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mercredi 29 mai 2013

le décrochage scolaire est-il stable, en hausse ou en baisse depuis 10 ans?


FRANCIS VAILLES
La Presse
La question quiz de la semaine: au Québec, le décrochage scolaire est-il stable, en hausse ou en baisse depuis 10 ans?
Si vous avez répondu stable ou en hausse, vous avez échoué. La proportion de décrocheurs est en baisse au Québec depuis 10 ans, et même en forte baisse. Il recule aussi de façon marquée à Montréal.
Surpris? C'est pourtant ce qu'indiquent les statistiques les plus fiables sur le sujet. À entendre certains commentateurs, le taux de décrochage n'a jamais été aussi préoccupant. Il est donc important de faire le point, d'autant plus que le décrochage est un enjeu socio-économique majeur.
Selon le ministère de l'Éducation, le taux de décrochage était de 22,3% au cours de l'année scolaire 2001-2002. Ce taux a constamment reculé pour atteindre 16,2% en 2010-2011 (la plus récente année disponible). Il s'agit d'une baisse de 6,1 points de pourcentage.
Chez les garçons, le recul est encore plus marqué: de 28,5% qu'il était en 2001-2002, ce taux est passé à 20,1% en 2010-2011, soit une baisse de 8,4 points de pourcentage. Quelle belle nouvelle en ces temps grisâtres!
Pour mesurer le décrochage, le Ministère divise le nombre d'élèves sortants sans diplôme ni qualification par l'ensemble des finissants du secondaire en formation générale des jeunes (1).
Le décrochage préoccupe beaucoup les décideurs. Jacques Ménard, président de BMO Groupe financier Québec, en a fait un cheval de bataille, tout comme la Fédération des chambres de commerce du Québec.
Faut-il rappeler qu'une population mieux formée a un impact direct sur la croissance économique et, ce faisant, sur les entrées de fonds au gouvernement et les services publics. En moyenne, le salaire des diplômés du secondaire est 35% plus élevé que celui des décrocheurs. De plus, le taux de chômage est deux fois moindre.
En 2009, pour améliorer la persévérance scolaire, le ministère de l'Éducation a fixé des cibles de réussite. Essentiellement, il espérait augmenter de 11 points de pourcentage le taux d'obtention du diplôme secondaire avant l'âge de 20 ans entre 2006 et 2020, pour le faire passer à 80%. Dans les faits, ce taux a augmenté de 5 points entre 2006 et 2011. Autrement dit, presque la moitié du chemin est parcourue.
Chaque fois que des gestionnaires sont confrontés à des cibles, faut-il dire, ils ont tendance à forcer la note. Le phénomène est largement documenté, et les dirigeants scolaires ne font pas exception, selon nos renseignements.
Il reste que la baisse du décrochage scolaire n'est pas un leurre: il y a effectivement eu une nette amélioration, selon Statistique Canada, l'une des sources les plus fiables au monde en matière de statistiques.
La méthode et les chiffres de Statistique Canada diffèrent, mais la tendance est la même. Selon l'organisme, le taux de personnes sans diplôme secondaire dans la cohorte 20-24 ans a reculé de 4,6 points de pourcentage depuis 10 ans au Québec pour atteindre 10,1%. Il s'agit d'un recul plus fort qu'en Ontario (2,6 points) et que dans l'ensemble du Canada (3,0 points), même si le taux absolu de décrochage demeure plus élevé ici qu'ailleurs (7,8% au Canada et 6,4% en Ontario).
Force est de constater que les démarches du Québec commencent à porter leurs fruits. Que s'est-il passé? D'abord, les cibles de réussite du Ministère établies par commission scolaire, par école et par matière, suivies des démarches des directions d'école et des enseignants ont fort probablement joué un rôle.
Ensuite, l'une des commissions scolaires les plus touchées par le fléau, Montréal, a particulièrement amélioré la persévérance scolaire. Ainsi, le taux de décrochage y a reculé de 6,9 points de pourcentage de 2007 à 2011, davantage que la moyenne québécoise (4,5 points).
Selon le Ministère, l'amélioration s'explique aussi par l'implantation de nouvelles voies de formation au 2e cycle du secondaire, qui s'est traduit par une augmentation du nombre d'élèves qui obtiennent une qualification, notamment le certificat de formation en métiers semi-spécialisés (CFMS).
Enfin, il est possible que l'impact des centres à la petite enfance (CPE), créés en 1997, commence à se faire sentir. Ces garderies, alors à 5$, ont attiré et stimulé bien des enfants en bas âge, parfois de milieux défavorisés. Les premières cohortes, entrées à l'âge de 3 ans, 4 ans et 5 ans en 1997, ont terminé le secondaire entre 2009 et 2012.
Ces gains sont réjouissants, mais ils ne nous autorisent pas à baisser les bras. Les parents, en premier lieu, doivent continuer à valoriser l'éducation, appuyés par le milieu.
(1) Les diplômes pris en compte sont les diplômes d'études secondaires ou professionnelles. Les qualifications englobent les attestations de formation professionnelle, les certificats de formation en métiers semi-spécialisés et les certificats en insertion socioprofessionnelle, entre autres. La méthode pour estimer le décrochage a changé depuis trois ans, mais tous les chiffres depuis 1999-2000 ont été ajustés pour les rendre comparables.

jeudi 7 février 2013

L'école peut et doit en faire davantage pour faire bouger les jeunes.




PIERRE SAINT-ARNAUD
La Presse Canadienne
Montréal







Au premier chef, les experts estiment que le ministère de l'Éducation ne doit plus suggérer un temps minimal consacré à l'éducation physique, mais bien l'imposer et le rendre obligatoire.
PHOTO RENÉ MARQUIS, LA TRIBUNE

C'est la conclusion à laquelle arrive un comité d'experts réunis par la Coalition québécoise sur la problématique du poids, qui formule cinq recommandations pour permettre aux jeunes d'être plus actifs à l'école.
Au premier chef, les experts estiment que le ministère de l'Éducation ne doit plus suggérer un temps minimal consacré à l'éducation physique, mais bien l'imposer et le rendre obligatoire. Les experts recommandent également de favoriser les activités physiques parascolaires et à l'interne, d'intégrer l'activité physique à d'autres programmes d'enseignement, d'organiser des récréations actives dans les cours d'école et de favoriser les déplacements actifs entre le domicile et l'école.
La Coalition poids rappelle que la première ministre du Québec, Pauline Marois, proposait dans son discours inaugural de viser l'objectif que la population québécoise devienne une des nations les plus en forme du monde d'ici 10 ans. L'organisme ajoute que Mme Marois n'aura pas de mal à obtenir un appui populaire puisque, selon un sondage Ipsos réalisé en novembre dernier, 96 pour cent des Québécois souhaitent qu'on offre aux jeunes plus d'occasions de faire de l'activité physique à l'école.

jeudi 7 juin 2012

Le commissaire Jean-François Houle s'est vidé le cœur dans le dossier du transport scolaire



Publié le 31 Mai 2012, Gérard Martin




Il a pointé les compressions du MELS et invité les municipalités à prendre leurs responsabilités

Le commissaire Jean-François Houle n'a pas accepté d'entendre dire de la bouche des opposants à la nouvelle politique de transport que la Commission scolaire des Chênes (CSDC) a agi dans cette réorganisation en «citoyen non responsable et peu respectueux des besoins de sa clientèle et de ses partenaires» et il s'est vidé le cœur devant la vingtaine de parents et de citoyens présents à la dernière séance ordinaire du conseil des commissaires dont une délégation de l'Afeas Saint-Félix-de-Kingsey.

Même s'il ne l'a pas dit comme tel, M. Houle n'a manifestement pas apprécié non plus la conclusion émanant de la proposition de l'Afeas Saint-Félix-de-Kingsey annonçant ses intentions d'intervenir auprès du ministère de l'Éducation, du Loisir et des Sports (MELS) pour qu'il exige que la CSDC revoie sa politique de transport scolaire, et ce, en maintenant en quelque sorte le statu quo jusqu'à ce qu'on arrive à des changements après des consultations auprès des municipalités et autres partenaires.
Or, le commissaire Houle n'a pas pris trop de temps pour pointer du doigt ce même MELS et ses nouvelles compressions budgétaires de 1,8 million $ (revu à 1,9 million $ depuis) imposées à la CSDC comme étant l'une des raisons limitant les possibilités d'une application plus souple de sa politique de transport scolaire.

Le vice-président de la CSDC a rappelé aux citoyens mécontents de la situation que son organisme devait déjà composer depuis les trois ou quatre dernières années avec une enveloppe fermée pour le transport scolaire et qu'arrivent maintenant en prime ces importantes compressions touchant l'ensemble de l'appareil administratif.

Il en résulte donc, comme a tenté de l'expliquer Jean-François Houle, que la CSDC n'a plus les moyens de piger dans d'autres sources de revenus pour favoriser des mesures compensatoires partout où la situation pourrait sembler l'exiger.

Tout en donnant l'assurance qu'il n'était pas de l'intention de la commission scolaire d'aller «mettre le trouble» dans les municipalités, le commissaire a néanmoins invité les plaignants à s'adresser à ces dernières lorsqu'il s'agit de responsabilités qui leur reviennent.

Dans les revendications entendues pour illustrer le danger de la marche jusqu'à l'école et pour réclamer le retour du transport par autobus à l'intérieur des limites du 1,6 kilomètre, certains parents ont parlé, entre autres, de l'absence de trottoirs en tout ou en partie, de déneigement partiellement effectué et du non recours à un brigadier à une intersection stratégique ou à la traverse d'une route numérotée.

Selon ce que l'on comprend du discours de M. Houle, c'est que tant qu'ils ne sont pas rendus à l'école, les jeunes marcheurs sont des citoyens dont la sécurité dépend avant tout des caractéristiques de la municipalité.

«La commission scolaire ne peut pas régler tous les problèmes soulevés par les parents, particulièrement ceux qui ne sont pas de son ressort», a-t-il exposé en réponse au lot d'accusations formulées par les porte-parole des parents ou de la communauté.

Tout en reconnaissant qu'il y a probablement des situations très particulières où la CSDC pourra intervenir, le commissaire a indiqué aux parents qu'il ne faut pas s'attendre cependant à un retour à la situation qui prévaut actuellement, parce que l'organisme n'en aura malheureusement plus la capacité financière.

Les rencontres se poursuivent

Sans renier ce que venait de dire son vice-président, bien au contraire, la présidente de la CSDC, Jeanne-Mance Paul, a invité elle aussi les parents contestataires à faire le partage des responsabilités.
Mme Paul a expliqué que voilà près de deux ans que son organisme s'efforce de réécrire une politique de transport juste et équitable pour tout le monde, applicable selon les moyens en place, dans le respect des règles émises par le MELS, et cela, après avoir consulté la Sûreté du Québec et les Municipalités.

«Ça prend des règles claires et équitables qui, une fois établies, doivent être respectées afin de pas créer des précédents qui sont par la suite évoqués par d'autres et qui font qu'en bout de ligne, il n'y a plus de politique», a fait valoir la présidente de la Commission scolaire des Chênes, tout en admettant qu'exceptionnellement des ajustements peuvent parfois être apportés.

La directrice générale, Christiane Desbiens, a pris le relais pour rappeler que la Commission scolaire avait entrepris ses rencontres dans les milieux où des situations particulières ont été rapportées, et que d'autres rencontres restaient à venir.

Mme Desbiens a exposé que la CSDC n'était pas insensible aux doléances des parents, sauf qu'il lui fallait évaluer avec les municipalités et la MRC le partage des solutions dans les milieux les plus vulnérables.

Il semble que cette petite ouverture des porte-parole de l'organisme scolaire a laissé sur leur appétit les membres de la délégation kingséenne, mais aussi les membres du comité de parents contre la nouvelle politique de transport scolaire et sa porte-parole, Audrey Lauzière.

Dans une intervention ayant précédé les commentaires ci-haut rapportés, celle-ci avait alors rappelé aux commissaires le mécontentement des parents face à la politique et les solutions «pertinentes et raisonnables» soumises en contrepartie par son comité en avril dernier.

Ces solutions touchaient non seulement la sécurité des enfants dans les rues, mais également la longueur des trajets ainsi que les problèmes d'organisation familiale et autres liés à la problématique de la deuxième adresse.

Dans ce suivi, il est dit que le comité souhaitait des solutions ne se limitant pas aux personnes directement affectées pour le moment par ces problèmes, mais des solutions davantage durables.
Il est donc facile de comprendre que la CSDC et le comité de parents contre la nouvelle politique de transport scolaire ne sont pas au même diapason quant à des correctifs à apporter, surtout s'ils supposent l'injection de ressources financières en cette période où l'heure est plutôt aux compressions.


mardi 29 mai 2012

« Le gouvernement nous enlève toute marge de manœuvre ! »





(Jeanne-Mance Paul, présidente)
C O M M U N I Q U É
Pour diffusion immédiate

Nouvelles compressions de près de 1,9 million $ à la Commission scolaire des Chênes

« Le gouvernement nous enlève toute marge de manœuvre ! »

(Commission scolaire des Chênes, 29 mai 2012) – Des compressions qui avoisinent les 1,9 million de dollars ! Pour la Commission scolaire des Chênes, c’est le pire des scénarios qui résulte du projet de règles budgétaires du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), pour l’année 2012-2013. Notons qu’à l’échelle de la province, la ponction dont écopent les commissions scolaires excède les 150 millions $.
On se souviendra que l’année dernière, « l’effort » demandé à la Commission scolaire des Chênes s’élevait à un peu plus d’un million de dollars.
« Avec ces nouvelles compressions, le gouvernement nous enlève toute marge de manœuvre, ce qui ne pourra avoir d’autres conséquences que d’affecter les services aux élèves, même si Québec continue de prétendre le contraire, » a dénoncé la présidente de la Commission scolaire des Chênes, Mme Jeanne-Mance Paul.
La présidente rappelle également que les compressions comprises dans le plus récent budget Bachand s’ajoutent aux compressions imposées depuis 2010, qui ont comme principal objectif de réduire les dépenses administratives des commissions scolaires, alors qu’à 5 %, les coûts de gestion des commissions scolaires sont déjà les plus bas du secteur public.
Par ailleurs, Mme Paul a déploré la lenteur du gouvernement à transmettre aux commissions scolaires les règles budgétaires 2012-2013, alors que cela devait être fait peu de temps après l’adoption des crédits du MELS. « La Loi sur l’instruction publique nous oblige à faire des consultations sur la base de ces règles budgétaires et le retard du gouvernement a rendu impossible le respect des délais prévus », a souligné Mme Paul.
Concrètement, pour la Commission scolaire des Chênes, les règles budgétaires signifient:

-        Que les compressions liées aux dépenses administratives (en lien avec la loi 100) passent de 107 000 $ à 160 759 $.
-        Qu’un « 2e effort » est exigé, pour 2012-2013. Il s’élève à 1 734 728 $. En additionnant les effets de la Loi 100, la ponction approche les 1,9 million $. Ce montant est établi au prorata des subventions de fonctionnement du Ministère.
-        Que cette mesure doit s’appliquer en préservant les services aux élèves.
-        Que la commission scolaire peut utiliser jusqu’à 22 % de son surplus accumulé au 30 juin 2011, déduction faite de la valeur nette comptable des terrains, soit environ 1 470 190 $.
-        Que le surplus accumulé devra vraisemblablement être mis à contribution pour supporter l’effort demandé. Bien que nécessaire en ce moment, un tel « pelletage par en avant » aura des effets négatifs dans les années futures, au plan budgétaire.

Comme elle l’avait fait l’an dernier, la présidente déplore que dans ses règles budgétaires, le MELS impose des choix de gestion aux commissions scolaires, ce qui va complètement à l’encontre de leur autonomie en tant que gouvernements locaux.

Pis encore, ces règles budgétaires perpétuent le climat d’incertitude dans lequel sont plongés les membres du personnel administratif qui, malgré les efforts supplémentaires qu’on leur impose et des effectifs qui diminuent d’une année à l’autre (départs à la retraite non comblés, abolitions de postes…), continuent de se dévouer corps et âme à la cause de l’éducation publique… et aux services offerts aux élèves !
Source :
Bernard Gauthier
Secrétaire général et directeur adjoint, Service des communications
Commission scolaire des Chênes
819 478-6700, poste 6796

vendredi 20 avril 2012

Droits de scolarité - Une étude chiffre l'impact de la hausse

7000 personnes pourraient éviter d'entreprendre des études universitaires

Le Comité consultatif sur l'accessibilité financière aux études (CCAFE) se dit «inquiet» des «effets négatifs possibles» de la hausse des droits de scolarité sur l'accessibilité aux études supérieures dans un rapport dévoilé hier. La hausse des droits de scolarité de 1625 $ sur cinq ans (2012-2013 à 2016-2017), annoncée à la mi-mars par le ministre des Finances, Raymond Bachand dans son discours sur le budget, pourrait dissuader jusqu'à 7000 personnes d'entreprendre des études universitaires, soit 2,5 % de l'effectif, avertit-il.

Mais, bien qu'elle soit «importante», l'augmentation n'est pas soudaine, fait remarquer le CCAFE, avant de rappeler que les bénéficiaires de bourses verront leurs prestations augmenter en fonction de l'augmentation des droits de scolarité.

Le groupe presse néanmoins le gouvernement de mieux faire connaître les programmes d'aide financière aux études aux familles à faible revenu, dont les parents «ont souvent tendance à surestimer les coûts des études universitaires et à en sous-estimer les bénéfices». Le ministère de l'Éducation, des Loisirs et des Sports (MELS) doit élaborer un plan de communication qui devra mettre en exergue «les bienfaits de l'éducation» tout en recensant les modifications apportées aux programmes d'aide financière aux études visant à amoindrir les impacts des hausses des droits de scolarité — de 325 $ annuellement pendant cinq ans à partir de l'automne 2012 —, selon le CCAFE.

«Ce que nous dit avant tout le comité consultatif, c'est: "il ne faut pas surestimer le coût des études universitaires et il ne faut pas sous-estimer les bénéfices qu'on en retire". Oui, je vais prendre mon bâton de pèlerin. Je vais rappeler jusqu'à quel point c'est un bon investissement que d'aller à l'université et de décrocher son diplôme universitaire», a affirmé la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, à Radio-Canada.

Le CCAFE recommande à la ministre d'accroître l'admissibilité du Programme de remise de dette aux étudiants touchant exclusivement un prêt. «Lorsque tu es en difficulté, tu as une "période de grâce" de deux ans durant laquelle le ministère paie les intérêts [du prêt]. Ça va être haussé à cinq ans. Mais ça touche uniquement ceux qui ont une bourse», a indiqué son attaché de presse, Dave Leclerc.

Le CCAFE presse également le gouvernement d'effectuer une étude auprès des personnes qui fréquentent l'université à temps partiel en vue d'évaluer l'opportunité d'introduire un volet bourse dans le Programme de prêts pour les études à temps partiel, ainsi qu'une enquête sur les conditions de vie des étudiants de 2012 à 2017.

Les étudiants dénoncent

«Moins de jeunes vont à l'université, on va perdre 7000 étudiants, et on nous annonce qu'on va utiliser les étudiants comme des rats de laboratoire, des cobayes», a affirmé par voie de communiqué la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, qui a accueilli par des huées le rapport du CCAFE. «Toutes les études sérieuses démontrent les impacts négatifs d'une hausse aussi radicale sur l'accessibilité aux études», a-t-elle fait valoir.

L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) mise sur la mobilisation populaire afin de faire reculer le gouvernement de Jean Charest. «Alors que les libéraux et leurs amis s'en mettent plein les poches en profitant de la corruption, ils demandent aux étudiants et aux étudiantes de payer toujours plus pour étudier», a dénoncé le porte-parole de l'ASSÉ, Gabriel Nadeau-Dubois. «C'est inacceptable et nous serons dans la rue cet automne pour condamner cette injustice!» a-t-il mis en garde.

re:   http://www.ledevoir.com/societe/education/332034/droits-de-scolarite-une-etude-chiffre-l-impact-de-la-hausse