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mardi 17 avril 2012

L'appui aux étudiants a fondu

Selon un sondage Léger Marketing réalisé pour le compte du Journal de Montréal, 38 % des répondants sont favorables au gel des droits de scolarité, une diminution de 7 % par rapport au 28 mars.

À l'opposé, la décision d'augmenter les droits de scolarité de 325 $ par année pendant cinq ans obtient l'appui de 53 % des répondants, contre 49 % le 28 mars.

École B, Drummondville - 3 avril 2012 - avancement des travaux


















À tous ceux qui se cachent derrière l'anonymat dans une société libre et démocratique.


Çà me questionne beaucoup, cette manie qu'ont certaines personnes de se voiler le visage pour défendre leurs droits et libertés dans nos démocraties. Ces gens qui veulent notre bien me laissent plus l'impression qu'ils veulent s'en accaparer, que de chercher à le protéger.

Lorsqu'il n'est pas nécessaire de se protéger des rigueurs de la nature et que nous éprouvons le besoin de se cacher derrière un foulard ou déguisement dans une société encore libre et démocratique, pour en assurer la protection, cela me laisse bien songeur. Pas vous ?




 
Projet de règlement qui interdirait le port du masque.

Des manifestants dénoncent le projet d'interdire le port du masque


mercredi 11 avril 2012

Guernica - 75e anniversaire


cliquer pour agrandir l'image



Le 75e anniversaire de Guernica.
Avez-vous remarqué?
1) La tête de mort sur la mâchoire supérieure du cheval formée par son nez et les dents supérieures localisées...
2) ...sous le globe de la lumière électrique que l'on retrouve traditionnellement dans la pièce où les inculpés (e)s se font interroger par les forces de l'ordre.
3) À droite de cette lumière électrique vacillante est approchée une lampe à l'huile tenue à bout de bras semblant provenir du ciel. La tête apparemment masculine démontrant de l'inquiétude et de l'étonnement semble être le personnage portant la lampe à l'huile prémonisant «qu'il vaut mieux allumer une chandelle que de maudire l'obscurité» (slogan d'amnistie internationale, A.I., symbole d'espoir).
4) Le personnage de droite les bras tournés vers le ciel semble victime du feu, regardant désespéré vers la ville en flamme.
5) Le cheval (monture des cavaliers de l'apocalypse de la bible) piétine l'homme portant une épée brisée dans sa main droite, où l'on peut voir une fleur se dresser tout près (symbole d'espoir).
6) À gauche du tableau, la mère désespérée portant son enfant mort dans ses bras criant son désespoir le visage tourné sous la tête du taureau (Minotaure, animal mythique en Espagne) dont la queue se lève dans le coin gauche du tableau.
7) Le taureau et le cheval côte à côte, ont la même position dans le tableau - la croupe placée à la gauche et la tête détournée. L'action à venir semblant provenir de la partie gauche du tableau.

8) Picasso fit don de ce tableau à son pays. Exécuté dans les semaines qui suivirent le bombardement de la ville basque Guernica, il fut exposé dans le pavillon de la République espagnole à l'Exposition universelle de Paris en 1937. À la demande de Picasso, il fut prêté par la suite au MOMA (Museum of Modern Art)) de New-york. Il fut entendu qu'il retournerait à son pays d'origine au retour de la démocratie en Espagne. Ce qui fut fait en 1981. Aujourdh'hui, nous pouvons comtempler l'oeuvre au Reine Sofia de Madrid.   

François Langlois 
Pour en savoir plus sur Guernica: http://francoislanglois.blogspot.ca/2012/04/guernica.html

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Le 26 avril 1937, des avions allemands bombardaient et incendiaient la petite ville basque de Guernica. L'émotion fut d'autant plus grande que Guernica ne présentait aucun intérêt stratégique et que les victimes se trouvèrent toutes parmi la population civile. « Avec une atroce férocité et une minutie scientifique, écrit le 29 avril le correspondant du New York Times, les bombes incendiaires et explosives des avions Heinckel et Junker ont anéanti le centre de la culture et de la tradition politique basques. » « Le bombardement, pouvait-on lire dans le Times du même jour, de cette ville ouverte qui se trouvait loin derrière les lignes a duré exactement trois heures un quart, pendant lesquelles une puissante escadrille d'avions allemands de bombardement et de chasse n'a cessé de déverser sur la ville des bombes pesant près de cinq cents kilos et plus de trois mille projectiles incendiaires. Les avions de chasse se sont lancés autour de la ville pour mitrailler ceux de ses habitants qui s'étaient réfugiés dans les champs. Tout Guernica fut bientôt en flammes à l'exception de la Casa de Juntas, qui contient les archives du peuple basque, et du fameux chêne de Guernica où jadis les rois d'Espagne juraient de respecter les droits démocratiques de la Biscaye en échange du serment d'allégeance que leur rendaient ses habitants » Le passé de Guernica donna à sa destruction la valeur d'un symbole politique, d'un symbole moral aussi, tant les agresseurs mirent de cruauté gratuite à s'acharner sur la population qui fuyait l'incendie. « Nous nous trouvions en ville, écrit une des rescapées, lorsque le bombardement commença. Pour fuir, nous avons essayé de gagner les hauteurs qui contournent Guernica. Les avions qui tournoyaient à faible altitude mitraillaient les issues et épuisaient leurs bombes sur les petits groupes de rescapés qui s'égaillaient dans la campagne. Les fermes isolées où cherchaient à s'abriter les fugitifs ont été systématiquement bombardées. A 19 heures, Guernica n'était plus qu'une immense torche qui flambait au crépuscule. »

Le 1er mai, Picasso dessina les premières études pour Guernica. L'esquisse générale de la composition, datée du 9 mai, est reportée le 11 mai sur la toile qui comprendra huit états successifs et sera achevée au début de juin. Picasso a conservé et daté l'ensemble des études et des esquisses et les divers états du tableau nous sont connus par des photographies que prit Dora Maar dans l'atelier de la rue des Grands-Augustins, où il fut réalisé.

re:http://bouddhanar.blogspot.ca/2012/03/guernica-indignados.html

Grève: Beauchamp encourage un retour forcé en classe

re: http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201204/11/01-4514277-greve-beauchamp-encourage-un-retour-force-en-classe.php


L'art de se peinturer dans le coin...jusqu'à se confondre avec la tapisserie.

C'est ce qui arrive lorsqu'on s'entête avec opiniâtreté à demeurer sur ses positions en faisant fi de notre devoir de s'asseoir avec ceux que nous considérons comme des antagonistes au lieu de penser qu'ils sont des citoyens à part entière qui méritent un minimum de respect et une écoute à tout le moins honnête en acceptant un dialogue face à face, et non par l'intermédiaire des réseaux publics de communication.

Si la ville de Montréal a eu sa fierté dans les années 80, nous savons maintenant que le gouvernement du Québec aura eu son incompétence dans les années 12.

Malgré tout, il serait temps que nos jeunes rentrent en classe. Et ils peuvent le faire maintenant la tête haute. Vaut mieux pour eux prendre une pause, le temps de parfaire une stratégie constructive dans l'esprit de gagner la sympathie des citoyens à leur cause.

Il y a un temps pour tout. La rue est un terrain d'expression dont il faut user avec prudence. Et se souvenir qu'en démocratie les bureaux de vote doivent être utilisés avec intelligence. Je ne connais pas de livres écrits en un seul épisode. Cela a le mérite de permettre la réflexion entre deux évènements dans l'histoire et ainsi de mieux analyser où on est rendu pour se positionner afin d'avancer efficacement vers son idéal. Comme j'ai déjà lu (à peu de chose près): «Un idéal n'est pas une fin en-soi, mais le chemin à parcourir vers un but ultime à atteindre»...

François Langlois
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Finales régionales de Secondaire en spectacle dans le Centre du Québec

Publié le 6 Avril 2012
 
 
Talent, créativité, enthousiasme et dynamisme, voilà ce que vous réserve la jeunesse lors des finales régionales de Secondaire en spectacle. Sur la photo, François Langlois (Commission scolaire Des Chênes), Paulette S. Rancourt (Commission scolaire des Bois-Francs) et Marjolaine Arsenault (Commission scolaire de La Riveraine) en compagnie des finalistes de La Samare, Kevin Côté, Samuel Vigneault, Andréanne Ouellet et Kevin Guimond lors de la conférence de presse tenue à Plessisville.
 
 
Les 17 et 18 avril, à Plessisville
 
Les 16 écoles secondaires de la région du Centre-du-Québec seront représentées à l’occasion des finales régionales de Secondaire en spectacle qui se tiendront à l’auditorium de la polyvalente La Samare de Plessisville, dans la MRC de l’Érable, les 17 et 18 avril prochains à compter de 19 h.

Loisir Sport Centre-du-Québec, coordonnateur régional du concours, en a profité lors d’une conférence de presse tenue à Plessisville pour inviter la population à venir découvrir le talent des meilleurs lauréats locaux de chacune des écoles.
Un concours populaire
La présidente de Loisir Sport Centre-du-Québec et présidente de la Commission scolaire La Riveraine de Nicolet-Bécancour, Marjolaine Arsenault, est notamment fière de la popularité de Secondaire en spectacle dans la région. «Au niveau provincial, l’objectif est d’augmenter le nombre d’écoles participantes, mais ici, dans le Centre-du-Québec, on affiche déjà complet grâce au dynamisme de nos responsables d’écoles qui ont le goût de s’impliquer et de faire vivre cette belle expérience à nos jeunes».

Voué à la promotion de l'expression artistique francophone par les arts de la scène auprès des jeunes des écoles secondaires du Québec, rappelons que Secondaire en spectacle offre aux jeunes la possibilité de vivre une expérience de scène unique en tant qu’artistes, techniciens ou animateurs.
Cette année, 286 finales locales et 41 finales régionales se déroulent aux quatre coins du Québec impliquant ainsi près de 15 000 jeunes. Au Centre du-Québec, plus de 700 élèves participent au programme Secondaire en spectacle.

Les deux meilleurs numéros et un coup de cœur Ils seront une centaine de jeunes à monter sur les planches pour les finales régionales à Plessisville, chaque école présentant ses deux meilleurs numéros et un numéro coup de cœur (hors concours).
Pour le mardi 17 avril, on retrouvera donc les représentants du Collège Clarétain de Victoriaville et du Collège Saint-Bernard de Drummondville ainsi que des écoles secondaires Jean-Nicolet de Nicolet, Sainte-Marie de Princeville, La Poudrière et Jeanne-Mance de Drummondville, Les Seigneuries de Saint-Pierre-les-Becquets et La Découverte de Saint-Léonard-d’Aston.
Le mercredi 18 avril, ce sera au tour des élèves des écoles secondaires Marie-Rivier et Jean-Raimbault de Drummondville, Le tandem et Le boisé de Victoriaville, Monique-Proulx de Warwick, Sainte-Anne de Daveluyville, La Samare de Plessisville et du Collège Notre-Dame-de-l’Assomption de Nicolet.

Grâce à la collaboration de TVCOGECO, les spectacles des 17 et 18 avril seront diffusés, pour une première fois, en haute définition sur le réseau Cogeco et offerts gratuitement à la Télévision communautaire des Bois Francs et à la Télévision communautaire de l’Érable. De son côté, Euphonie sonorisation-éclairage apportera son soutien pour permettre aux jeunes artistes de se produire sous un éclairage et une technique dignes des grands!

Déléguant des personnes ressources pour former le jury régional, les deux cégeps de la région du Centre du Québec (Victoriaville et Drummondville) s’impliquent aussi en donnant beaucoup de notoriété au concours Secondaire en spectacle.

Soulignons de plus que le groupe Les Trois Accords invite, pour une troisième année, les deux meilleurs bands des finales régionales à se produire au populaire Festival de la poutine de Drummondville, le 24 août 2012.

Finalement, les gens désirant se procurer des billets (12 $) pour les finales régionales à Plessisville peuvent communiquer directement dans les écoles ou encore avec la coordonnatrice de Secondaire en spectacle, Francine Lemire, au numéro 819 478-1483 poste 241. Des billets seront aussi disponibles à la porte le soir même des spectacles.
 

Pour informer et prendre le pouls dans le dossier de l'école C

Publié le 4 Avril 2012
Gérard Martin
L'Express - Drummondville - Actualités
re: http://www.journalexpress.ca/Actualites/2012-04-04/article-2947122/La-CSDC-et-la-Ville-organiseront-une-rencontre-publique-a-la-mi-avril/1

Me Jean-François Houle
La CSDC et la Ville organiseront une rencontre publique à la mi-avril (18 avril).

La directrice générale de la Commission scolaire des Chênes (CSDC), Christiane Desbiens, a réitéré la ferme intention de son organisme de tenir une rencontre, possiblement à la mi-avril, afin d'échanger avec les intervenants concernés d'une façon ou d'une autre par le controversé projet d'implantation de l'école C dans le secteur Saint-Charles sur un terrain boisé de quelque 400 000 pieds carrés appartenant actuellement au Village québécois d'antan.

Parmi eux, on peut penser aux membres du Club de ski de fond Saint-François, qui dénoncent le fait qu'ils risquent ainsi de perdre une partie stratégique de leur réseau de pistes, et à des citoyens du secteur du Boisselier, qui invoquent l'amputation de ce couvert forestier, pour manifester en conséquence leurs doléances face à la concrétisation ce projet à cet endroit.
Dans un entretien téléphonique, Mme Desbiens a rappelé l'engagement signifié par la présidente de la CSDC, Jeanne-Mance Paul, au nom du conseil des commissaires, de faire preuve d'une grande transparence dans ce dossier en exposant la situation telle qu'elle se présente, tout en prenant compte des objections soulevées.
...
Le forum idéal
 
«Je suis disposé à participer à une rencontre ouverte d'informations et d'échanges qui dépasserait le cadre rigide de la période réservée à l'assistance», a manifesté Me Houle en exprimant le souhait que tous pourront en sortir gagnants.
«Les intéressés pourront donc poser toutes les questions, faire part de toutes leurs inquiétudes. Du côté de la Commission scolaire, ce sera le forum idéal pour expliquer le cheminement de tout le dossier, de voir les alternatives possibles mais également d'expliquer les contraintes qui nous limitent», a fait part le commissaire Houle tout en accordant sa confiance au dialogue et aux capacités de l'un de comprendre la situation de l'autre.

Pour 2013-2014
 
La directrice générale de la CSDC, Christiane Desbiens, en est une autre qui croit aux vertus d'une rencontre ouverte pour permettre à chacun de bien exprimer son point de vue et de le peaufiner.
Mme Desbiens reconnaît que certains chiffres peuvent faire peur à priori comme lorsque l'on parle des quelque 400 000 pieds carrés requis, sauf qu'il faut mettre en perspective le fait que le bâtiment scolaire n'occupera que 7% de cette superficie et que bien des possibilités sont existantes pour l'aménagement de l'espace des autres services.
Selon la directrice générale de l'organisme scolaire, il est déjà acquis que des bandes boisées seront préservées d'où les possibilités qui s'offrent pour le ski de fond, par exemple.
Christiane Desbiens n'ose pas s'avancer sur les incidences de la contestation citoyenne sur le choix de l'emplacement de l'école C, mais elle est la première à admettre que ce n'est pas par caprice que l'échéancier a été élaboré en fonction d'une ouverture en 2013-2014 en raison de la pression de la clientèle du territoire pédagogique sur les deux écoles existantes.

mardi 10 avril 2012

Grève: la situation devient «catastrophique» pour certains cégeps



La Presse Canadienne
Montréal

L'étau se resserre pour huit cégeps dont les élèves sont toujours en grève, selon le président-directeur général de la Fédération des cégeps, Jean Beauchesne, qui qualifie la situation de «catastrophique».

Il a précisé aujourd'hui mardi que, à moins d'un règlement dans les prochains jours, l'effet domino sera inévitable sur le trimestre de plusieurs cégeps de la région de Montréal, notamment ceux du Vieux-Montréal, de Saint-Laurent et de Maisonneuve.
Le mouvement étudiant n'est cependant pas près de s'essouffler, selon Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ). Plusieurs votes ont été tenus mardi, et les cégépiens ont choisi de reconduire la grève à André-Laurendeau, dans l'arrondissement de LaSalle, à Montréal, tout comme certaines facultés de l'Université de Sherbrooke et de l'Université du Québec à Chicoutimi.
«On a bon espoir que, si nous tenons encore une semaine ou deux, on pourrait avoir, avec le prochain conseil des ministres, une nouvelle annonce de la part du gouvernement», a-t-il dit.
M. Beauchesne a indiqué que la gravité de la situation varie d'un cégep à l'autre, selon le calendrier scolaire en vigueur et le nombre de semaines de débrayage.
«Sur 22 collèges où il y a boycottage des cours, on peut dire qu'il y en a de 12 à 14 où la situation varie de préoccupante à très préoccupante», a soutenu M. Beauchesne, ajoutant que quelque 85 000 des 180 000 cégépiens sont toujours en grève.
Du côté des universités, plus des deux tiers des étudiants suivent leurs cours normalement. En ce qui concerne les grévistes, la rentrée en classe sera évaluée au cas par cas, a précisé le président-directeur général de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CRÉPUQ), Daniel Zizian.

On a filmé le déplacement de la lumière



re: Science et vie, Mars 2012


Capturer le déplacement de la lumière photon par photon, c'est la prouesse réalisée par le Media Lab du MIT avec une super-caméra équipée de 500 capteurs qui se déclenchent en rafale, capturant point par point un faisceau lumineux continu.

Une fois les images assemblées, on peut alors suivre le parcours des photons en "super slow motion" ou très grand ralenti comme dans la vidéo ci-dessous, ce qui permet d'analyser avec une extrême précision la trajectoire lumineuse.

Hormis l'intérêt plastique de la performance, c'est d'abord dans des contextes médicaux et industriels que ce système devrait se révéler utile.




Commentaires:

En fait, la caméra utilisée est une streak camera (caméra à balayage de fente). Rien à voir avec « une super-caméra équipée de 500 capteurs qui se déclenchent en rafale » ... ça ne veut rien dire.

Ces caméras sont normalement dédiées à la mesure de la durée d’une pulsation de lumière émise par un laser à pulsations. Elles permettent de mesurer l’évolution temporelle de l’éclairement d’une ligne d’environ 1000 pixels avec une résolution temporelle de l’ordre de la picoseconde.

Dans le cas de cette expérience, son utilisation a été en quelque sorte détournée.
Comme la caméra filme sur une seule ligne, ils lui ont adjoint un dispositif de miroir qui permet de balayer la scène sur laquelle sont projetés, avec la plus grande régularité, des paquets de photons à l'aide d'un laser à pulsation ce qui permet de synchroniser puis de recomposer l’image à partir de la multitude de lignes capturée.

La scène doit être répétée plusieurs millions de fois, non seulement pour pouvoir la balayer, mais aussi et surtout pour accumuler assez de signal (le rapport signal/bruit ne permet pas la capture en une passe).

re: http://web.media.mit.edu/~raskar/trillionfps/

lundi 9 avril 2012

Attaque frontale

Je profite de l'occasion pour vous présenter mon mentor. Prenez connaissance de ce qu'il écrit, même si ce n'était que de savourer son écriture dans la manière d'amener son argumentation.
Il faut dire que je ne suis pas toujours en accord avec ses propos. Dans ce cas-ci, avec le recul nécessaire, il me laisse songeur dans sa compréhension de ce dossier. Un petit côté anarchique de salon, genre. Anarchique pépère.
Au cour de notre existence, on a eu l'occasion de participer à l'élaboration de notre société. Hé bien, je trouve sécurisant de constater que nos jeunes peuvent faire autre chose que jouer au Nintendo ou faire du social avec Facebook et autres. De tenter de construire, de façonner «tranquilement» à leur image le monde où ils évolueront. Cela a certainement le mérite qu'on s'y attarde.
François Langlois

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Pierre Foglia
La Presse




Je l'ai dit, j'y reviens, je suis pour la grève, pour la grève-en-soi, est-ce assez irresponsable? Je suis pour la leçon de philosophie politique, cette branche de la philosophie qui s'intéresse au contrat social, à la nature même du politique, en posant la question: qu'est-ce qui est socialement juste?
J'applaudis les petits-bourgeois qui contestent l'ordre bourgeois. Après tout, ils sont les mieux placés pour le faire. J'aime que le Téléjournal ouvre sur une foule de 100 000 jeunes qui marchent dans la rue. Yesssss! On n'est pas tout à fait mort tant que le cadavre bouge encore.

J'applaudirais même à un peu de désordre, un peu d'anarchie. Qu'on laisse donc entrer un peu d'air dans ce monde étouffé d'utilitarisme, abruti de divertissement!

L'éducation est essentiellement l'étude de la société dans laquelle auront à vivre les étudiants, et il va de soi que l'éducation légitime les règles de cette société. Mais de temps en temps, l'éducation est aussi l'arrachement à ces règles, à la famille, à la culture ambiante, et ça, ça peut se faire en deux endroits différents: soit dans la rue, soit dans les Lettres - notez la majuscule : Montaigne, Rousseau, ces gens-là. Mais dans la rue, c'est quand même plus aérobique.
Oui à la grève. Mais en même temps, je disais aussi que je me contrecrissais de l'augmentation des droits de scolarité, sous-entendu je ne crois pas que la hausse découragera d'aller à l'université les étudiants qui veulent vraiment y aller.

J'ai reçu une tonne de protestations. J'en ai fait une courtepointe, un condensé, j'ai fondu ces protestations en une lettre unique. Je ne la commenterai pas. La voici.

Monsieur Foglia,

Vous avez un peu raison pour les ingénieurs, les médecins, les avocats, les pharmaciens, les gestionnaires, cela les dérangera de passer de 18 000$ à 33 000$ de dettes, mais pas tant que ça.
C'est une autre affaire pour les étudiants en arts, en musique, en danse contemporaine, en littérature, en sciences sociales, en sémiologie, en arts visuels... Et c'est justement en cela que la hausse des droits de scolarité est totalement idéologique. Quand tu annonces que tu t'en vas en lettres, ton mononcle, et à travers lui toute la société, te dit: ça donne quoi, ça, la littérature? À 18 000$, c'est juste une question débile. À 33 000$, elle te fesse dans le ventre.

Monsieur le journaliste, vous pointez un enjeu beaucoup plus important, selon vous, que les gros sous: la culture générale, la transmission de valeurs civilisatrices.

Ce que vous ne comprenez pas, c'est que la hausse des droits de scolarité se fait précisément contre ces valeurs.

Cette hausse n'est pas un dommage collatéral, c'est une attaque frontale. C'est voulu. C'est pensé comme ça. Les valeurs civilisatrices - on disait les humanités, à votre époque -, le gouvernement s'en crisse, pour employer votre expression favorite. Pourquoi pensez-vous que la formation des maîtres est aussi nulle? Parce que ce n'est pas important. Vous êtes un vieux monsieur, vous avez encore en tête une école, un lieu de transmission de savoir. Désolé, on l'a démoli. C'est une cafétéria, aujourd'hui. En spécial, à midi, un cours sur les somnifères commandité par Jean Coutu.