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lundi 16 septembre 2013

Hausses des taxes: les commissions scolaires devront proposer leurs solutions


...ou l'art de refiler le singe à son voisin.




La ministre de l'Éducation Marie Malavoy se montre convaincue que les commissions scolaires pourraient encore dégager des économies en puisant davantage dans leurs surplus, en regroupant des services ou en resserrant leurs dépenses.
PHOTO LA PRESSE CANADIENNE

«La balle est dans leur camp», a déclaré Marie Malavoy, ministre de l'Éducation, à la sortie d'une rencontre ce midi avec les représentants des commissions scolaires au sujet des hausses salées de taxes.
Les deux parties ont convenu de se revoir dans deux semaines. À ce moment-là, «ce seront elles (les commissions scolaires) qui arriveront avec des pistes de solution», a précisé Mme Malavoy. 
La première ministre Pauline Marois, qui était présente, s'est contentée de dire aux journalistes qu'une autre rencontre avait été fixée, refusant d'en dévoiler davantage. Même chose pour Josée Bouchard, présidente de la Fédération des commissions scolaires qui, après maintes sorties dans les médias la semaine dernière, n'a pas soufflé mot ce midi.   
David D'Aoust, président de l'Association des commissions scolaires anglophones du Québec, a été plus loquace. Pour illustrer le climat de travail de la matinée, il a déclaré que les parties avaient l'air d'«un jeune couple en instance de divorce où chacun des deux trouve qu'il a raison».
Si un remboursement de taxes n'est pas envisagé, Mme Malavoy a souligné qu'un crédit de taxes pour des années ultérieures était toujours dans l'air.
Mme Malavoy se montre convaincue que les commissions scolaires pourraient encore dégager des économies en puisant davantage dans leurs surplus, en regroupant des services ou en resserrant leurs dépenses.
Fait à noter, a-t-elle précisé, «toutes ne sont pas dans le même sac. Certains ont fait leurs devoirs sans refiler la facture aux contribuables».
À moyen terme, Québec, a souligné la ministre Malavoy, souhaite réfléchir «à l'ensemble du système de taxation scolaire».
LOUISE LEDUC    La Presse

dimanche 15 septembre 2013

RENTRÉE SCOLAIRE: DE PLUS EN PLUS CHÈRE, L’ÉCOLE GRATUITE




«Les commissions scolaires du Québec doivent maintenant fonctionner avec 500 millions de dollars de moins dans leur budget, comparativement à 2010. Une grande partie de cette somme (200 millions) vient du retrait de subventions gouvernementales qui étaient versées aux commissions scolaires, depuis 2006, pour atténuer les hausses de taxes pour les contribuables, en raison de l’augmentation de la valeur des maisons.»

http://plus.lapresse.ca/screens/43c7-eb2c-52332f1c-aacc-63f4ac1c606d%7Ci2rTHzzIaCaI


samedi 14 septembre 2013

Marois veut faire passer un message aux commissions scolaires


Publié le 13 septembre 2013 à 12h50 | Mis à jour le 13 septembre 2013 à 18h08 (La Presse)



Pauline Marois  PHOTO ALAIN ROBERGE, (LA PRESSE)


La première ministre Pauline Marois dit avoir un message à passer» aux commissions scolaires, mais refuse de dire si son gouvernement les forcera à rembourser les contribuables pour certaines hausses de taxes salées.




En marge d'une annonce économique à Kangiqsualujjuaq, au Nunavik, dans le Nord du Québec, Mme Marois a brièvement réitéré vendredi que certaines commissions scolaires avaient été trop loin avec des hausses de taxes qui auraient atteint près de 200 millions $ au total.
«Je crois qu'elles auraient dû d'abord regarder du côté de leurs dépenses administratives, a dit la chef péquiste. Elles ont refilé pour l'essentiel les hausses aux citoyens.»
La première ministre, qui doit rencontrer lundi les représentants de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), s'attend à de «franches discussions».
«J'ai quelques messages à passer, mais je vais le faire en tout respect de l'institution. On doit jouer franc jeu et mettre carte sur table.»
La première ministre dit par ailleurs ne pas craindre que la FCSQ brandisse la menace d'une baisse des services aux étudiants si certaines commissions scolaires devaient rembourser des hausses de taxes.
«Les sommes prélevées par la taxe scolaire sont pour l'administration ainsi que l'entretien des bâtiments, a dit la première ministre. Ce n'est pas pour les services aux étudiants.»
Dans son dernier budget, l'élimination d'un programme de péréquation temporaire créé en 2007 s'était traduit par des compressions de quelque 200 millions $ aux commissions scolaires.
«Elles (les commissions scolaires) savaient qu'elles devraient renoncer, un jour ou l'autre, à cette aide, a dit Mme Marois. Il y avait des actions à poser. Ce que nous leur avons proposé était raisonnable.»
La première ministre risque donc de signifier clairement à la FCSQ lundi qu'elle désapprouve les hausses de taxes et que son gouvernement pourrait prendre les moyens nécessaires afin de corriger la situation.
Plus tôt cette semaine, la présidente de la FCSQ, Josée Bouchard, avait accusé la première ministre Marois de faire preuve d'électoralisme en s'étonnant tout à coup de l'ampleur des augmentations décidées par les commissions scolaires.
«Je suis en colère et ce n'est pas Josée Bouchard qui est en colère, c'est tout mon réseau et c'est important de ne pas laisser la population sous l'impression qu'on n'a rien fait et qu'on est des mauvais élus et des mauvais gestionnaires», avait dit Mme Bouchard.
Mme Bouchard en rajouté vendredi, en affirmant que les taxes scolaires servent bel et bien à assurer les services aux élèves et qu'il est illusoire de croire que les commissions scolaires peuvent récupérer les coupes de quelque 200 millions $ imposées par le gouvernement en sabrant dans leurs dépenses administratives.
«Mme Marois a déjà été ministre de l'Éducation. Elle sait ça. Savez-vous c'est quoi ces emplois-là. Ce n'est pas de la bureaucratie. (...) Avec les taxes scolaires, on paie les salaires des directions d'école, des directions-adjointes, des secrétaires, des concierges. C'est du monde au service des élèves. (...) Ça ne fonctionne pas cet argument-là et il va falloir s'en parler», a dit la présidente de la FCSQ.
Mme Bouchard évalue par ailleurs à 193 millions $ le montant total de la majoration des taxes par les commissions scolaires.
JULIEN ARSENAULT
La Presse Canadienne
KANGIQSUALUJJUAQ