critiques concernant les hausses de taxes.
Josée Bouchard a accusé Mme Marois et son gouvernement de faire preuve d'électoralisme en s'étonnant tout à coup de l'ampleur des augmentations décidées par des membres de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ).
La présidente de la FCSQ a fait ses premiers commentaires lors d'une entrevue à La Presse Canadienne, mercredi, après avoir sollicité en vain une rencontre avec Mme Marois depuis ses déclarations de la semaine dernière.
«Je suis en colère et ce n'est pas Josée Bouchard qui est en colère, c'est tout mon réseau et c'est important de ne pas laisser la population sous l'impression qu'on n'a rien fait et qu'on est de mauvais élus et de mauvais gestionnaires», a-t-elle dit.
En fin de journée, mercredi, le cabinet de Mme Marois a annoncé qu'une rencontre aura lieu lundi prochain avec les représentants de la FCSQ et ceux de l'Association des commissions scolaires anglophones du Québec.
La semaine dernière, Mme Marois avait reproché aux commissions scolaires d'avoir haussé leurs taxes en réaction aux compressions budgétaires de 250 millions de dollars sur deux ans imposées par son gouvernement.
La première ministre avait ainsi semblé contredire sa ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, qui avait invité ces administrations, en février dernier, à occuper leur champ fiscal pour compenser les décisions de Québec.
Mme Marois avait aussi annoncé son intention de rencontrer les représentants des commissions scolaires, sans toutefois donner suite aux sollicitations de Mme Bouchard, pressée faire le point à ce sujet.
Mercredi, Mme Bouchard a estimé que la «surprise» exprimée par Mme Marois est le résultat d'un calcul politique, car le gouvernement, ainsi que Mme Malavoy, avaient été prévenus dès le dernier budget que les efforts demandés aux commissions scolaires, pour régler le déficit, se traduiraient par des hausses de taxes.
«On est tombés en bas de notre chaise, a-t-elle dit. Tout le monde a été foudroyé par ça parce qu'on l'a senti comme un mépris, comme une insulte parce que les commissions scolaires ne cessent de faire des efforts de compressions administratives depuis trois ans.»
La présidente de la FCSQ soupçonne le gouvernement d'adopter un discours plus dur afin de séduire l'électorat de la Coalition avenir Québec (CAQ) dont l'abolition des commissions scolaires est un cheval de bataille.
«C'est électoraliste, a-t-elle dit. (...) Nous, on se pose la question: est-ce que ce sont des déclarations qui vont chercher l'électorat de la CAQ? C'est à eux d'y répondre.»
En sortant du conseil des ministres, mercredi, Mme Malavoy a affirmé que les propos de Mme Marois ne constituent en rien une «rebuffade» pour elle.
Selon Mme Malavoy, le gouvernement souhaitait que les commissions scolaires ne haussent leurs taxes que dans les cas où elles seraient incapables de réduire leurs dépenses, d'augmenter leurs revenus autres que fiscaux ou encore de piger dans leurs surplus.
«On a, particulièrement au mois d'août, fait une analyse détaillée de la situation des commissions scolaires, et effectivement il y en a un bon nombre qui n'ont pas pris leurs responsabilités comme on les invitait à le faire», a-t-elle dit.
ALEXANDRE ROBILLARD
La Presse Canadienne
Québec

jeudi 7 février 2013

L'école peut et doit en faire davantage pour faire bouger les jeunes.




PIERRE SAINT-ARNAUD
La Presse Canadienne
Montréal







Au premier chef, les experts estiment que le ministère de l'Éducation ne doit plus suggérer un temps minimal consacré à l'éducation physique, mais bien l'imposer et le rendre obligatoire.
PHOTO RENÉ MARQUIS, LA TRIBUNE

C'est la conclusion à laquelle arrive un comité d'experts réunis par la Coalition québécoise sur la problématique du poids, qui formule cinq recommandations pour permettre aux jeunes d'être plus actifs à l'école.
Au premier chef, les experts estiment que le ministère de l'Éducation ne doit plus suggérer un temps minimal consacré à l'éducation physique, mais bien l'imposer et le rendre obligatoire. Les experts recommandent également de favoriser les activités physiques parascolaires et à l'interne, d'intégrer l'activité physique à d'autres programmes d'enseignement, d'organiser des récréations actives dans les cours d'école et de favoriser les déplacements actifs entre le domicile et l'école.
La Coalition poids rappelle que la première ministre du Québec, Pauline Marois, proposait dans son discours inaugural de viser l'objectif que la population québécoise devienne une des nations les plus en forme du monde d'ici 10 ans. L'organisme ajoute que Mme Marois n'aura pas de mal à obtenir un appui populaire puisque, selon un sondage Ipsos réalisé en novembre dernier, 96 pour cent des Québécois souhaitent qu'on offre aux jeunes plus d'occasions de faire de l'activité physique à l'école.