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jeudi 21 novembre 2013

Questions de la Fédération des commissions scolaires du Québec sur le financement des écoles privées.




Historique :

En 1968, la loi 56, soit la loi sur l’enseignement privé a été adoptée. Cette loi permettait d’assurer la liberté de l’enseignement, d’assurer aux élèves et aux parents une protection accentuée au niveau matériel, financier et pédagogique et de faciliter l’intégration des institutions privées au système d’éducation québécois sans être absorbées ni supprimées. Par cette loi, le ministre de l’Éducation avait le droit de déclarer d’intérêt public tout établissement d’enseignement privé qui dispense les enseignements général et/ou professionnel et/ou à l’enfance inadaptée, s’il en fait la demande, s’il répond aux critères et aux conditions stipulées par la loi. Ainsi, ces écoles pouvaient bénéficier de subventions.

En 1970, la dénatalité au Québec a fait diminuer le nombre d’élèves au secteur public. Pendant ce temps, le secteur privé voyait sa clientèle augmenter. Le gouvernement québécois a demandé au privé de diminuer ou de cesser son développement. De plus, de 1970 à 1980, le système d’éducation au Québec s’est consolidé sur le plan législatif. De nombreuses lois ont été créées.

En 1975, la Charte québécoise des droits et libertés de la personne a été adoptée. L’enseignement privé a été déclaré comme un droit avec l’article 42 de la Charte en proclamant que les parents détenaient le droit de choisir l’établissement d’enseignement pour leurs enfants pourvu qu’il soit conforme aux normes prescrites.

Le gouvernement a commencé à réviser la loi-cadre 56, car elle ne correspondait pas aux besoins. En 1992, une nouvelle loi est adoptée pour le privé, la loi 141, intitulée Loi sur l’enseignement privé. Cette loi établissait l’obligation aux établissements privés de détenir un permis. Elle énumérait entre autre des critères pour obtenir des subventions. Elle permettait aussi de transférer la responsabilité d’octroyer des permis à l’Office de la protection du consommateur. (sic)

«Au niveau préscolaire et primaire donc, seuls les internats, les établissements pour l’enfance en difficulté et les écoles ethniques et/ou religieuses seront subventionnés jusqu’à l’adoption de la loi 141, en 1992, qui, comme on le verra plus loin, va permettre aux établissements d’éducation préscolaire et d’enseignement primaire d’avoir enfin accès aux subventions.



La situation actuelle :

Les établissements d’enseignement privé accueillent environ 12 % des élèves du Québec.

La Fédération des établissements d’enseignement privés du Québec (FEEP) regroupe près de deux cents établissements répartis sur l’ensemble du territoire de la province. La supervision des écoles privées relève du MELS et c’est la Direction de l’enseignement privé du MELS qui est responsable de s’assurer que tous les établissements respectent les encadrements légaux (Loi sur l’enseignement privé, régime pédagogique et d’autres règlements).

Le pourcentage de subvention au privé est établi à environ 60 % du montant versé par élève au public. Les établissements privés reçoivent également une petite allocation pour les aider à défrayer les coûts immobiliers. L’article 87 de la Loi sur l’enseignement privé donne les modalités de base sur le taux de subvention de l’enseignement privé.




Le coût d’inscription varie d’une école à l’autre. Aujourd’hui, il faut compter en moyenne autour de 3000 $ par année pour un établissement subventionné et 7000 $ par année pour un établissement qui ne reçoit pas de subvention.
Au fil des ans, plusieurs écoles privées ont développé d’autres sources de revenus afin de financer leur mission éducation. Ces autres sources incluent des fondations, des camps d’été ainsi que des ententes avec les municipalités et autres organismes pour la location de leurs infrastructures sportives et culturelles.

Les revenus additionnels ainsi recueillis sont utilisés pour fournir des bourses d’études et de l’aide financière à des élèves dont la famille n’a pas les moyens d’assumer les frais d’inscription, pour l’entretien et la rénovation des bâtiments ou pour la construction de centres sportifs, de bibliothèques, de laboratoires informatiques, de salles de spectacles, et pour offrir des services complémentaires aux élèves (infirmière, psychologue



1. Devrait-on abolir totalement les subventions gouvernementales aux écoles privées ?

Une société est composée du regroupement d’individus dont les connaissances et l’expérience de vie ont comme résultat que nous sommes témoins de civilisations dites modernes pouvant côtoyer d’autres civilisations différentes dans les mœurs, la culture et les connaissances.

Ce qui rend si noble et tellement important le rôle des enseignants et des enseignantes dans une société, c’est qu’au-delà de la transmission des mœurs et coutumes d’un peuple par la cellule familiale, ses gouvernants érigent en système d’éducation la transmission reconnue des connaissances basées sur l’expérience, et non plus sur les croyances, afin d’en perpétuer l’acquisition pour l’ensemble des individus qui la composent, assurant ainsi une continuité cohérente et stable des connaissances académiques acquises de génération en génération.

Pour assurer une plus grande qualité dans les connaissances transmises, une école qu’elle soit publique ou privée n’a pas d’importance en soi. En autant que le gouvernement prenne les dispositions afin d’assurer que la transmission du savoir qui forge notre société soit conforme à la vérité empirique, reconnue et basée sur les possibilités heuristiques encadrés par la méthodologie scientifique, enseignée à l’ensemble des membres qui la compose. C’est avant tout une question politique.

Ce qui suppose qu’ici, au Québec, on transmet les connaissances dans le respect de l’égalité entre les femmes et les hommes, et que ces connaissances ne soient pas teintées autrement de croyance religieuse ou irrationnelle. Cela nous a amené il n’y a pas si longtemps à faire un virage important en rendant nos institutions et nos maisons d’enseignements laïques. Pour contrebalancer ce changement de paradigme dans notre système d’enseignement, nous avons mis en place un cours d’Éthique et de culture religieuse afin de favoriser la réflexion et l’acceptation entre les hommes et les femmes de culture et de religion différente amenés à vivre de plus en plus en multiethnicité à l’intérieur de nos frontières.

De plus, notre démarche sociétale semble maintenant rendue à l’étude d’un projet de loi d’une charte qui affirmerait les valeurs de laïcité et de neutralité religieuse de l’État ainsi que d’égalité entre les femmes et les hommes et encadrant les demandes d’accommodement, incluant l’interdiction des signes religieux chez les employés de l’État.

On peut donc se demander si les subventions accordées par le gouvernement de manière directe (subventions) ou indirectes (crédit d’impôts, ententes avec les municipalités et autres organismes pour la location de leurs infrastructures sportives et culturelles) seront toujours acceptables lorsque la loi de la charte des valeurs sera en place, compte tenu du lien monétaire entre les institutions concernées et le gouvernement.

De deux choses l’une, ou nous cessons les rapports monétaires entre le gouvernement et les écoles privées pour que celles-ci puissent conserver une certaine indépendance. Ou bien les écoles privées seront assujetties aux mêmes obligations que les écoles publiques en ce qui à trait à l’assujettissement éventuel à la charte ainsi qu’à l’obligation de laïciser les institutions d’enseignement privés concernées. Excluant par le fait même toute école privée dont la transmission des connaissances académiques est basée sur l’enseignement de religions catholique, protestante, juive, islamique ou autres.

2. Devrait-on diminuer graduellement le financement public des écoles privées ?

Compte tenu des finances de l’état, et de la tendance que prend la laïcisation de notre société, posée la question c’est y répondre. On n’a pas d’autres choix que d’aller vers la cessation à court terme de ces subventions étatiques.

3. Est-on d’accord pour permettre aux écoles privées d’accueillir plus d’élèves HDAA ?

Cette question n’a plus sa raison d’être si la réponse à la question 1) et 2) est bien comprise et acceptée.

4. La concurrence des écoles privées a-t-elle des impacts pédagogiques ?

a) sélection des meilleurs élèves ?

À défaut d’attirer les meilleurs élèves, les argents additionnels dont l’école privée dispose, font assurément la différence dans l’encadrement et le milieu physique, pédagogique et académique de son enseignement.

b) tâche des enseignants ?

Bien sûr, puisque les élèves HDAA sont en concentration plus importante dans le public, ce qui a une implication sur la discipline et la pédagogie. Diminuant d’autant la relative qualité de l’enseignement pour une même période de temps alloué disponible pour la transmission des connaissances.

c) persévérance scolaire ?

Je ne connais pas les statistiques à ce propos, mais plusieurs éléments sont en place pour deviner qu’il y ait moins de décrochage scolaire au privé par rapport au public. Vous pariez?

d) fermeture d’écoles ?

Le nombre d’élèves qui quittent le public pour le privé a nécessairement une incidence sur la population d’élèves particulièrement en région où souvent le ratio d’élèves peut avoir des conséquences importantes sur la rentabilité des écoles en région par rapport au grand centre. Connaissez-vous beaucoup d’école privée en région (villages)?

e) manque de ressources professionnelles ?

Je ne connais pas les statistiques à ce propos.


______________________________________________
François Langlois

Commissaire (8) CSDC

mercredi 23 octobre 2013

Des Chênes bénéficie d'une enveloppe de 2,9 millions $ en provenance de Réno-Écoles





Le MELS devance ses investissements dans les établissements scolaires

La Commission scolaire des Chênes (CSDC) pourra bénéficier à l'avance d'une enveloppe de 2 960 969 $, ce qui lui permettra d'accélérer divers travaux d'amélioration, de rénovation et de réfection dans ses établissements scolaires, et d'en faire un peu plus qu'à l'accoutumée.

re: https://www.facebook.com/yfblanchet?hc_location=stream

mardi 30 juillet 2013

École privée





École privée

Établissements d’enseignement privé et la FEEP

Au Québec, une école privée est une école autonome. Contrairement à ce que le mot privé laisse sous-entendre, elle n'est pas une entreprise privée. En fait, au Québec, la très vaste majorité des écoles privées sont des organismes à but non lucratif.

D’autres sont des coopératives d’enseignants et de parents. Il y existe également des écoles qui appartiennent à des communautés religieuses, même si au cours des dernières décennies la plupart de ces communautés ont légué leurs établissements à la communauté civile.

Certains établissements qui ont été fondés par des communautés religieuses datent de l’époque de la Nouvelle-France. Il s’agit notamment de l’école des Ursulines de Québec, fondée en 1639, du Petit Séminaire de Québec qui date de 1668, du Collège Marie-de-l’Incarnation de Trois-Rivières, fondé en 1697.

Il existe toujours des établissements d’enseignement québécois qui sont des entreprises à but lucratif, mais ils ne sont plus admissibles aux subventions du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport.
Les établissements d’enseignement privé accueillent environ 12 % des élèves du Québec.

Plutôt que de relever d’une commission scolaire, l’école autonome relève directement du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS). Assujettie à la Loi sur l’enseignement privé elle doit détenir un permis du MELS.

Les établissements d’enseignement privés sont gérés par un conseil d’administration composé de représentants de la communauté incluant des parents, d'’anciens élèves, des membres de la direction et du personnel, des experts en éducation et des représentants de la communauté, selon un modèle similaire à celui des Centres de la petite enfance. Au quotidien, ces écoles sont gérées par le directeur général.

Les écoles privées sont tenues de suivre le régime pédagogique québécois.
La Fédération des établissements d’enseignement privés du Québec (FEEP) regroupe près de deux cents établissements répartis sur l’ensemble du territoire de la province.La supervision des écoles privées relève du MELS et c’est la Direction de l’enseignement privé du MELS qui est responsable de s’assurer que tous les établissements respectent les encadrements légaux (Loi sur l’enseignement privé, régime pédagogique et d’autres règlements).

Financement des écoles privées

On a déjà dit que les écoles privées doivent détenir un permis délivré par le ministère. Certains de ces établissements peuvent obtenir du MELS un agrément de subvention en fonction de critères. Cependant, soulignons les établissements à but non lucratif peuvent obtenir l’agrément de subvention.

La somme des subventions prévoit l’allocation d’un montant de base par élève à temps plein qui s’exprime en proportion du montant alloué par élève au secteur public. Le pourcentage de subvention au privé est établi à environ 60 % du montant versé par élève au public. Les établissements privés reçoivent également une petite allocation pour les aider à défrayer les coûts immobiliers. L’article 87 de la Loi sur l’enseignement privé donne les modalités de base sur le taux de subvention de l’enseignement privé.

Les établissements d’enseignement privé subventionnés sont autorisés à facturer des frais d’inscription aux parents. Ce montant ne peut excéder le montant de la subvention par élève. En fait, peu d’établissements privés demandent le montant maximum autorisé par la législation.

Le coût varie d’une école à l’autre. Aujourd’hui, il faut compter en moyenne autour de 3000 $ par année pour un établissement subventionné et 7000 $ par année pour un établissement qui ne reçoit pas de subvention.

Au fil des ans, plusieurs écoles privées ont développé d’autres sources de revenus afin de financer leur mission éducation. Ces autres sources incluent des fondations, des camps d’été ainsi que des ententes avec les municipalités et autres organismes pour la location de leurs infrastructures sportives et culturelles.

Les revenus additionnels ainsi recueillis sont utilisés pour fournir des bourses d’études et de l’aide financière à des élèves dont la famille n’a pas les moyens d’assumer les frais d’inscription, pour l’entretien et la rénovation des bâtiments ou pour la construction de centres sportifs, de bibliothèques, de laboratoires informatiques, de salles de spectacles, et pour offrir des services complémentaires aux élèves (infirmière, psychologue, orthopédagogue, etc.) pour lesquels les établissements d’enseignement privés ne reçoivent pas de subventions.

Résidence scolaire

La FEEP compte une vingtaine d’établissements qui possèdent une résidence scolaire.

Les résidences scolaires offrent un service essentiel à un peu plus d’un millier d’élèves au Québec. Les jeunes vont en résidence scolaire pour les raisons suivantes :
  • Accès à des programmes spécifiques : certains programmes sports-études ou arts-études ne sont pas accessibles dans toutes les régions. Pour un jeune passionné de danse, de hockey, de soccer ou de natation qui n'a pas accès aux ressources nécessaires dans son milieu, une école qui offre une résidence scolaire représente la solution idéale.
  • Besoin d’encadrement : Les résidences scolaires offrent les conditions favorables à la réussite scolaire: de saines habitudes de vie, un environnement stable, des périodes d’études encadrées. Les résidences scolaires québécoises affichent un taux de réussite impressionnant : plus de 90% des jeunes en résidence scolaire décrochent leur diplôme d’études secondaires même si près de la moitié d’entre eux ont un retard scolaire à leur arrivée en résidence.
  • Désir de profiter au maximum de la vie scolaire : L'absence de transport scolaire en dehors des heures normales d'école représente un obstacle majeur qui empêche la participation de certains jeunes aux activités de leur choix. Les élèves en résidence scolaire sont plus nombreux à faire de l’exercice physique tous les jours à l’école et à participer aux activités de leur école.
  • Situation familiale : Les résidences scolaires offrent une solution aux familles dont les parents ont des horaires atypiques, travaillent à l’étranger, doivent voyager fréquemment ou encore doivent composer avec des problèmes de santé.
  • Jeunes venant de l’étranger : Quelques résidences scolaires accueillent des élèves venant d’ailleurs et désirant obtenir une éducation au Québec. Pour les élèves, la possibilité de côtoyer des jeunes d’autres pays représente une expérience unique. Il ne faut pas oublier que dans les établissements subventionnés, seuls les élèves légalement considérés comme résidents du Québec ont accès aux subventions. Les élèves considérés comme non résidents doivent payer le plein prix.
Tests d’admission

Au Québec, les établissements d’enseignement privés sont autonomes et ont chacun leur propre système d’admission. Le taux d’acceptation varie d’un établissement à l’autre. Certaines écoles accueillent tous les élèves qui en font la demande alors que d’autres effectuent une sélection.

La grande majorité ne fait pas passer d’examens d’admission. D’autres font passer des tests de classement afin d’équilibrer les groupes ou encore pour déterminer l’accès à différents programmes (sports-études, international, programme enrichi, etc.).

Plusieurs établissements se sont regroupés pour offrir un seul examen d’admission en première secondaire donnant accès à plusieurs écoles.

Pour en savoir plus sur les procédures d’admission et les dates des portes ouvertes des établissements au Québec qui vous intéressent, veuillez consulter l’Annuaire des établissements d’enseignement privés conçu par la FEEP : www.annuairefeep.com.

Élèves handicapés

Les élèves handicapés ou présentant des difficultés d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA) sont admis dans la plupart des écoles régulières membres de la Fédération des établissements d'enseignement privés (FEEP). Certaines écoles ont développé des programmes spécifiques et implanté des mesures spéciales pour venir en aide à ce type de clientèle : premier cycle du primaire étalé sur trois ans plutôt que deux, encadrement particulier, aide aux devoirs, etc.

Douze écoles membres de la FEEP se consacrent exclusivement à l’adaptation scolaire. Ces écoles se retrouvent dans les régions de Montréal et de Québec. En effet, bien que la politique du ministère de l’Éducation du Loisir et du Sport vise l’intégration en classe ordinaire des jeunes handicapés ou en difficultés d'adaptation et d’apprentissage, cette solution ne convient pas à tous les enfants. C’est là que ces écoles spécialisées interviennent.

Les enseignants

Les possibilités de carrière sont très larges.

Les enseignants doivent détenir un permis d’enseignement du Québec. C’est la Direction de la formation et de la titularisation du personnel scolaire du MELS qui a la responsabilité de délivrer les autorisations d’enseigner (autorisations provisoires d'enseigner, permis d’enseigner, licences d’enseignement en formation professionnelle et brevets d’enseignement) aux personnes qui y ont droit. Les autorisations sont délivrées en vertu du Règlement sur les autorisations d’enseigner et des dispositions légales prévues en ce qui a trait à la vérification des antécédents judiciaires.

Le succès des établissements d'enseignement privés est en grande partie tributaire de la compétence du personnel qui y travaille. C'est pourquoi la plupart des établissements accordent une très grande importance à l'embauche de personnes qui partagent son projet éducatif et qui se démarquent par leurs compétences, leur engagement et leur capacité à innover.

Les employés des établissements agréés aux fins de subventions participent au Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics(PREGOP). Le passage du secteur public au secteur privé et l’inverse, ainsi que d’un établissement privé à un autre, sont donc possibles tout en maintenant la participation au régime de retraite.


À noter que des programmes de formation universitaire ont été mis en place à l’intention des directions des établissements d’enseignement privés. Ces programmes visent à bien préparer la relève et à offrir aux directions des outils de gestion qui leur permettront d’assurer le développement de leur établissement.
Pour en apprendre plus sur l’école privée au Québec, rendez-vous au site Internet de la Fédération : www.feep.qc.ca
Voir aussi :

vendredi 20 juillet 2012

«Personne ne peut mettre en doute le mécanisme de consultation déployé par la CSDC»



Même si la directrice générale de la Commission scolaire des Chênes (CSDC), Christiane Desbiens, et le directeur du Service du transport et des technologies de l'information, Claude Marchand, ont pu rencontrer jusqu'ici bon nombre de citoyens et de parents de plusieurs municipalités afin de répondre aux questions et de les informer sur la nouvelle politique de transport scolaire, la présidente de l'organisme, Jeanne-Mance Paul, croit utile d'en dévoiler certains aspects pour le bénéfice de l'ensemble de la population. 



Publié le 12 Juillet 2012, Gérard Martin

Tout en reconnaissant le caractère démocratique utilisé par les opposants pour se faire entendre, Mme Paul estime néanmoins que la critique de cette politique a donné lieu à son lot de commentaires et d’interprétations dont, à son dire, certains faits méritent d'être rétablis.

Le pourquoi et le comment
 
Avant toutefois de s'attaquer à ces aspects dont en particulier ceux sur la consultation et la sécurité, la présidente de la CSDC, dans un communiqué de presse, tient d'abord à mettre en perspective le pourquoi de cette nouvelle politique sur le transport et surtout la somme de travail consentie par le personnel et les élus scolaires pour l'élaborer de la façon la plus équitable. Jeanne-Mance Paul fait d'abord valoir que la clientèle desservie par la CSDC ne cesse d’augmenter et de s’étaler, si bien, à son dire, qu'il devenait nécessaire de revoir la politique du transport vieille de 14 ans. «Certaines décisions "au cas par cas" se sont transformées en droits acquis, provoquant une certaine iniquité des services offerts aux élèves. Pendant ce temps, l’enveloppe budgétaire consentie par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), pour "gérer" le transport, n’a pas augmenté et est même utilisée au maximum de sa capacité», établit la présidente de l'organisme. Devant cela, Mme Paul fait valoir que la commission scolaire a donc procédé à la "nécessaire" réécriture de sa politique en matière de transport. «Cette opération, contrairement à ce que certains semblent croire, ne s’est pas faite en vitesse ni au hasard, mais est bien le fruit d’un travail qui a duré près de deux années, durant lesquelles une cinquantaine de politiques en application dans l’ensemble du Québec ont été étudiées et de nombreux intervenants et/ou consultants ont été rencontrés», précise Mme Paul. Celle-ci renchérit en faisant savoir que ce projet de politique a par ailleurs été soumis aux commissaires lors de 13 ateliers de travail au cours desquels ils ont pu analyser toutes ses composantes et en débattre lorsque nécessaire.

Consultation
 
Concernant le processus de consultation utilisé par la CSDC pour l'élaboration de cette nouvelle politique de transport scolaire, Mme Paul tient à donner l'assurance qu'il est allé bien au-delà de ce qui est exigé par la loi
«Dans le cadre de leur récente sortie publique dans les médias locaux, les porte-parole des opposants à notre politique ont mis en doute le processus de consultation mené en marge de l’adoption de la politique. Qu’il nous soit permis de préciser que les gestes de consultation que nous avons posés sont allés bien au-delà de ce qu’exige de notre part la Loi sur l’instruction publique», plaide la présidente de la commission scolaire.
Selon Jeanne-Mance Paul, la CSDC aurait pu limiter cet exercice au comité de parents de la commission scolaire, lequel est constitué de parents représentant tous ses établissements.
«Mais, nous avons mis à contribution le comité consultatif du transport de la commission scolaire, toutes nos directions d’établissement, de même que nos différents syndicats et associations. Toutes ces entités, qui nous représentent et vous représentent ont donné leur aval à la nouvelle politique, en exprimant leurs réserves lorsque cela s’imposait», adresse Jeanne-Mance Paul.
Pour cette dernière, on ne saurait mettre en doute le mécanisme de consultation déployé, ni la bonne foi, ni la responsabilité de celles et ceux qui y ont pris part.
De façon plus concrète, la présidente Paul rappelle que dès le mois de mars 2012, un dépliant présentant les modifications à la politique, précédé d’un message téléphonique, a été transmis à tous les parents et une "foire aux questions" portant sur la politique et ses impacts a été mise en ligne sur le site internet de la commission scolaire.
«Cette démarche se voulait la démonstration du souci de la commission scolaire d’informer la population à l'avance de ce qui allait être mis en place en 2012-2013», évoque Mme Paul en ajoutant à ces initiatives les rencontres avec les élus dans toutes les municipalités, des rencontres qui se poursuivent.
Un autre aspect qu'a voulu aborder la présidente de la CSDC est celui de la sécurité des élèves, une question qui est souvent sortie de la bouche des parents mécontents et des maires les ayant accompagnés, entre autres, lors de la dernière séance du conseil des commissaires.
«Il va de soi que la sécurité des élèves est une priorité pour la commission scolaire. À titre d’exemple, on peut penser à l’entretien rigoureux de nos bâtiments. En effet, la CSDC se soucie d’un environnement sécuritaire et sécurisé pour les élèves, mais également pour les membres de notre personnel. Aussi, il est important de mentionner que la sécurité des enfants n’est pas sous notre seule responsabilité. Les municipalités et les parents y ont aussi un très grand rôle à jouer», fait valoir Jeanne-Mance Paul.
En guise de conclusion, cette dernière souhaite que la population retienne que la Commission scolaire des Chênes est plus humaine que certains le croient ou voudraient le laisser croire et que la sécurité des élèves est une préoccupation d'importance autant des élus que les membres de son personnel.

jeudi 7 juin 2012

Le commissaire Jean-François Houle s'est vidé le cœur dans le dossier du transport scolaire



Publié le 31 Mai 2012, Gérard Martin




Il a pointé les compressions du MELS et invité les municipalités à prendre leurs responsabilités

Le commissaire Jean-François Houle n'a pas accepté d'entendre dire de la bouche des opposants à la nouvelle politique de transport que la Commission scolaire des Chênes (CSDC) a agi dans cette réorganisation en «citoyen non responsable et peu respectueux des besoins de sa clientèle et de ses partenaires» et il s'est vidé le cœur devant la vingtaine de parents et de citoyens présents à la dernière séance ordinaire du conseil des commissaires dont une délégation de l'Afeas Saint-Félix-de-Kingsey.

Même s'il ne l'a pas dit comme tel, M. Houle n'a manifestement pas apprécié non plus la conclusion émanant de la proposition de l'Afeas Saint-Félix-de-Kingsey annonçant ses intentions d'intervenir auprès du ministère de l'Éducation, du Loisir et des Sports (MELS) pour qu'il exige que la CSDC revoie sa politique de transport scolaire, et ce, en maintenant en quelque sorte le statu quo jusqu'à ce qu'on arrive à des changements après des consultations auprès des municipalités et autres partenaires.
Or, le commissaire Houle n'a pas pris trop de temps pour pointer du doigt ce même MELS et ses nouvelles compressions budgétaires de 1,8 million $ (revu à 1,9 million $ depuis) imposées à la CSDC comme étant l'une des raisons limitant les possibilités d'une application plus souple de sa politique de transport scolaire.

Le vice-président de la CSDC a rappelé aux citoyens mécontents de la situation que son organisme devait déjà composer depuis les trois ou quatre dernières années avec une enveloppe fermée pour le transport scolaire et qu'arrivent maintenant en prime ces importantes compressions touchant l'ensemble de l'appareil administratif.

Il en résulte donc, comme a tenté de l'expliquer Jean-François Houle, que la CSDC n'a plus les moyens de piger dans d'autres sources de revenus pour favoriser des mesures compensatoires partout où la situation pourrait sembler l'exiger.

Tout en donnant l'assurance qu'il n'était pas de l'intention de la commission scolaire d'aller «mettre le trouble» dans les municipalités, le commissaire a néanmoins invité les plaignants à s'adresser à ces dernières lorsqu'il s'agit de responsabilités qui leur reviennent.

Dans les revendications entendues pour illustrer le danger de la marche jusqu'à l'école et pour réclamer le retour du transport par autobus à l'intérieur des limites du 1,6 kilomètre, certains parents ont parlé, entre autres, de l'absence de trottoirs en tout ou en partie, de déneigement partiellement effectué et du non recours à un brigadier à une intersection stratégique ou à la traverse d'une route numérotée.

Selon ce que l'on comprend du discours de M. Houle, c'est que tant qu'ils ne sont pas rendus à l'école, les jeunes marcheurs sont des citoyens dont la sécurité dépend avant tout des caractéristiques de la municipalité.

«La commission scolaire ne peut pas régler tous les problèmes soulevés par les parents, particulièrement ceux qui ne sont pas de son ressort», a-t-il exposé en réponse au lot d'accusations formulées par les porte-parole des parents ou de la communauté.

Tout en reconnaissant qu'il y a probablement des situations très particulières où la CSDC pourra intervenir, le commissaire a indiqué aux parents qu'il ne faut pas s'attendre cependant à un retour à la situation qui prévaut actuellement, parce que l'organisme n'en aura malheureusement plus la capacité financière.

Les rencontres se poursuivent

Sans renier ce que venait de dire son vice-président, bien au contraire, la présidente de la CSDC, Jeanne-Mance Paul, a invité elle aussi les parents contestataires à faire le partage des responsabilités.
Mme Paul a expliqué que voilà près de deux ans que son organisme s'efforce de réécrire une politique de transport juste et équitable pour tout le monde, applicable selon les moyens en place, dans le respect des règles émises par le MELS, et cela, après avoir consulté la Sûreté du Québec et les Municipalités.

«Ça prend des règles claires et équitables qui, une fois établies, doivent être respectées afin de pas créer des précédents qui sont par la suite évoqués par d'autres et qui font qu'en bout de ligne, il n'y a plus de politique», a fait valoir la présidente de la Commission scolaire des Chênes, tout en admettant qu'exceptionnellement des ajustements peuvent parfois être apportés.

La directrice générale, Christiane Desbiens, a pris le relais pour rappeler que la Commission scolaire avait entrepris ses rencontres dans les milieux où des situations particulières ont été rapportées, et que d'autres rencontres restaient à venir.

Mme Desbiens a exposé que la CSDC n'était pas insensible aux doléances des parents, sauf qu'il lui fallait évaluer avec les municipalités et la MRC le partage des solutions dans les milieux les plus vulnérables.

Il semble que cette petite ouverture des porte-parole de l'organisme scolaire a laissé sur leur appétit les membres de la délégation kingséenne, mais aussi les membres du comité de parents contre la nouvelle politique de transport scolaire et sa porte-parole, Audrey Lauzière.

Dans une intervention ayant précédé les commentaires ci-haut rapportés, celle-ci avait alors rappelé aux commissaires le mécontentement des parents face à la politique et les solutions «pertinentes et raisonnables» soumises en contrepartie par son comité en avril dernier.

Ces solutions touchaient non seulement la sécurité des enfants dans les rues, mais également la longueur des trajets ainsi que les problèmes d'organisation familiale et autres liés à la problématique de la deuxième adresse.

Dans ce suivi, il est dit que le comité souhaitait des solutions ne se limitant pas aux personnes directement affectées pour le moment par ces problèmes, mais des solutions davantage durables.
Il est donc facile de comprendre que la CSDC et le comité de parents contre la nouvelle politique de transport scolaire ne sont pas au même diapason quant à des correctifs à apporter, surtout s'ils supposent l'injection de ressources financières en cette période où l'heure est plutôt aux compressions.


mardi 29 mai 2012

« Le gouvernement nous enlève toute marge de manœuvre ! »





(Jeanne-Mance Paul, présidente)
C O M M U N I Q U É
Pour diffusion immédiate

Nouvelles compressions de près de 1,9 million $ à la Commission scolaire des Chênes

« Le gouvernement nous enlève toute marge de manœuvre ! »

(Commission scolaire des Chênes, 29 mai 2012) – Des compressions qui avoisinent les 1,9 million de dollars ! Pour la Commission scolaire des Chênes, c’est le pire des scénarios qui résulte du projet de règles budgétaires du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), pour l’année 2012-2013. Notons qu’à l’échelle de la province, la ponction dont écopent les commissions scolaires excède les 150 millions $.
On se souviendra que l’année dernière, « l’effort » demandé à la Commission scolaire des Chênes s’élevait à un peu plus d’un million de dollars.
« Avec ces nouvelles compressions, le gouvernement nous enlève toute marge de manœuvre, ce qui ne pourra avoir d’autres conséquences que d’affecter les services aux élèves, même si Québec continue de prétendre le contraire, » a dénoncé la présidente de la Commission scolaire des Chênes, Mme Jeanne-Mance Paul.
La présidente rappelle également que les compressions comprises dans le plus récent budget Bachand s’ajoutent aux compressions imposées depuis 2010, qui ont comme principal objectif de réduire les dépenses administratives des commissions scolaires, alors qu’à 5 %, les coûts de gestion des commissions scolaires sont déjà les plus bas du secteur public.
Par ailleurs, Mme Paul a déploré la lenteur du gouvernement à transmettre aux commissions scolaires les règles budgétaires 2012-2013, alors que cela devait être fait peu de temps après l’adoption des crédits du MELS. « La Loi sur l’instruction publique nous oblige à faire des consultations sur la base de ces règles budgétaires et le retard du gouvernement a rendu impossible le respect des délais prévus », a souligné Mme Paul.
Concrètement, pour la Commission scolaire des Chênes, les règles budgétaires signifient:

-        Que les compressions liées aux dépenses administratives (en lien avec la loi 100) passent de 107 000 $ à 160 759 $.
-        Qu’un « 2e effort » est exigé, pour 2012-2013. Il s’élève à 1 734 728 $. En additionnant les effets de la Loi 100, la ponction approche les 1,9 million $. Ce montant est établi au prorata des subventions de fonctionnement du Ministère.
-        Que cette mesure doit s’appliquer en préservant les services aux élèves.
-        Que la commission scolaire peut utiliser jusqu’à 22 % de son surplus accumulé au 30 juin 2011, déduction faite de la valeur nette comptable des terrains, soit environ 1 470 190 $.
-        Que le surplus accumulé devra vraisemblablement être mis à contribution pour supporter l’effort demandé. Bien que nécessaire en ce moment, un tel « pelletage par en avant » aura des effets négatifs dans les années futures, au plan budgétaire.

Comme elle l’avait fait l’an dernier, la présidente déplore que dans ses règles budgétaires, le MELS impose des choix de gestion aux commissions scolaires, ce qui va complètement à l’encontre de leur autonomie en tant que gouvernements locaux.

Pis encore, ces règles budgétaires perpétuent le climat d’incertitude dans lequel sont plongés les membres du personnel administratif qui, malgré les efforts supplémentaires qu’on leur impose et des effectifs qui diminuent d’une année à l’autre (départs à la retraite non comblés, abolitions de postes…), continuent de se dévouer corps et âme à la cause de l’éducation publique… et aux services offerts aux élèves !
Source :
Bernard Gauthier
Secrétaire général et directeur adjoint, Service des communications
Commission scolaire des Chênes
819 478-6700, poste 6796