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dimanche 31 août 2014

Si les profs pouvaient...








C'est en septembre que ça se décide. Parfois même dès le premier cours. La cloche sonne. Trente élèves s'assoient à leur pupitre. Trente paires d'yeux fixent la porte de la classe. Impatients de savoir de quoi a l'air le prof. Parfois sa réputation le précède et elle entre en premier. Les jeunes ont déjà peur. Les plus vieux leur ont dit qu'ils allaient passer par là. Ça peut aussi être le contraire. Les jeunes sont déjà turbulents. Baveux. Les plus vieux leur ont dit que c'était un mou.
Le professeur arrive, les élèves l'analysent. Ils le scannent de la tête aux pieds. Sa démarche, son habillement, ses cheveux, son poil aux oreilles, son manucure, ses mèches, son parfum, son accent, ses tics. Ils n'ont que ça à faire. Le regarder. Durant toute la période. Alors ils le font. Quand le premier cours est terminé, leur idée est faite. Ils vont aimer ou pas le français, les mathématiques, la chimie, la biologie, la géographie ou l'éducation physique selon qu'ils aiment ou n'aiment pas M. Proulx, Mme Boily, M.Dutil ou Mme Bernier.
Je me demande à quel point les profs sont conscients que l'école c'est eux. Ce sont eux les stars. Ils sont les Guy A. Lepage, Julie Snyder, Marc Labrèche, Louis-José Houde de leur matière. Ce sont eux qui l'animent. Ce sont eux qui y donnent vie. Qui rendent ça intéressant ou ennuyant. Qui partagent leur passion. Si le prof est sur le pilote automatique, le cours va crasher, c'est sûr. Mais si le prof fait de la haute voltige à la Luchini, en récitant des vers ou en déclamant ses dictées, les élèves seront au septième ciel. Bien sûr, personne n'est condamné à être génial. Les profs sont comme les sportifs, les politiciens, les plombiers, les chroniqueurs, ils font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont.
Mais on ne devient pas cuisinier si on n'aime pas manger. Alors on ne devient pas professeur si on n'aime pas enseigner. Si on n'aime pas donner un cours. Donner une représentation. Pas besoin que le cours de physique devienne un spectacle du Cirque du Soleil, il faut juste que les élèves sentent que leur maître trippe sur la matière. Ça prend de l'entrain. De l'enthousiasme.
Combien d'heures j'ai passé à dessiner des bonshommes dans mon cahier parce que le prof lisait ses notes sans lever les yeux. Monotone. Fatigué. Résigné. Le courant ne passait pas parce que le prof était en panne. D'inspiration. Il n'y a qu'une seule façon d'apprendre, c'est en aimant. Si on ne fait pas aimer aux élèves ce qu'on leur demande de retenir, ils ne s'en souviendront jamais. L'indifférence n'a pas de mémoire.
Si j'aime autant écrire, c'est beaucoup à cause de Mme Lamoureux au primaire, M. Saint-Germain au secondaire et de M. Parent au cégep. Des profs qui l'avaient. Ce n'était pas des bouffons. Oh que non. Mais leur vocation était sincère et bien visible. Car c'est de cela que l'on parle. Tenir assis sur des sièges une trentaine de ti-culs pendant toute une journée, faut le faire. Même les parents ont de la misère à captiver leurs enfants durant un week-end. Imaginez durant une semaine, des étrangers se relayent pour essayer de transmettre connaissances, culture et savoir-vivre à un auditoire qui ne rêve qu'aux vacances de Noël. Faut le faire.
Et il n'y a qu'une seule façon de le faire. Pour intéresser, il faut être intéressant. Bien sûr, il y aura toujours des cancres qui resteront insensibles à un cours d'anglais même si c'était Angelina Jolie ou Brad Pitt (c'est selon) qui l'enseignait. Mais la grande majorité des élèves ne demandent pas mieux que d'embarquer. Encore faut-il que le monsieur ou la dame en avant veuille les mener plus loin que la fin du cours. Plus loin que la charge de travail imposée.
Le Québec est le royaume du décrochage. C'est peut-être parce que les jeunes ne sont jamais accrochés. C'est plate, mais c'est aux adultes de le faire. Les médecins ont la responsabilité de guérir les patients. Les profs ont le devoir d'intéresser les élèves. C'est bête de même. C'est beau de même.
C'est sûrement la plus noble des tâches. Permettre à un individu de grandir. Dans tous les sens du terme.
Si c'est le devoir des profs de stimuler leurs élèves, c'est le devoir de la société de stimuler les professeurs. En valorisant leur tâche. En structurant les écoles autour de leur talent. En leur permettant d'être imaginatifs.
Un professeur peut changer la vie de quelqu'un. Peu de gens ont ce pouvoir. Il peut être un allumeur de réverbères. Comme il peut être un éteignoir.
C'est en aidant les professeurs à être meilleurs que les élèves le seront. C'est la seule réforme possible.
L'école, qu'elle s'appelle l'école Champlain, l'école Élan ou l'école Sainte-Jeanne-D'arc, c'est l'école Pierre Dubois, c'est l'école Mlle Provencher, c'est l'école Virginie. C'est l'école des professeurs.

Quelqu'un devrait l'apprendre aux directeurs de commissions scolaires et aux sous-ministres.

vendredi 15 août 2014






Au 106.9 FM Mauricie avec Évans Bergeron et Amélie St-Yves Journaliste: transport scolaire, financement de l'école privée, taxe scolaire, commissions scolaires, mauvaises relations publiques de la Fédération, Complexe Alphonse-Desjardins... Qu'en pensez-vous?

http://www.fm1069.ca/lecteur/audio/yves-francois-blanchet-et-sa-chronique-sur-la-poli-235199.mp3

lundi 7 juillet 2014

Un rapport propose de réformer l'éducation et la formation à l'échelle nationale.



HuffPost - La Presse canadienne
OTTAWA - Un nouveau rapport presse le gouvernement fédéral de travailler avec les provinces et le milieu des affaires pour mettre fin à ce qu'il qualifie de baisse dramatique de la qualité de l'éducation et de la formation au pays. Le document commandé par le Conseil canadien des chefs d'entreprises est publié en prévision de la rencontre, cette semaine, des ministres provinciaux de l'Éducation et du Travail, ainsi que de représentant des entreprises à Charlottetown.
Ce rapport affirme que seul le gouvernement fédéral peut faire preuve de leadership et créer une stratégie nationale d'éducation et de formation. Ottawa, les provinces et les territoires devraient ainsi former une agence responsable de l'éducation et de la formation, agence qui établirait des objectifs pour chaque phase d'apprentissage.
Le rapport recommande également de créer un autre organisme pour suivre la progression vers ces objectifs.
Le document invoque des statistiques de l'Organisme pour la coopération et le développement économique (OCDE) et d'autres sources qui souligneraient la «conclusion irréfutable» voulant que le Canada tire de plus en plus de l'arrière en matière d'apprentissage par rapport aux autres pays de la planète.
Au dire du président du conseil, Ross Laver, si tous ne sont pas prêts à s'unir dans ce dossier, il est néanmoins «évident» que la coopération et la collaboration doivent être renforcées entre les différents paliers de gouvernement.
M. Laver a également déploré le fait que les ministres du Travail ne se soient rencontrés qu'une seule fois au cours des quatre dernières années, à l'invitation du ministre fédéral Jason Kenney.
Le rapport indique également que le secteur privé doit investir davantage dans plus de programmes de formation pour ses employés. Une comparaison est établie avec l'Allemagne, où les employeurs travaillent de concert avec les gouvernements et les enseignants pour créer une main-d'oeuvre hautement qualifiée.
M. Kenney tient d'ailleurs lui-même le système d'apprentissage allemand en haute estime. Plus tôt cette année, il a dirigé une délégation de politiciens canadiens provenant de cinq provinces, en plus de représentants syndicaux et du monde des affaires, au cours d'une visite en Allemagne et en Grande-Bretagne pour en apprendre davantage sur leurs programmes respectifs.

mercredi 4 juin 2014

Hausse de vos taxes scolaires, prise 2





Les propriétaires qui ont subi une augmentation salée de leur taxe scolaire l'été dernier ne doivent pas rêver en couleurs. Malgré les promesses du gouvernement péquiste, ils ont autant de chance de recevoir un remboursement de la part de leur commission scolaire que le Canadien en a de remporter la Coupe Stanley cette année.
Mais ce n'est pas ça, le pire. Si la tendance se maintient, les contribuables de 26 commissions scolaires découvriront une hausse supplémentaire en consultant l'avis de taxation qui leur sera posté d'ici un mois. L'augmentation qui les guette au cours des deux prochaines années cumulées risque d'être aussi élevée que celle de l'an dernier.
Avant de sauter aux conclusions, il faut attendre de voir ce que le premier budget du ministre des Finances, Carlos Leitao, nous réserve mercredi prochain.
Mais déjà cette semaine, le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, a affirmé qu'il serait «très difficile et très complexe» de forcer les commissions scolaires à remettre aux contribuables 100 millions de dollars sur 2 ans, accusant du même souffle les péquistes d'avoir semé la pagaille dans ce dossier.
Il n'y a pas à dire, le dossier de la taxe scolaire est fort complexe. Pour mieux comprendre, revenons d'abord en arrière.
***
Juillet 2013. Comme au début de chaque été, les propriétaires reçoivent leur facture de taxe scolaire. À l'échelle de la province, la facture grimpe de 15% en moyenne.
Mais dans bien des régions, la hausse est encore plus difficile à avaler. Un exemple? À Bois-des-Filion, dans la couronne nord de Montréal, la facture moyenne bondit de 43%. Pour le propriétaire d'une maison type de 270 000$, la taxe passe ainsi de 474$ à 680$, soit un bond de 206$.
En fait, les propriétaires touchés par la hausse sont ceux qui bénéficiaient d'un rabais depuis sept ans, gracieuseté de Québec. En 2006, les libéraux de Jean Charest avaient accordé une aide spéciale pour éviter que l'ascension de la valeur des maisons entraîne une augmentation majeure de l'avis de taxation des contribuables.
Mais avec le temps, on s'est rendu compte que ce mécanisme de péréquation, atrocement compliqué, engendrait de graves effets pervers.
D'abord, les Montréalais n'ont jamais eu droit à l'aide de Québec, eux qui avaient pourtant essuyé des hausses marquées de leur évaluation municipale dès le début des années 2000. Nombreux sont ceux qui paient aujourd'hui plus de 1000$ de taxe scolaire par an.
Pendant ce temps, dans certaines banlieues en pleine explosion démographique, les propriétaires voyaient fondre leur facture, alors que la valeur de leur maison s'était considérablement appréciée. Bizarre, bizarre...
Plus les années s'écoulaient, plus la taxe scolaire devenait injuste.
Pour rétablir l'équité, le gouvernement péquiste a annoncé le retrait graduel de cette aide sur trois ans. Mais du même coup, il a privé les commissions scolaires de 150 millions pour 2013-2014, elles qui se plaignaient déjà des compressions imposées par Québec.
Au lieu de réduire leurs dépenses ou de rogner leurs surplus, les commissions scolaires ont laissé les contribuables absorber la quasi-totalité de la facture, avec la bénédiction du PQ.
Or, la hausse a soulevé un véritable tollé dans la population. Talonné par la Coalition avenir Québec, le PQ s'est finalement engagé, l'automne dernier, à forcer les commissions scolaires à rembourser une partie de la hausse aux contribuables en déposant le projet de loi 63.
Mais le projet est mort au feuilleton avec le déclenchement des élections, pour le plus grand bonheur des commissions scolaires qui sont majoritairement déficitaires.
***
Dans toute cette saga, le retrait progressif de l'aide de Québec sur trois ans n'a jamais été annulé. Si les règles demeurent les mêmes, les commissions scolaires se verront donc retirer 68 millions de dollars en 2014-2015 et 68 millions en 2015-2016.
Voilà pourquoi les taxes vont encore grimper en juillet prochain. Mais cette fois, l'augmentation ne ciblera que 26 commissions scolaires, alors que la première vague avait touché 65 des 72 commissions, selon la Fédération des commissions scolaires du Québec.
Par exemple, la Commission scolaire des Hautes-Rivières, qui a perdu 7 millions l'an dernier, perdra encore 3,5 millions cette année, puis 3,5 millions l'an prochain. Pour compenser le manque à gagner, il y aura donc une augmentation de la facture de taxe d'environ 10% en juillet prochain. L'an dernier, les contribuables avaient subi une hausse de 20 à 30%, selon la municipalité.
Difficile de comprimer les dépenses. La Commission qui dessert notamment Saint-Jean-sur-Richelieu, Saint-Césaire et Marieville est en mode décroissance depuis sept ans.
Et les surplus? En théorie, il y a 17 millions dans les coffres. Mais la moitié représente des terrains et des bâtiments. Un quart est constitué de sommes versées durant l'année mais qui n'ont pas encore été dépensées à la fin de juin. En réalité, il ne reste que 3,5 millions, un coussin de sécurité bien raisonnable sur un budget d'environ 185 millions.
Alors, quoi? Les contribuables écoperont encore... à moins d'une surprise mercredi prochain.
STÉPHANIE GRAMMOND
La Presse (2014.06-02) - La Presse

jeudi 29 mai 2014

Lutte aux écoles clandestines: Québec manque de moyens légaux, admet le ministre Bolduc


À la lecture de l'article, on peut entrevoir une certaine volonté de la part du ministre de travailler pour assurer «que ces enfants-là reçoivent l'éducation nécessaire». Par ces propos, on peut détecter que M. Bolduc ne maîtrise pas encore à fond ses dossiers. Mais peut-on lui reprocher, compte tenu de l'énormité de la tâche. Le texte explique aussi sa volonté d'assurer que les actions requises soient entreprises afin que le dossier débloque. Il demande du temps afin de permettre que les consultations et les analyses par les autorités concernées (ministères de la Santé et des Services sociaux, de l'Éducation et de la Justice, Régie de l'assurance maladie du Québec) puissent être mis à profit pour permettre d'agir à l'intérieur d'un cadre légal. D'accord, il demande de la «tolérence à l'égard des établissements détenant un permis mais qui contreviennent aux normes en vigueur.» Mais il prend la peine de spécifier «avoir un élément temporaire de tolérance de façon à ce qu'elles puissent se conformer.» À nous de le suivre à la trace afin de s'assurer que le dossier avance. Tant qu'à moi, c'est la job des journalistes, entre autres. Alors, oui il y a problème. Non, il n'y a pas péril en la demeure. Et seule une volonté inébranlable et un courage certain pourra aider à résoudre la problématique. On pourrait peut-être donné la chance au coureur, non?




La Presse canadienne
QUÉBEC - Québec n'a pas «tous les outils légaux» pour lutter contre les écoles clandestines, a reconnu jeudi le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc.
Faute de renseignements, le ministre ne connaît même pas le nombre d'enfants qui sont inscrits dans ces établissements illégaux.
En point de presse à Québec, M. Bolduc a réitéré sa volonté d'agir pour fermer les écoles qui, dans l'ombre, enseignent sans respecter le régime pédagogique québécois. Mais il faudra patienter «quelques mois», a-t-il dit, le temps de dresser un portrait précis du phénomène.
«Il y a des choses à faire. La problématique c'est qu'on n'a pas nécessairement tous les outils légaux pour le faire», a avoué le ministre à l'issue de la période de questions à l'Assemblée nationale.
M. Bolduc a indiqué qu'un comité interministériel, formé des ministères de la Santé et des Services sociaux, de l'Éducation et de la Justice, avait été mis sur pied pour déterminer les moyens légaux à prendre afin d'éliminer les établissements clandestins. Une collaboration avec la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) est envisagée pour recenser le nombre d'enfants sur le territoire québécois et déterminer, par recoupage, combien d'entre eux échappent au régime pédagogique.
«Pour être capable d'avoir accès au registre des enfants qui sont ici au Québec, on pourrait avoir une collaboration entre le ministère de la Santé et la RAMQ de façon à savoir que les enfants qui sont au Québec, qui ne sont pas dans nos écoles, sont peut-être dans des écoles illégales ou à la maison où ils ne reçoivent pas l'éducation nécessaire. Faut valider ça, respecter la confidentialité», a-t-il dit.
Pour l'instant, «on n'a pas accès à ces données», a précisé le ministre.
Une fois ces informations recueillies, le gouvernement agira pour que les enfants maintenus en marge du système reçoivent l'éducation à laquelle ils ont droit, a assuré M. Bolduc.
«On va avoir une approche très rigoureuse de façon à ce qu'on soit capable d'aller les détecter (les enfants) et une fois qu'on les a détectés, on va s'organiser pour que ces enfants-là reçoivent l'éducation nécessaire», a-t-il déclaré.
S'il entend fermer les écoles illégales, M. Bolduc plaide pour la tolérance à l'égard des établissements détenant un permis mais qui contreviennent aux normes en vigueur. Selon lui, il est préférable de maintenir le dialogue plutôt que d'entrer «en conflit avec certaines communautés», religieuses ou non.
«Avec eux autres, il faut avoir un élément temporaire de tolérance de façon à ce qu'elles puissent se conformer. Vous allez me dire: 'oui mais ça fait des années' (qu'elles enseignent sans se conformer aux normes), mais là, je travaille avec eux, je rencontre les communautés», a-t-il dit.
En Chambre, la députée caquiste de Montarville, Nathalie Roy, a dénoncé l'inaction du gouvernement. Depuis des années, «des écoles privées à caractère religieux» ne respectent pas le régime pédagogique, et les gouvernements — tant péquistes que libéraux — n'ont jamais été capables d'enrayer le phénomène, a-t-elle fait valoir.
Elle a cité en exemple le cas de l'académie Beth Esther, à Montréal, qui poursuit ses activités sans permis depuis un an.
«Et ce n'est pas la seule», a lancé la députée sur la foi d'informations diffusées ou publiées dans les médias.
«On parle d'un dossier qui remonte à 2006. Le gouvernement libéral va encore pelleter le problème par en avant en créant un autre comité», a-t-elle pesté.

mercredi 28 mai 2014

Les taxes scolaires pourront être haussées








Les taxes scolaires pourront être haussées



Éducation publique: la renaissance et l'espoir

Historien et citoyen


«Si c'est vrai que la CSDM n'a plus les ressources nécessaires pour octroyer une éducation de qualité aux écolières et écoliers montréalais, il faut qu'elle lutte farouchement pour obtenir plus de financement du gouvernement québécois. Pas qu'elle obéisse aveuglément et froidement aux dictats de Québec. On ne réussira jamais à me convaincre que nous ne sommes pas assez riches au Québec pour offrir une éducation gratuite de qualité aux jeunes de 4 à 17 ans.»

BLOGUE Éducation publique: la renaissance et l'espoir: http://quebec.huffingtonpost.ca/louis-raphael-pelletier/education-publique-la-renaissance-et-l-espoir_b_5393091.html