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dimanche 2 mars 2014

Comme une bombe


Ces enfants qui nous gênent...



Série de témoignages de parents d'enfants atteints de maladies mentales, recueillis par la Fondation des Petits Trésors à l'occasion de la semaine pour la santé mentale.
Une idée originale d'orangetango
Production : orangetango et Shoot Studio
Réalisation : François Méthé et Martin Talbot
Direction photo : Jean-François Gratton / shootstudio.ca
Musique : Samuel Laflamme
Mix sonore : Audio Z
Montage : Claude Antoine Guibord
Preneur de son : Simon Brien

re: http://vimeo.com/4980569

file:///C:/Users/Art_image/Downloads/comme_une_bombe_640x368.mp4

jeudi 21 novembre 2013

Questions de la Fédération des commissions scolaires du Québec sur le financement des écoles privées.




Historique :

En 1968, la loi 56, soit la loi sur l’enseignement privé a été adoptée. Cette loi permettait d’assurer la liberté de l’enseignement, d’assurer aux élèves et aux parents une protection accentuée au niveau matériel, financier et pédagogique et de faciliter l’intégration des institutions privées au système d’éducation québécois sans être absorbées ni supprimées. Par cette loi, le ministre de l’Éducation avait le droit de déclarer d’intérêt public tout établissement d’enseignement privé qui dispense les enseignements général et/ou professionnel et/ou à l’enfance inadaptée, s’il en fait la demande, s’il répond aux critères et aux conditions stipulées par la loi. Ainsi, ces écoles pouvaient bénéficier de subventions.

En 1970, la dénatalité au Québec a fait diminuer le nombre d’élèves au secteur public. Pendant ce temps, le secteur privé voyait sa clientèle augmenter. Le gouvernement québécois a demandé au privé de diminuer ou de cesser son développement. De plus, de 1970 à 1980, le système d’éducation au Québec s’est consolidé sur le plan législatif. De nombreuses lois ont été créées.

En 1975, la Charte québécoise des droits et libertés de la personne a été adoptée. L’enseignement privé a été déclaré comme un droit avec l’article 42 de la Charte en proclamant que les parents détenaient le droit de choisir l’établissement d’enseignement pour leurs enfants pourvu qu’il soit conforme aux normes prescrites.

Le gouvernement a commencé à réviser la loi-cadre 56, car elle ne correspondait pas aux besoins. En 1992, une nouvelle loi est adoptée pour le privé, la loi 141, intitulée Loi sur l’enseignement privé. Cette loi établissait l’obligation aux établissements privés de détenir un permis. Elle énumérait entre autre des critères pour obtenir des subventions. Elle permettait aussi de transférer la responsabilité d’octroyer des permis à l’Office de la protection du consommateur. (sic)

«Au niveau préscolaire et primaire donc, seuls les internats, les établissements pour l’enfance en difficulté et les écoles ethniques et/ou religieuses seront subventionnés jusqu’à l’adoption de la loi 141, en 1992, qui, comme on le verra plus loin, va permettre aux établissements d’éducation préscolaire et d’enseignement primaire d’avoir enfin accès aux subventions.



La situation actuelle :

Les établissements d’enseignement privé accueillent environ 12 % des élèves du Québec.

La Fédération des établissements d’enseignement privés du Québec (FEEP) regroupe près de deux cents établissements répartis sur l’ensemble du territoire de la province. La supervision des écoles privées relève du MELS et c’est la Direction de l’enseignement privé du MELS qui est responsable de s’assurer que tous les établissements respectent les encadrements légaux (Loi sur l’enseignement privé, régime pédagogique et d’autres règlements).

Le pourcentage de subvention au privé est établi à environ 60 % du montant versé par élève au public. Les établissements privés reçoivent également une petite allocation pour les aider à défrayer les coûts immobiliers. L’article 87 de la Loi sur l’enseignement privé donne les modalités de base sur le taux de subvention de l’enseignement privé.




Le coût d’inscription varie d’une école à l’autre. Aujourd’hui, il faut compter en moyenne autour de 3000 $ par année pour un établissement subventionné et 7000 $ par année pour un établissement qui ne reçoit pas de subvention.
Au fil des ans, plusieurs écoles privées ont développé d’autres sources de revenus afin de financer leur mission éducation. Ces autres sources incluent des fondations, des camps d’été ainsi que des ententes avec les municipalités et autres organismes pour la location de leurs infrastructures sportives et culturelles.

Les revenus additionnels ainsi recueillis sont utilisés pour fournir des bourses d’études et de l’aide financière à des élèves dont la famille n’a pas les moyens d’assumer les frais d’inscription, pour l’entretien et la rénovation des bâtiments ou pour la construction de centres sportifs, de bibliothèques, de laboratoires informatiques, de salles de spectacles, et pour offrir des services complémentaires aux élèves (infirmière, psychologue



1. Devrait-on abolir totalement les subventions gouvernementales aux écoles privées ?

Une société est composée du regroupement d’individus dont les connaissances et l’expérience de vie ont comme résultat que nous sommes témoins de civilisations dites modernes pouvant côtoyer d’autres civilisations différentes dans les mœurs, la culture et les connaissances.

Ce qui rend si noble et tellement important le rôle des enseignants et des enseignantes dans une société, c’est qu’au-delà de la transmission des mœurs et coutumes d’un peuple par la cellule familiale, ses gouvernants érigent en système d’éducation la transmission reconnue des connaissances basées sur l’expérience, et non plus sur les croyances, afin d’en perpétuer l’acquisition pour l’ensemble des individus qui la composent, assurant ainsi une continuité cohérente et stable des connaissances académiques acquises de génération en génération.

Pour assurer une plus grande qualité dans les connaissances transmises, une école qu’elle soit publique ou privée n’a pas d’importance en soi. En autant que le gouvernement prenne les dispositions afin d’assurer que la transmission du savoir qui forge notre société soit conforme à la vérité empirique, reconnue et basée sur les possibilités heuristiques encadrés par la méthodologie scientifique, enseignée à l’ensemble des membres qui la compose. C’est avant tout une question politique.

Ce qui suppose qu’ici, au Québec, on transmet les connaissances dans le respect de l’égalité entre les femmes et les hommes, et que ces connaissances ne soient pas teintées autrement de croyance religieuse ou irrationnelle. Cela nous a amené il n’y a pas si longtemps à faire un virage important en rendant nos institutions et nos maisons d’enseignements laïques. Pour contrebalancer ce changement de paradigme dans notre système d’enseignement, nous avons mis en place un cours d’Éthique et de culture religieuse afin de favoriser la réflexion et l’acceptation entre les hommes et les femmes de culture et de religion différente amenés à vivre de plus en plus en multiethnicité à l’intérieur de nos frontières.

De plus, notre démarche sociétale semble maintenant rendue à l’étude d’un projet de loi d’une charte qui affirmerait les valeurs de laïcité et de neutralité religieuse de l’État ainsi que d’égalité entre les femmes et les hommes et encadrant les demandes d’accommodement, incluant l’interdiction des signes religieux chez les employés de l’État.

On peut donc se demander si les subventions accordées par le gouvernement de manière directe (subventions) ou indirectes (crédit d’impôts, ententes avec les municipalités et autres organismes pour la location de leurs infrastructures sportives et culturelles) seront toujours acceptables lorsque la loi de la charte des valeurs sera en place, compte tenu du lien monétaire entre les institutions concernées et le gouvernement.

De deux choses l’une, ou nous cessons les rapports monétaires entre le gouvernement et les écoles privées pour que celles-ci puissent conserver une certaine indépendance. Ou bien les écoles privées seront assujetties aux mêmes obligations que les écoles publiques en ce qui à trait à l’assujettissement éventuel à la charte ainsi qu’à l’obligation de laïciser les institutions d’enseignement privés concernées. Excluant par le fait même toute école privée dont la transmission des connaissances académiques est basée sur l’enseignement de religions catholique, protestante, juive, islamique ou autres.

2. Devrait-on diminuer graduellement le financement public des écoles privées ?

Compte tenu des finances de l’état, et de la tendance que prend la laïcisation de notre société, posée la question c’est y répondre. On n’a pas d’autres choix que d’aller vers la cessation à court terme de ces subventions étatiques.

3. Est-on d’accord pour permettre aux écoles privées d’accueillir plus d’élèves HDAA ?

Cette question n’a plus sa raison d’être si la réponse à la question 1) et 2) est bien comprise et acceptée.

4. La concurrence des écoles privées a-t-elle des impacts pédagogiques ?

a) sélection des meilleurs élèves ?

À défaut d’attirer les meilleurs élèves, les argents additionnels dont l’école privée dispose, font assurément la différence dans l’encadrement et le milieu physique, pédagogique et académique de son enseignement.

b) tâche des enseignants ?

Bien sûr, puisque les élèves HDAA sont en concentration plus importante dans le public, ce qui a une implication sur la discipline et la pédagogie. Diminuant d’autant la relative qualité de l’enseignement pour une même période de temps alloué disponible pour la transmission des connaissances.

c) persévérance scolaire ?

Je ne connais pas les statistiques à ce propos, mais plusieurs éléments sont en place pour deviner qu’il y ait moins de décrochage scolaire au privé par rapport au public. Vous pariez?

d) fermeture d’écoles ?

Le nombre d’élèves qui quittent le public pour le privé a nécessairement une incidence sur la population d’élèves particulièrement en région où souvent le ratio d’élèves peut avoir des conséquences importantes sur la rentabilité des écoles en région par rapport au grand centre. Connaissez-vous beaucoup d’école privée en région (villages)?

e) manque de ressources professionnelles ?

Je ne connais pas les statistiques à ce propos.


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François Langlois

Commissaire (8) CSDC

lundi 29 avril 2013

Devoirs et leçons: maintenir la motivation





Collaboration spéciale
La Presse
Après de longs mois d'hiver, rien de plus naturel que d'avoir envie de rester dehors pour profiter du soleil. La tentation de délaisser les devoirs et les leçons est forte. Comment motiver nos enfants et nos adolescents à ne pas lâcher?
Les plus jeunes
Une routine bien établie contribue à éviter la bataille, souligne Marc-Antoine Tanguay, porte-parole d'Allô Prof. L'enfant sait que c'est le moment de s'y mettre et qu'il n'y échappera pas.
Toutefois, rien n'oblige à faire les devoirs et les leçons assis à la table de la cuisine, ajoute Marielle Potvin, orthopédagogue. On peut les faire debout, s'installer sur la terrasse, lire au parc ou pratiquer la dictée avec des craies sur l'asphalte. «Les enseignants aussi utilisent beaucoup le jeu pour encourager leurs élèves, remarque Marc-Antoine Tanguay. On peut faire les leçons en chanson ou réaliser des exercices sur l'ordinateur.»
Votre enfant a besoin de bouger? Laissez-le se défouler dehors avant de commencer les devoirs si l'horaire familial le permet. D'ailleurs, une pause entre la fin des classes et la période des devoirs est recommandée. Cependant, même s'il fait clair de plus en plus tard, un enfant du primaire devrait se mettre à la tâche avant 19h. «Sinon, il sera trop fatigué et ce ne sera pas efficace», prévient Marielle Potvin.
Les adolescents
Quant aux adolescents, ils sont plus autonomes, mais les parents devraient continuer de s'intéresser à ce qu'ils font. Cela démontre l'importance qu'on accorde aux études.
À cet âge, on ne parvient plus à les motiver avec des jeux. «Pour l'adolescent, l'important est d'avoir du pouvoir, alors on doit lui laisser l'impression qu'il en a, estime Marielle Potvin. On peut le laisser décider de ce qu'il veut faire en premier et du moment où il souhaite le faire.» À condition que ça se trouve entre 15h et 20h, en semaine, pour éviter qu'il soit trop fatigué pour bien travailler! Imposer une durée précise, 60 minutes par exemple, pousse aussi le jeune à s'appliquer plutôt que de se dépêcher pour terminer.
Une petite discussion peut aussi être utile. «Il faut leur faire comprendre que leurs études sont importantes s'ils veulent pouvoir choisir leur carrière plus tard», note Marc-Antoine Tanguay.
Truc
Oups! Il n'a pas fait son devoir!
«À partir de la 4e année, le rôle du parent est de superviser, indique Marielle Potvin. Les devoirs et les leçons sont la responsabilité de l'enfant. S'il choisit de bâcler son travail, il doit en subir les conséquences à l'école, tout simplement.»
Quelques ressources
Allô Prof: www.alloprof.qc.ca
Les devoirs et les leçons, par Marie-Claude Béliveau, éditions du CHU Sainte-Justine (pour les parents)
Max et Lili ne font pas leurs devoirs, par Dominique Saint-Mars, éditions Calligram (7 ans et plus)
Réussir, ça s'apprend! : trucs et conseils d'un étudiant qui réussit, par Étienne Lapointe, Septembre éditeur (12 ans et plus)
Publié le 27 avril 2013 à 06h00 | Mis à jour le 27 avril 2013 

vendredi 29 mars 2013

L'intégration scolaire pour tous.





Le processus judiciaire des parents de Joël a débuté en 2002 alors qu'ils contestaient, par l'entremise de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), la décision de la Commission scolaire des Phares de mettre leur enfant dans une classe spéciale, qui était, de plus, à l'extérieur de son quartier.

La CDPDJ a obtenu gain de cause devant le Tribunal des droits de la personne en 2004 et cette décision a été confirmée par la Cour d'appel en 2006. La décision de la Cour d'appel de 2006 est finale puisqu'elle n'a pas été portée en appel. Il a donc été reconnu à ce moment que Joël avait été victime de discrimination, car les évaluations, le classement et l'intégration du jeune n'ont pas été faits en conformité avec les prescriptions de la Charte de droits et libertés de la personne.

La Cour d'appel a par ailleurs ordonné à la Commission scolaire un processus à suivre lors de la détermination du classement et des services à donner, pour éviter la récurrence de la discrimination.

re: http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201302/08/01-4619798-lintegration-scolaire-pour-tous.php?fb_action_ids=10151404007458198&fb_action_types=og.recommends&fb_source=timeline_og&action_object_map=%7B%2210151404007458198%22%3A293626240762779%7D&action_type_map=%7B%2210151404007458198%22%3A%22og.recommends%22%7D&action_ref_map=%5B%5D

mardi 12 février 2013

Statu quo dans l'organisation du transport scolaire pour 2013-2014


La CSDC poursuivra néanmoins les pourparlers en cours avec certaines municipalités

Diverses raisons dont un changement de garde à la direction du service amènent la Commission scolaire des Chênes (CSDC) à conserver en quelque sorte le statu quo pour l'année 2013-2014 en ce qui a trait à l'organisation du transport scolaire sur son territoire, ce qui ne l'empêchera pas pour autant de poursuivre le travail entamé auprès de quelques municipalités pour réévaluer des situations problématiques qui pourront être corrigées à partir de 2014-2015.
Sujets : 
CSDC , Conseil des commissaires , Ministère des Transports du Québec

Ainsi, lors de la séance ordinaire du mardi 22 janvier, le Conseil des commissaires a d'abord fait part de sa décision de conserver pour toute l'année scolaire la même organisation découlant de sa nouvelle Politique du transport scolaire adoptée en février 2012.
Cette position laisse place néanmoins aux aménagements adoptés quelques mois plus tard, soit en août 2012, en réponse aux doléances d'un grand nombre de parents, entre autres, en ce qui a trait à la sécurité des écoliers dorénavant exclus des autobus scolaires pour une question d'application plus stricte de la règle des distances donnant droit ou pas au transport.
Même si ces nouvelles dispositions contenues dans les annexes 10 et 10-A de la nouvelle Politique de transport scolaire ont pu contribuer à corriger certains irritants, elles n'ont manifestement pas été en mesure de satisfaire aux critiques de tous les parents.
D'ailleurs quelques-uns d'entre eux étaient présents à cette séance dont Annie Provençal, de Saint-Bonaventure, qui a pris la parole pour demander en quelque sorte aux élus scolaires d'aller plus vite et plus loin avec d'autres améliorations à apporter à la politique de transport scolaire.
Mme Provençal a même suggéré au Conseil des commissaires la mise en place d'un comité élargi pour regarder toute la problématique découlant de l'application de la nouvelle Politique de transport scolaire, et prioritairement en ce qui a trait à la définition des zones à risque.
Pour Mme Provençal, il s'agissait en quelque sorte de la reprise des doléances qu'elle a transmises à l'organisme scolaire voilà plusieurs semaines par l'entremise de son avocat, Me Christian Tourigny, dont elle n'avait obtenu de réponse jusque-là.
La rencontre de mardi soir a permis à la présidente Jeanne-Mance Paul d'annoncer à Mme Provençal qu'une telle réponse lui viendra incessamment du procureur mandaté par la CSDC.
Des retards
La directrice générale de la CSDC, Christiane Desbiens, a joint sa voix à celle de Mme Paul pour expliquer aux personnes présentes dans la salle le pourquoi de la reconduction de la politique et de ses deux annexes pour 2013-2014.
Mmes Paul et Desbiens ont fait valoir que l'obligation de nommer un nouveau responsable des transports en Yves Gendron, à la suite du départ pour la retraite de Claude Marchand, a quelque peu contribué à retarder les démarches entreprises par son prédécesseur.
Cela n'a pas empêché le nouveau responsable des transports à la CSDC d'acheminer en décembre 2012 à chacun des maires concernés une première version d'un éventuel protocole d'entente pour départager les responsabilités de chacune des parties et, dans certains cas, avec entente à négocier avec le ministère des Transports du Québec (MTQ).
Le libellé des projets de protocoles a soulevé plusieurs commentaires, demandes d'éclaircissement et interrogations dans la plupart des milieux, si bien qu'il devenait évident pour la CSDC qu'il ne lui serait pas possible d'obtenir une version finale sans de nouvelles rencontres.
Comme l'échéance pour l'adoption de l'organisation du transport scolaire pour l'année 2013-2014 est arrivée, le conseil des commissaires a donc opté pour la solution que l'on sait, ce qui donnera le temps à M. Gendron de retourner si nécessaire dans les milieux au cours des mois et des semaines à venir pour revoir les homologues des municipalités.
À la lumière des démarches effectuées, il sera donc possible de revoir le contenu de la Politique de transport scolaire en 2013-2014 en vue d'y apporter les modifications à compter de l'année scolaire 2014-2015, a-t-on pris soin de préciser.
Dans les considérants qui amènent à cette décision, la CSDC tient d'ailleurs à préciser les responsabilités de chacun.
Ainsi, l'organisme estime que les parents sont les premiers responsables de la sécurité des enfants lors de leurs déplacements entre la résidence et l'école ou le point d'embarquement pour l'autobus.
De la même manière, la CSDC fait valoir que les municipalités sont les premières responsables de la sécurité des citoyens sur les voies publiques.
Quant à la CSDC, elle admet volontiers qu'elle a le devoir d'assurer la sécurité des élèves à l'école et dans leurs activités scolaires et elle se dit même prête à se reconnaître une responsabilité morale envers ses élèves dans le cas qui nous occupe au point d'en faire une préoccupation partagée collectivement avec les parents et les milieux qu'elle dessert.
À cet égard, la CSDC affirme dans un autre considérant sa volonté de rechercher l'équité entre ces milieux et l'amélioration du temps de transport.
Bien sûr, comme chaque chose a son prix, la commission scolaire tient bien à dire qu'elle n'entend pas dépasser le budget alloué par le MELS en raison des lourdes compressions imposées par le gouvernement.
Cela veut donc dire que chaque partie devra mettre un peu d'eau dans son verre de lait si l'on souhaite que le transport scolaire puisse se faire dans les conditions que l'on espère, et ce, pour la plus grande sécurité des écoliers ayant à circuler à pied.

Publié le 28 Janvier 2013 - Gérard Martin

vendredi 20 juillet 2012

La CSDC toujours aussi résolue à mettre de l'avant sa nouvelle politique de transport

Non sans tenir auparavant une séance extraordinaire, le mercredi 15 août.




Publié le 9 Juillet 2012, Gérard Martin

La Commission scolaire des Chênes (CSDC), par l'entremise de sa présidente Jeanne-Mance Paul, confirme qu'en dépit des oppositions qui subsistent à l'heure actuelle en provenance de certaines municipalités et d'un groupe de parents insatisfaits, elle mettra en application sa nouvelle politique de transport scolaire dès la prochaine rentrée, quitte à évaluer en cours de route les situations plus problématiques, s'il y a lieu.
Par le biais d'un communiqué de presse, Mme Paul réitère du même souffle que la préoccupation des élus et des membres du personnel de la CSDC pour la sécurité des élèves demeure entière, non sans manifester que les municipalités et les parents y ont aussi un très grand rôle à jouer, ce qui apparaît manifestement comme une invitation à ces derniers à poursuivre le dialogue.
D'ailleurs, même si curieusement il n'en est pas question dans ledit communiqué, on a pu constater dans l'édition de L'Express de la fin de semaine dernière que la suggestion faite par le commissaire Bernard Nault de tenir une séance extraordinaire sur le transport scolaire avant sa mise en application a été retenue.
En effet, on y retrouve un avis de la CSDC annonçant la tenue d'une séance extraordinaire, le mercredi 15 août, à 19h30, convoquée à la demande de la présidente Jeanne-Mance Paul ayant pour ainsi dire un seul point à l'ordre du jour, soit celui de la politique de transport.
En dépit des contestations répétées d'un groupe de parents lors des dernières séances du conseil des commissaires, appuyées ultérieurement par une dizaine de maires et mairesses, il y a tout lieu de comprendre que la CSDC ne se formalise pas de cette façon de faire, sauf que dans le communiqué (voir autre texte), l'organisme a tenu à faire certaines mises au point pour corriger des choses qui ont été dites.
Disant avoir entendu dans le plus grand respect les doléances présentées par des parents et des élus de certaines municipalités desservies par la CSDC quant à divers aspects de cette politique, Jeanne-Mance Paul ne se fait pas prier pour reconnaître en contrepartie que les opposants ont fait leurs représentations de façon légitime et démocratique.

Poursuivre le dialogue
 
Elle rappelle, entre autres, qu'en avril dernier, des opposants à la politique ont été conviés à une rencontre tenue en présence de la directrice générale, de la directrice générale adjointe et du directeur du Service du transport et des technologies de l’information.
Selon Mme Paul, cette première rencontre, qui a permis d’échanger sur les préoccupations respectives des deux parties, aura eu le mérite de donner lieu à une série d’actions qui font en sorte, selon elle, qu’on peut difficilement mettre en doute la considération de la commission scolaire à l’égard des parents et de leurs préoccupations.
«Si, comme certains le laissent entendre, nous n’avions pas tenu compte de la sécurité des élèves, si nous nous étions limités à des préoccupations d’ordre budgétaire (bien qu’elles soient très préoccupantes), si nous avions balayé du revers de la main tout effort de consultation, nous n’aurions pas agi comme nous l’avons fait et comme nous continuons de le faire en ce moment: sur le terrain, en mode solution, en toute bonne foi. Le dialogue, et non l’affrontement, avec les élus municipaux et les citoyens doit être maintenu et c’est l’objectif que nous entendons poursuivre», exprime Jeanne-Mance Paul dans ce message bien ciblé.
Cette invitation à ne pas rompre les ponts, Jeanne-Mance Paul la signifie en mettant en perspective le fait que les rencontres que le directeur du transport scolaire, Claude Marchand, a eues avec les élus dans chacune des municipalités, ont conduit à des ententes ou à des engagements avec la commission scolaire dans certains cas, et ce, après analyse sur place des situations apparaissant les plus problématiques.
Comme pour bien démontrer que d'autres arrangements ne sont pas écartés, Jeanne-Mance Paul y est allée d'une déclaration sous le signe de l'ouverture, marquée néanmoins d'une nuance qui a son importance.
«La commission scolaire est toujours résolue à voir ce qui peut être fait, dans la mesure du possible», a-t-elle dit en réitérant que son organisme a toujours agi en toute bonne foi et dans le respect de chacune et de chacun.
On peut présumer que la séance extraordinaire du 15 août permettra d'entériner les ententes particulières qui seront convenues d'ici là avec les autres partenaires dont, bien sûr, les municipalités.

jeudi 7 juin 2012

Le commissaire Jean-François Houle s'est vidé le cœur dans le dossier du transport scolaire



Publié le 31 Mai 2012, Gérard Martin




Il a pointé les compressions du MELS et invité les municipalités à prendre leurs responsabilités

Le commissaire Jean-François Houle n'a pas accepté d'entendre dire de la bouche des opposants à la nouvelle politique de transport que la Commission scolaire des Chênes (CSDC) a agi dans cette réorganisation en «citoyen non responsable et peu respectueux des besoins de sa clientèle et de ses partenaires» et il s'est vidé le cœur devant la vingtaine de parents et de citoyens présents à la dernière séance ordinaire du conseil des commissaires dont une délégation de l'Afeas Saint-Félix-de-Kingsey.

Même s'il ne l'a pas dit comme tel, M. Houle n'a manifestement pas apprécié non plus la conclusion émanant de la proposition de l'Afeas Saint-Félix-de-Kingsey annonçant ses intentions d'intervenir auprès du ministère de l'Éducation, du Loisir et des Sports (MELS) pour qu'il exige que la CSDC revoie sa politique de transport scolaire, et ce, en maintenant en quelque sorte le statu quo jusqu'à ce qu'on arrive à des changements après des consultations auprès des municipalités et autres partenaires.
Or, le commissaire Houle n'a pas pris trop de temps pour pointer du doigt ce même MELS et ses nouvelles compressions budgétaires de 1,8 million $ (revu à 1,9 million $ depuis) imposées à la CSDC comme étant l'une des raisons limitant les possibilités d'une application plus souple de sa politique de transport scolaire.

Le vice-président de la CSDC a rappelé aux citoyens mécontents de la situation que son organisme devait déjà composer depuis les trois ou quatre dernières années avec une enveloppe fermée pour le transport scolaire et qu'arrivent maintenant en prime ces importantes compressions touchant l'ensemble de l'appareil administratif.

Il en résulte donc, comme a tenté de l'expliquer Jean-François Houle, que la CSDC n'a plus les moyens de piger dans d'autres sources de revenus pour favoriser des mesures compensatoires partout où la situation pourrait sembler l'exiger.

Tout en donnant l'assurance qu'il n'était pas de l'intention de la commission scolaire d'aller «mettre le trouble» dans les municipalités, le commissaire a néanmoins invité les plaignants à s'adresser à ces dernières lorsqu'il s'agit de responsabilités qui leur reviennent.

Dans les revendications entendues pour illustrer le danger de la marche jusqu'à l'école et pour réclamer le retour du transport par autobus à l'intérieur des limites du 1,6 kilomètre, certains parents ont parlé, entre autres, de l'absence de trottoirs en tout ou en partie, de déneigement partiellement effectué et du non recours à un brigadier à une intersection stratégique ou à la traverse d'une route numérotée.

Selon ce que l'on comprend du discours de M. Houle, c'est que tant qu'ils ne sont pas rendus à l'école, les jeunes marcheurs sont des citoyens dont la sécurité dépend avant tout des caractéristiques de la municipalité.

«La commission scolaire ne peut pas régler tous les problèmes soulevés par les parents, particulièrement ceux qui ne sont pas de son ressort», a-t-il exposé en réponse au lot d'accusations formulées par les porte-parole des parents ou de la communauté.

Tout en reconnaissant qu'il y a probablement des situations très particulières où la CSDC pourra intervenir, le commissaire a indiqué aux parents qu'il ne faut pas s'attendre cependant à un retour à la situation qui prévaut actuellement, parce que l'organisme n'en aura malheureusement plus la capacité financière.

Les rencontres se poursuivent

Sans renier ce que venait de dire son vice-président, bien au contraire, la présidente de la CSDC, Jeanne-Mance Paul, a invité elle aussi les parents contestataires à faire le partage des responsabilités.
Mme Paul a expliqué que voilà près de deux ans que son organisme s'efforce de réécrire une politique de transport juste et équitable pour tout le monde, applicable selon les moyens en place, dans le respect des règles émises par le MELS, et cela, après avoir consulté la Sûreté du Québec et les Municipalités.

«Ça prend des règles claires et équitables qui, une fois établies, doivent être respectées afin de pas créer des précédents qui sont par la suite évoqués par d'autres et qui font qu'en bout de ligne, il n'y a plus de politique», a fait valoir la présidente de la Commission scolaire des Chênes, tout en admettant qu'exceptionnellement des ajustements peuvent parfois être apportés.

La directrice générale, Christiane Desbiens, a pris le relais pour rappeler que la Commission scolaire avait entrepris ses rencontres dans les milieux où des situations particulières ont été rapportées, et que d'autres rencontres restaient à venir.

Mme Desbiens a exposé que la CSDC n'était pas insensible aux doléances des parents, sauf qu'il lui fallait évaluer avec les municipalités et la MRC le partage des solutions dans les milieux les plus vulnérables.

Il semble que cette petite ouverture des porte-parole de l'organisme scolaire a laissé sur leur appétit les membres de la délégation kingséenne, mais aussi les membres du comité de parents contre la nouvelle politique de transport scolaire et sa porte-parole, Audrey Lauzière.

Dans une intervention ayant précédé les commentaires ci-haut rapportés, celle-ci avait alors rappelé aux commissaires le mécontentement des parents face à la politique et les solutions «pertinentes et raisonnables» soumises en contrepartie par son comité en avril dernier.

Ces solutions touchaient non seulement la sécurité des enfants dans les rues, mais également la longueur des trajets ainsi que les problèmes d'organisation familiale et autres liés à la problématique de la deuxième adresse.

Dans ce suivi, il est dit que le comité souhaitait des solutions ne se limitant pas aux personnes directement affectées pour le moment par ces problèmes, mais des solutions davantage durables.
Il est donc facile de comprendre que la CSDC et le comité de parents contre la nouvelle politique de transport scolaire ne sont pas au même diapason quant à des correctifs à apporter, surtout s'ils supposent l'injection de ressources financières en cette période où l'heure est plutôt aux compressions.


Marcher et se rendre à l'école en bicyclette, c'est «cool».

En tous les cas, il y en a qui le font ailleurs: Adam Ortiz, un élève de 4e année de l'école primaire Fairview, arrête la circulation automobile pendant que les élèves et les parents traversent la 11e rue à Washington en Orégon dans le cadre des Journées de marche à l'école tous les vendredis en mai depuis 3 ans.

 re:http://www.boston.com/bigpicture/2012/05/daily_life_may_2012.html





lundi 23 avril 2012

Au moins nous l’aurons fait dans un débat de société en connaissance de cause.

La génération des mes parents ont exigé que leurs gouvernements mettent en place les fonds de pension et les régimes de retraite pour assurer leur mieux-être à leur retraite. 

Ma génération a pris des initiatives dans le passé qui ont amené des changements importants dans la vision que la collectivité se faisait de sa société. Ainsi, l’assurance maladie n’était pas gratis, mais nous l’avons privilégié par choix. La nationalisation de l’électricité n’était pas gratis, mais nous l’avons privilégié par choix. La loi de la protection du territoire agricole n’a pas été sans coût. Elle a été privilégiée par choix pour assurer une meilleure gestion rationnelle de ces terres indispensables à notre survie. Ma génération a fait des choix de société. Peut-être devrions-nous à tout le moins accepter que ceux qui marchent derrière nous puissent eux aussi avoir droit au chapitre. Cela n’empêche pas que démocratiquement nous puissions refuser d’accéder à leurs idées si elles ne rejoignent pas nos valeurs. Au moins nous l’aurons fait dans un débat de société en connaissance de cause.

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Un calcul rapide indique que si nous considérons qu’un étudiant universitaire défraie 12% des coûts inhérents à ses études actuellement, une simple règle de trois nous permet de chiffrer qu’à chaque 1000 étudiants qui perdra sa session universitaire, cela leur coûtera globalement 1 084 000 $ (1084$ X 1000 étudiants) s’ils demeurent chez leurs parents, et plus ou moins 4 000 000$ pour les étudiants responsables des coûts de leurs logements et de leurs frais de subsistance (basé sur les coûts de logement, 300$ X 4 mois = 1200$; subsistance: 250$ X 4 mois = 1000$; livres, sorties, transport, etc.:700$). Cette même règle de trois m’indique que le gouvernement quant à lui devra débourser inutilement près de 8 millions de dollars (7 949 333$, sans compter les coûts administratifs additionnels occasionnés par la session prolongée pour une certaine catégorie d’étudiants, s’il y a lieu (à moins que notre bon gouvernement annule complètement la session, ce qui ne m’apparaît plus irréaliste). Ainsi, pour 10 000 étudiants dans la rue, des coûts sociétaux de 90 333 333 $ sont à prévoir globalement et si le gâchis s’étend à 100 000 étudiants, près du 1 000 000 000 $ (un milliard) de dollars seraient en jeu et gaspillés par nos gouvernants qui font preuve d’amateurisme par leur intransigeance maladroite dans cette épreuve de force avec les futurs dirigeants de notre société (20 ans c’est vite passé).

Et sans parler de l’embouteillage monstre dans le réseau de l’éducation qui se profile au loin.

Et sans parler de la démotivation d’une génération montante qui se sentira exclue de la parade face à cette intransigeance dans le refus du gouvernement en place de les écouter et échanger sur la société qu’il aspire à mettre en place.

François Langlois

samedi 7 avril 2012

Mobilisation étudiante

Michèle Ouimet
La Presse

Extrait de «Des grenailles»

...

Line Beauchamp a pensé à la classe moyenne, c'est vrai. Si les parents d'un étudiant gagnent 60 000 $ par année, le prêt passe de 2440 $ à 7190$. La bourse, elle, ne bouge pas: 210$. Si les parents gagnent 100 000 $, le prêt passe de 0 $ à 4525 $ et il n'y a aucune bourse.

Non seulement le gouvernement maintient la hausse des droits de scolarité - 75 % sur cinq ans -, mais il accentue aussi l'endettement en gonflant les prêts sans bonifier les bourses.
Environ 45 % des étudiants ont des parents qui n'ont jamais mis les pieds à l'université. Les acquis sont fragiles. Et un endettement trop important fait peur.
Par contre, le gouvernement a annoncé la création d'un programme de remboursement proportionnel au revenu. Un bon point. Les médecins qui toucheront de gros salaires devront rembourser plus rapidement leur dette que les philosophes au chômage. Mais, un jour, l'étudiant devra rembourser. Cette semaine, le Washington Post a affirmé que les Américains de 60 ans et plus devaient toujours 36 milliards en prêts étudiants.

Selon un sondage CROP-La Presse réalisé au lendemain de la grande manifestation du 22 mars, 61 % de la population approuvait l'augmentation des droits de scolarité, mais demandait au gouvernement de mettre de l'eau dans son vin et de négocier avec les étudiants. Par contre, 39 % désapprouvait la hausse. La population était divisée. Elle demandait au gouvernement de faire un geste. Il l'a fait.


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Savez-vous qu'avec la hausse projetée - environ 3700 $ en 2016 -, le Québec rejoindrait les pays de l'OCDE qui imposent les droits les plus élevés. «Les établissements publics facturent des droits de scolarité moyens supérieurs à 1500 dollars américains dans un tiers des pays dont les données sont diffusées, mais n'en facturent pas dans huit pays de l'OCDE», note l'OCDE dans son rapport.

vendredi 17 février 2012

Les cours d'éthique et de culture religieuse respectent la Charte


L'eau, source de vie.

Le cheminement vers la Vérité se fait rarement sans heurt. Ce n’est pas tant la prise de conscience qui nous perturbe que le déplacement de nos repères qui nous insécurise et nous fragilise. Le temps que nous puissions accepter et assimiler ces nouveaux paradigmes à notre vie de tous les jours.

François Langlois
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(Ottawa) Le cours d'éthique et de culture religieuse du Québec ne porte pas atteinte à la Charte canadienne des droits et libertés, a tranché la Cour suprême du Canada dans une décision unanime vendredi.
Deux parents catholiques de Drummondville cherchaient à faire invalider une décision de la Cour supérieure, dans laquelle le juge Jean-Guy Dubois avait conclu que le caractère obligatoire de ces cours ne contrevenait pas à leurs libertés constitutionnelles à la conscience et à la religion. La Cour d'appel du Québec avait maintenu cette décision.
Le cours d'éthique et de culture religieuse a été instauré en 2008 et vise à exposer les élèves à diverses croyances. Il s'est attiré plusieurs critiques : plus de 2000 parents auraient logé des demandes d'exemption. Le collège privé montréalais Loyola a aussi contesté l'obligation du ministère. La cause est devant la Cour d'appel du Québec.
Les parents de Drummondville ont deux enfants. En première instance, en 2009, l'un était au primaire et l'autre, au secondaire. Depuis, le plus vieux a accédé au niveau post-secondaire et le plus jeune est passé au privé, où il n'a plus à suivre les cours en question. L'identité des parents fait l'objet d'une ordonnance de non-divulgation. Ils sont seulement identifiés comme S.L. et D.J.

Texte de Hugo de Grandpré
La Presse

mercredi 8 février 2012

Un demi-siècle plus tard: des Chênes inaugure l'école aux Quatre-Vents

C'est une inauguration à la fois à saveur historique et culturelle à laquelle ont eu droit les invités d'honneur, parents et amis des élèves et membres du personnel de l'école aux Quatre-Vents, le jeudi soir 26 janvier dernier, alors que la Commission scolaire des Chênes a officiellement salué à la fois l'ajout d'un premier établissement primaire sur son territoire en 50 ans et le dévoilement de l'œuvre d'art coiffant la démarche...

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re: http://www.journalexpress.ca/Societe/Commission-scolaire-des-Chenes/2012-01-30/article-2880211/Un-demi-siecle-plus-tard%3A-des-Chenes-inaugure-lecole-aux-Quatre-Vents/1



Publié le 30 Janvier 2012, par Gérard Martin - Journal L'Express

samedi 19 novembre 2011

Parents, voici 10 bonnes raisons expliquant pourquoi vous pouvez d'une voix forte défendre le maintien des commissions scolaires.

1) Çà s’adonne que je suis un parent contribuable responsable. Je m’informe et je réfléchis avant de prendre position.

2) Le système public d’enseignement du Québec se classe 5e parmi les 34 pays de l’OCDE et se classe 1er parmi les pays de la francophonie. J’y pense à deux fois avant de jeter le bébé avec l’eau du bain.

3) Malgré un taux de décrochage toujours inacceptable auprès de la clientèle étudiante, particulièrement chez les garçons, l’année scolaire 2010-2011 s'est conclue sur une fort belle note à la Commission scolaire des Chênes. Les taux de réussite cumulatifs enregistrés par les élèves des écoles Jeanne-Mance, Jean-Raimbault, La Poudrière et Marie-Rivier s’élèvent à 93 % en français et à 97 % en anglais, langue seconde. Au global (toutes les épreuves confondues), le taux de réussite se situe à 95 %. Ces résultats placent la Commission scolaire des Chênes dans le peloton de tête provincial et au-dessus de la moyenne québécoise, qui se situe à 93 % pour tout le Québec (réseaux public et privé) et à 91,7 % pour le réseau public. Si nous l’avons fait, chaque région du Québec peut travailler dans le même sens pour la réussite de leurs élèves.

4) Comme parent, je m’investis à plein temps pour aider mes enfants dans leur réussite scolaire. Mes rencontres personnelles avec les professeurs, mon aide aux devoirs et leçons à la maison, et ma disponibilité dans le cadre des sorties des enfants, ou encore des activités d’émulation ou de socialisation à l’école me demandent énergie et disponibilité. Sans compter que la communauté me demande de m’impliquer dans les structures parentales telles que les assemblées générales à l’école en début d’année, les Conseils d’établissement, les Comités de parents, comme parent-commissaire, ou membre de différents comités scolaires (pour le transport, pour les élèves handicapés (e)s ou en difficulté d’adaptation et d’apprentissage, population particulière estimée à près de 20% de la population étudiante, et autres comités ponctuels).

Et on me demanderait de gérer encore plus de responsabilités dans le cadre de ces organismes dans le futur, d’offrir plus de disponibilité de ma part. Ma chemise avec çà, peut-être.

5) Le système public québécois affiche un coût de gestion de 5%, soit le plus bas d'une administration publique efficace. Ce système public est dirigé par des conseils des commissaires composés de représentants élus, donc imputables, des milieux urbains ou ruraux et représente ainsi mieux leurs commettants avec leurs particularités socio-économiques et culturelles dans chaque région. Ce que l’on ne saurait retrouver chez un gestionnaire non élu tel que ceux que composent les conseils d'administration des cégeps, des universités, des services de santé (sauf trois élus), des garderies.

De plus, cette structure de gestion permet le pouvoir de taxation scolaire lequel profite directement au gouvernement provincial. En effet, à la Commission scolaire des Chênes cette taxation représente environ 13% des revenues annuels des commissions scolaires, ou 16.4 millions de dollars pour l’année 2011. Montant d’argent qui se bonifie de lui-même annuellement en fonction de l’augmentation de la valeur locative du parc immobilier régional. Ce montant représentait près d’un million de dollars (980 962$) en 2010-2011, soit plus de 6.3%. Lequel montant bonifié est retourné au gouvernement du Québec tous les ans par l’ensemble des commissions scolaires pour un montant totalisant près de 80 000 000$ de dollars calculé au taux de 4% d’augmentation au rôle de la valeur locative du parc immobilier québécois pour l’année en cours. Ce taux de 4% est une estimation pouvant varier en fonction de l’investissement annuel immobilier au Québec.

Et ce, sans compter les revenus réguliers de la taxation scolaire prélevés auprès des contribuables de notre province pour la rondelette somme de près de 2 milliards de dollars. Comment seront prélevés dorénavant ces montants significatifs? Montants de revenus qui ne seront plus justifiables sous forme d’imposition en taxes scolaires à la suite de l’abolition des commissions scolaires ou des conseils des commissaires élus. En effet, «No taxation without representation». Qui en fera la gestion dorénavant et de quelle façon sera-t-elle administrée? Les villes et les municipalités régionales de comtés? Mais de quel droit, si celles-ci ne sont pas impliquées comme personnes élues directement responsables dans la gestion des écoles? Notre gouvernement remplacera-t-il les taxes scolaires prélevées actuellement auprès de l’ensemble des propriétaires d’immeubles par un nouvel impôt touchant l’ensemble de la collectivité incluant les contribuables locataires? Cela se fera-t-il au désavantage de la classe moyenne et de la classe pauvre de notre société, le taux d’imposition des entreprises et des compagnies étant moindre? Qu’ont à dire les caquistes qui caquettent l’abolition des commissions scolaires sur ce sujet? Personne n’a de réponses cohérentes et qui tiennent la route.

6) Est-il raisonnable de confier l’avenir de nos enfants à quelqu’un qui prétend vouloir leur bien en démolissant les structures en place sans fournir noir sur blanc l’impact que cela aura sur les services aux élèves, en quoi leur proposition saura-t-elle améliorer la gestion de notre système d’éducation public, la pertinence de ses nouveaux organigrammes, l’évaluation et le rôle du personnel à mettre en place? Et très important, quand se fera le dépôt des chiffres à l’appui?

7) L’abolition des commissions scolaires, prélude à l’abolition des Cégeps comme transition vers le niveau universitaire? Sera-t-il avantageux pour le contribuable quand on sait qu’une année au Cégep de Drummondville coûte 850$ à nos enfants, ceux-ci pouvant demeurer chez leurs parents. Et qu’une année universitaire en coûte 8000$, incluant les frais d’étude, les frais administratifs et divers frais additionnels, les achats de livres, les frais d’hébergement et de subsistance.

D’autant plus que François Legault sait très bien que les infrastructures de nos établissements scolaires au niveau du secondaire ne sont pas adéquates pour recevoir une 6e année d’école supplémentaire. Quant à moi, le choix est vite fait.

8) «Les Cégeps, une maudite belle place pour apprendre à fumer de la drogue et puis à décrocher», selon monsieur Legault. On en attend plus du jugement d’un homme qui aspire à être le leader au gouvernement du Québec. «N'en déplaise à François Legault, la grande majorité des cégépiens sont assez sages: ils ne consomment pas ou peu de drogue et ils en prennent moins que la moyenne des 15 à 24 ans selon les plus récentes données (2010) d'une étude menée dans 27 cégeps d'un peu partout au Québec.»

 Si ce haut responsable de la Coalition sur l’avenir du Québec se permet de dire n’importe quoi à micro ouvert en ce qui concerne les maisons d’enseignement des Cégeps, imaginons ce qui peut se dire à micro fermé et que nous saurons seulement lorsqu’il aura jugé bon de nous partager. Une surprise n’attend pas l’autre avec cet ancien politicien reprogrammé. Mais les surprises ne sont pas toujours amusantes. Quelqu’un qui déclarait demander un seul mandat pour mettre son projet de contre-réformes en place pour ensuite sous-entendre retourner dans le secteur privé en laissant la société québécoise se désembourber suite à ses changements drastiques de société en dit long sur l’intérêt qu’il porte à nos préoccupations journalières comme parents et citoyens du Québec.

9) Les abolitionnistes qui jouent au poker avec l’avenir de nos enfants, j’en ai ras le bol. Ce n’est pas tout de faire accroire au monde de posséder une bonne main. Encore faut-il avoir la décence de mettre les cartes sur table pour permettre à tous d’en juger la valeur et la portée. Loto-Québec nous invite à jouer de façon responsable dans ses jeux de hasard. Je rappelle à monsieur Legault que l’éducation de nos enfants n’est pas un jeu. On ne s’amuse pas avec l’avenir des enfants au Québec.

10) Me prend-on pour une valise? C’est assez les réformes et les contre-réformes sur le dos de nos enfants, fichons-leur la paix pour un bout, s.v.p.


François Langlois, commissaire… mais avant tout, un parent engagé dans la réussite scolaire des étudiants.