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vendredi 20 juillet 2012

La CSDC toujours aussi résolue à mettre de l'avant sa nouvelle politique de transport

Non sans tenir auparavant une séance extraordinaire, le mercredi 15 août.




Publié le 9 Juillet 2012, Gérard Martin

La Commission scolaire des Chênes (CSDC), par l'entremise de sa présidente Jeanne-Mance Paul, confirme qu'en dépit des oppositions qui subsistent à l'heure actuelle en provenance de certaines municipalités et d'un groupe de parents insatisfaits, elle mettra en application sa nouvelle politique de transport scolaire dès la prochaine rentrée, quitte à évaluer en cours de route les situations plus problématiques, s'il y a lieu.
Par le biais d'un communiqué de presse, Mme Paul réitère du même souffle que la préoccupation des élus et des membres du personnel de la CSDC pour la sécurité des élèves demeure entière, non sans manifester que les municipalités et les parents y ont aussi un très grand rôle à jouer, ce qui apparaît manifestement comme une invitation à ces derniers à poursuivre le dialogue.
D'ailleurs, même si curieusement il n'en est pas question dans ledit communiqué, on a pu constater dans l'édition de L'Express de la fin de semaine dernière que la suggestion faite par le commissaire Bernard Nault de tenir une séance extraordinaire sur le transport scolaire avant sa mise en application a été retenue.
En effet, on y retrouve un avis de la CSDC annonçant la tenue d'une séance extraordinaire, le mercredi 15 août, à 19h30, convoquée à la demande de la présidente Jeanne-Mance Paul ayant pour ainsi dire un seul point à l'ordre du jour, soit celui de la politique de transport.
En dépit des contestations répétées d'un groupe de parents lors des dernières séances du conseil des commissaires, appuyées ultérieurement par une dizaine de maires et mairesses, il y a tout lieu de comprendre que la CSDC ne se formalise pas de cette façon de faire, sauf que dans le communiqué (voir autre texte), l'organisme a tenu à faire certaines mises au point pour corriger des choses qui ont été dites.
Disant avoir entendu dans le plus grand respect les doléances présentées par des parents et des élus de certaines municipalités desservies par la CSDC quant à divers aspects de cette politique, Jeanne-Mance Paul ne se fait pas prier pour reconnaître en contrepartie que les opposants ont fait leurs représentations de façon légitime et démocratique.

Poursuivre le dialogue
 
Elle rappelle, entre autres, qu'en avril dernier, des opposants à la politique ont été conviés à une rencontre tenue en présence de la directrice générale, de la directrice générale adjointe et du directeur du Service du transport et des technologies de l’information.
Selon Mme Paul, cette première rencontre, qui a permis d’échanger sur les préoccupations respectives des deux parties, aura eu le mérite de donner lieu à une série d’actions qui font en sorte, selon elle, qu’on peut difficilement mettre en doute la considération de la commission scolaire à l’égard des parents et de leurs préoccupations.
«Si, comme certains le laissent entendre, nous n’avions pas tenu compte de la sécurité des élèves, si nous nous étions limités à des préoccupations d’ordre budgétaire (bien qu’elles soient très préoccupantes), si nous avions balayé du revers de la main tout effort de consultation, nous n’aurions pas agi comme nous l’avons fait et comme nous continuons de le faire en ce moment: sur le terrain, en mode solution, en toute bonne foi. Le dialogue, et non l’affrontement, avec les élus municipaux et les citoyens doit être maintenu et c’est l’objectif que nous entendons poursuivre», exprime Jeanne-Mance Paul dans ce message bien ciblé.
Cette invitation à ne pas rompre les ponts, Jeanne-Mance Paul la signifie en mettant en perspective le fait que les rencontres que le directeur du transport scolaire, Claude Marchand, a eues avec les élus dans chacune des municipalités, ont conduit à des ententes ou à des engagements avec la commission scolaire dans certains cas, et ce, après analyse sur place des situations apparaissant les plus problématiques.
Comme pour bien démontrer que d'autres arrangements ne sont pas écartés, Jeanne-Mance Paul y est allée d'une déclaration sous le signe de l'ouverture, marquée néanmoins d'une nuance qui a son importance.
«La commission scolaire est toujours résolue à voir ce qui peut être fait, dans la mesure du possible», a-t-elle dit en réitérant que son organisme a toujours agi en toute bonne foi et dans le respect de chacune et de chacun.
On peut présumer que la séance extraordinaire du 15 août permettra d'entériner les ententes particulières qui seront convenues d'ici là avec les autres partenaires dont, bien sûr, les municipalités.

«Personne ne peut mettre en doute le mécanisme de consultation déployé par la CSDC»



Même si la directrice générale de la Commission scolaire des Chênes (CSDC), Christiane Desbiens, et le directeur du Service du transport et des technologies de l'information, Claude Marchand, ont pu rencontrer jusqu'ici bon nombre de citoyens et de parents de plusieurs municipalités afin de répondre aux questions et de les informer sur la nouvelle politique de transport scolaire, la présidente de l'organisme, Jeanne-Mance Paul, croit utile d'en dévoiler certains aspects pour le bénéfice de l'ensemble de la population. 



Publié le 12 Juillet 2012, Gérard Martin

Tout en reconnaissant le caractère démocratique utilisé par les opposants pour se faire entendre, Mme Paul estime néanmoins que la critique de cette politique a donné lieu à son lot de commentaires et d’interprétations dont, à son dire, certains faits méritent d'être rétablis.

Le pourquoi et le comment
 
Avant toutefois de s'attaquer à ces aspects dont en particulier ceux sur la consultation et la sécurité, la présidente de la CSDC, dans un communiqué de presse, tient d'abord à mettre en perspective le pourquoi de cette nouvelle politique sur le transport et surtout la somme de travail consentie par le personnel et les élus scolaires pour l'élaborer de la façon la plus équitable. Jeanne-Mance Paul fait d'abord valoir que la clientèle desservie par la CSDC ne cesse d’augmenter et de s’étaler, si bien, à son dire, qu'il devenait nécessaire de revoir la politique du transport vieille de 14 ans. «Certaines décisions "au cas par cas" se sont transformées en droits acquis, provoquant une certaine iniquité des services offerts aux élèves. Pendant ce temps, l’enveloppe budgétaire consentie par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), pour "gérer" le transport, n’a pas augmenté et est même utilisée au maximum de sa capacité», établit la présidente de l'organisme. Devant cela, Mme Paul fait valoir que la commission scolaire a donc procédé à la "nécessaire" réécriture de sa politique en matière de transport. «Cette opération, contrairement à ce que certains semblent croire, ne s’est pas faite en vitesse ni au hasard, mais est bien le fruit d’un travail qui a duré près de deux années, durant lesquelles une cinquantaine de politiques en application dans l’ensemble du Québec ont été étudiées et de nombreux intervenants et/ou consultants ont été rencontrés», précise Mme Paul. Celle-ci renchérit en faisant savoir que ce projet de politique a par ailleurs été soumis aux commissaires lors de 13 ateliers de travail au cours desquels ils ont pu analyser toutes ses composantes et en débattre lorsque nécessaire.

Consultation
 
Concernant le processus de consultation utilisé par la CSDC pour l'élaboration de cette nouvelle politique de transport scolaire, Mme Paul tient à donner l'assurance qu'il est allé bien au-delà de ce qui est exigé par la loi
«Dans le cadre de leur récente sortie publique dans les médias locaux, les porte-parole des opposants à notre politique ont mis en doute le processus de consultation mené en marge de l’adoption de la politique. Qu’il nous soit permis de préciser que les gestes de consultation que nous avons posés sont allés bien au-delà de ce qu’exige de notre part la Loi sur l’instruction publique», plaide la présidente de la commission scolaire.
Selon Jeanne-Mance Paul, la CSDC aurait pu limiter cet exercice au comité de parents de la commission scolaire, lequel est constitué de parents représentant tous ses établissements.
«Mais, nous avons mis à contribution le comité consultatif du transport de la commission scolaire, toutes nos directions d’établissement, de même que nos différents syndicats et associations. Toutes ces entités, qui nous représentent et vous représentent ont donné leur aval à la nouvelle politique, en exprimant leurs réserves lorsque cela s’imposait», adresse Jeanne-Mance Paul.
Pour cette dernière, on ne saurait mettre en doute le mécanisme de consultation déployé, ni la bonne foi, ni la responsabilité de celles et ceux qui y ont pris part.
De façon plus concrète, la présidente Paul rappelle que dès le mois de mars 2012, un dépliant présentant les modifications à la politique, précédé d’un message téléphonique, a été transmis à tous les parents et une "foire aux questions" portant sur la politique et ses impacts a été mise en ligne sur le site internet de la commission scolaire.
«Cette démarche se voulait la démonstration du souci de la commission scolaire d’informer la population à l'avance de ce qui allait être mis en place en 2012-2013», évoque Mme Paul en ajoutant à ces initiatives les rencontres avec les élus dans toutes les municipalités, des rencontres qui se poursuivent.
Un autre aspect qu'a voulu aborder la présidente de la CSDC est celui de la sécurité des élèves, une question qui est souvent sortie de la bouche des parents mécontents et des maires les ayant accompagnés, entre autres, lors de la dernière séance du conseil des commissaires.
«Il va de soi que la sécurité des élèves est une priorité pour la commission scolaire. À titre d’exemple, on peut penser à l’entretien rigoureux de nos bâtiments. En effet, la CSDC se soucie d’un environnement sécuritaire et sécurisé pour les élèves, mais également pour les membres de notre personnel. Aussi, il est important de mentionner que la sécurité des enfants n’est pas sous notre seule responsabilité. Les municipalités et les parents y ont aussi un très grand rôle à jouer», fait valoir Jeanne-Mance Paul.
En guise de conclusion, cette dernière souhaite que la population retienne que la Commission scolaire des Chênes est plus humaine que certains le croient ou voudraient le laisser croire et que la sécurité des élèves est une préoccupation d'importance autant des élus que les membres de son personnel.