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jeudi 29 mai 2014

Lutte aux écoles clandestines: Québec manque de moyens légaux, admet le ministre Bolduc


À la lecture de l'article, on peut entrevoir une certaine volonté de la part du ministre de travailler pour assurer «que ces enfants-là reçoivent l'éducation nécessaire». Par ces propos, on peut détecter que M. Bolduc ne maîtrise pas encore à fond ses dossiers. Mais peut-on lui reprocher, compte tenu de l'énormité de la tâche. Le texte explique aussi sa volonté d'assurer que les actions requises soient entreprises afin que le dossier débloque. Il demande du temps afin de permettre que les consultations et les analyses par les autorités concernées (ministères de la Santé et des Services sociaux, de l'Éducation et de la Justice, Régie de l'assurance maladie du Québec) puissent être mis à profit pour permettre d'agir à l'intérieur d'un cadre légal. D'accord, il demande de la «tolérence à l'égard des établissements détenant un permis mais qui contreviennent aux normes en vigueur.» Mais il prend la peine de spécifier «avoir un élément temporaire de tolérance de façon à ce qu'elles puissent se conformer.» À nous de le suivre à la trace afin de s'assurer que le dossier avance. Tant qu'à moi, c'est la job des journalistes, entre autres. Alors, oui il y a problème. Non, il n'y a pas péril en la demeure. Et seule une volonté inébranlable et un courage certain pourra aider à résoudre la problématique. On pourrait peut-être donné la chance au coureur, non?




La Presse canadienne
QUÉBEC - Québec n'a pas «tous les outils légaux» pour lutter contre les écoles clandestines, a reconnu jeudi le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc.
Faute de renseignements, le ministre ne connaît même pas le nombre d'enfants qui sont inscrits dans ces établissements illégaux.
En point de presse à Québec, M. Bolduc a réitéré sa volonté d'agir pour fermer les écoles qui, dans l'ombre, enseignent sans respecter le régime pédagogique québécois. Mais il faudra patienter «quelques mois», a-t-il dit, le temps de dresser un portrait précis du phénomène.
«Il y a des choses à faire. La problématique c'est qu'on n'a pas nécessairement tous les outils légaux pour le faire», a avoué le ministre à l'issue de la période de questions à l'Assemblée nationale.
M. Bolduc a indiqué qu'un comité interministériel, formé des ministères de la Santé et des Services sociaux, de l'Éducation et de la Justice, avait été mis sur pied pour déterminer les moyens légaux à prendre afin d'éliminer les établissements clandestins. Une collaboration avec la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) est envisagée pour recenser le nombre d'enfants sur le territoire québécois et déterminer, par recoupage, combien d'entre eux échappent au régime pédagogique.
«Pour être capable d'avoir accès au registre des enfants qui sont ici au Québec, on pourrait avoir une collaboration entre le ministère de la Santé et la RAMQ de façon à savoir que les enfants qui sont au Québec, qui ne sont pas dans nos écoles, sont peut-être dans des écoles illégales ou à la maison où ils ne reçoivent pas l'éducation nécessaire. Faut valider ça, respecter la confidentialité», a-t-il dit.
Pour l'instant, «on n'a pas accès à ces données», a précisé le ministre.
Une fois ces informations recueillies, le gouvernement agira pour que les enfants maintenus en marge du système reçoivent l'éducation à laquelle ils ont droit, a assuré M. Bolduc.
«On va avoir une approche très rigoureuse de façon à ce qu'on soit capable d'aller les détecter (les enfants) et une fois qu'on les a détectés, on va s'organiser pour que ces enfants-là reçoivent l'éducation nécessaire», a-t-il déclaré.
S'il entend fermer les écoles illégales, M. Bolduc plaide pour la tolérance à l'égard des établissements détenant un permis mais qui contreviennent aux normes en vigueur. Selon lui, il est préférable de maintenir le dialogue plutôt que d'entrer «en conflit avec certaines communautés», religieuses ou non.
«Avec eux autres, il faut avoir un élément temporaire de tolérance de façon à ce qu'elles puissent se conformer. Vous allez me dire: 'oui mais ça fait des années' (qu'elles enseignent sans se conformer aux normes), mais là, je travaille avec eux, je rencontre les communautés», a-t-il dit.
En Chambre, la députée caquiste de Montarville, Nathalie Roy, a dénoncé l'inaction du gouvernement. Depuis des années, «des écoles privées à caractère religieux» ne respectent pas le régime pédagogique, et les gouvernements — tant péquistes que libéraux — n'ont jamais été capables d'enrayer le phénomène, a-t-elle fait valoir.
Elle a cité en exemple le cas de l'académie Beth Esther, à Montréal, qui poursuit ses activités sans permis depuis un an.
«Et ce n'est pas la seule», a lancé la députée sur la foi d'informations diffusées ou publiées dans les médias.
«On parle d'un dossier qui remonte à 2006. Le gouvernement libéral va encore pelleter le problème par en avant en créant un autre comité», a-t-elle pesté.

mercredi 28 mai 2014

Éducation publique: la renaissance et l'espoir

, Historien et citoyen


«Si c'est vrai que la CSDM n'a plus les ressources nécessaires pour octroyer une éducation de qualité aux écolières et écoliers montréalais, il faut qu'elle lutte farouchement pour obtenir plus de financement du gouvernement québécois. Pas qu'elle obéisse aveuglément et froidement aux dictats de Québec. On ne réussira jamais à me convaincre que nous ne sommes pas assez riches au Québec pour offrir une éducation gratuite de qualité aux jeunes de 4 à 17 ans.»

BLOGUE Éducation publique: la renaissance et l'espoir: http://quebec.huffingtonpost.ca/louis-raphael-pelletier/education-publique-la-renaissance-et-l-espoir_b_5393091.html

mardi 3 décembre 2013

: Résultats canadiens de l’étude PISA de l’OCDE




http://cmec.ca/Publications/Lists/Publications/Attachments/318/PISA2012_CanadianReport_FR_Web.pdf


Les pays d’Asie arrivent en tête du classement de la dernière enquête PISA de l’OCDE sur l’état de l’éducation dans le monde



http://youtu.be/6yhiGj-252k

http://www.oecd.org/fr/


03/12/2013 - Les pays d’Asie dépassent les autres pays du monde dans le classement de la dernière enquête PISA de l’OCDE, qui a pour objet d’évaluer les connaissances et les compétences des jeunes âgés de 15 ans sur l’ensemble de la planète.

Plus de 510 000 élèves de 65 pays et économies ont été soumis aux épreuves de mathématiques, de compréhension de l’écrit et de sciences de l’enquête PISA 2012 de l’OCDE. Les mathématiques étaient la matière principale. Les compétences dans ce domaine constituent une importante variable explicative des bons résultats que pourront enregistrer les jeunes à l’âge adulte. Elles influent sur leur aptitude à suivre des études de niveau postsecondaire et sur la rémunération qu’ils pourront escompter obtenir dans l’avenir.

Shanghai (Chine) et Singapour se situent en tête pour les mathématiques, les élèves de Shanghai ayant obtenu un score équivalant à une avance de près de trois années d’études par rapport à la plupart des autres pays de l’OCDE. Hong Kong (Chine), le Taipei chinois, la Corée, Macao (Chine), le Japon, le Liechtenstein, la Suisse et les Pays-Bas font aussi partie du groupe des pays les plus performants

« Compte tenu du niveau élevé du chômage des jeunes, de l’aggravation des inégalités et de la nécessité impérieuse de stimuler la croissance dans un grand nombre de pays, il est plus urgent que jamais de faire en sorte que les jeunes acquièrent les compétences dont ils ont besoin pour réussir », a déclaré Angel Gurría, Secrétaire général de l’OCDE, à Washington D.C. lors de la présentation du rapport. « Dans une économie mondialisée, la compétitivité et les possibilités d’emploi futures dépendront de ce que les individus sont capables de faire avec les connaissances qu’ils possèdent. Les jeunes sont l’avenir ; par conséquent, chaque pays doit faire tout ce qu’il peut pour améliorer son système d’enseignement et les perspectives qui s’offrent aux jeunes générations ».

L’enquête met en lumière plusieurs des traits qui caractérisent les meilleurs systèmes d’enseignement. Les plus performants, notamment en Asie, mettent fortement l’accent sur la sélection et la formation des enseignants, encouragent ces derniers à travailler ensemble et investissent en priorité dans l’amélioration de leur qualité, et non dans la taille des classes. De plus, ils fixent des objectifs clairs et donnent aux enseignants l’autonomie dont ils ont besoin dans la salle de classe pour pouvoir les atteindre.

Les élèves dont les parents ont de fortes attentes ont de meilleurs résultats : ils font généralement plus d’efforts, ont davantage confiance en leurs propres capacités et sont plus désireux d’apprendre.

Parmi les 64 pays pour lesquels il existe des données tendancielles allant jusqu'en 2012 pour les mathématiques, 25 ont vu leurs performances s’améliorer dans ce domaine, 25 autres n’ont enregistré aucun changement et 14 ont reculé. L’Allemagne, le Brésil, Israël, l’Italie, le Mexique, la Pologne, le Portugal, la Tunisie et la Turquie ont progressé de manière régulière au cours de la période. Shanghai (Chine) et Singapour ont accru leur score, qui était déjà élevé en 2009.

L’Italie, la Pologne et le Portugal ont aussi vu croître leur proportion d’élèves très performants et diminuer celle des élèves peu performants. L’Allemagne, le Mexique et la Turquie sont également parvenus à améliorer les résultats de leurs élèves les plus faibles, dont beaucoup sont issus de milieux défavorisés sur le plan socioéconomique. Cela montre que les pays peuvent simultanément renforcer l’équité et accroître les performances.
 

Selon l’OCDE, il est essentiel de donner à chaque enfant la possibilité de réussir. Or, 23 % des élèves des pays de l’OCDE et 32 % des élèves de l’ensemble des pays n’ont pas réussi à résoudre les problèmes de mathématiques les plus simples. Sans cette aptitude fondamentale, ils risquent fort de sortir tôt du système scolaire et d’être confrontés à des difficultés dans l’avenir. Certains pays ont réussi à aider les élèves ayant des performances insuffisantes : l’Allemagne, la Colombie, la Finlande, l’Irlande, le Mexique et la Pologne ont mis en place des dispositifs visant à repérer sans tarder les élèves et les écoles en difficulté et à leur apporter un soutien, si bien qu’ils ont vu croître les scores obtenus par cette catégorie d’élèves aux épreuves du PISA.

D’autres constats essentiels ont été mis en lumière :

Écart entre filles et garçons
Les garçons devancent les filles en mathématiques. Ils ont obtenu de meilleurs résultats dans 37 des 65 pays et économies considérés, mais les filles les ont dépassés dans cinq pays. L’écart entre les sexes est toutefois relativement faible : dans six pays seulement, il est supérieur à l’équivalent de la moitié d’une année d’études.

L’écart entre filles et garçons est le plus grand chez les élèves très performants, il reste important chez les élèves les plus faibles et est à peu près le même chez les élèves moyens. Par ailleurs, les filles se sentent moins motivées pour étudier les mathématiques et ont moins confiance en leurs capacités que les garçons.

Entre 2000 et 2012, l’écart entre les sexes en compréhension de l’écrit –– favorable aux filles –– s’est creusé dans 11 pays et économies. Garçons et filles ont des résultats analogues en sciences.

Compréhension de l’écrit
Sur les 64 pays et économies pour lesquels il existe des données comparables allant jusqu'en 2012, 32 ont amélioré leurs performances en compréhension de l’écrit, 22 n’ont enregistré aucun changement et 10 ont constaté une détérioration de leurs résultats. L’Allemagne, le Chili, la Corée, l’Estonie, la Hongrie, Israël, le Japon, le Luxembourg, le Mexique, la Pologne, le Portugal, la Suisse et la Turquie ont vu leurs performances en compréhension de l’écrit progresser d’une évaluation à l’autre.

Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, 8.4 % des élèves sont très performants en compréhension de l’écrit. C’est Shanghai (Chine) qui enregistre la proportion la plus forte d’élèves très performants, soit 25.1 %. Plus de 15 % des élèves de Hong Kong (Chine), du Japon et de Singapour sont très performants en compréhension de l’écrit, de même que plus de 10 % des élèves de l’Australie, de la Belgique, du Canada, de la Corée, de la Finlande, de la France, de l’Irlande, du Liechtenstein, de la Norvège, de la Nouvelle-Zélande et du Taipei chinois.

Sciences
Shanghai (Chine), Hong Kong (Chine), Singapour, le Japon et la Finlande sont les cinq premiers pays du classement de l’enquête PISA 2012 pour les sciences. L’Estonie, la Corée, le Vietnam, la Pologne, le Canada, le Liechtenstein, l’Allemagne, le Taipei chinois, les Pays-Bas, l’Irlande, l’Australie, Macao (Chine), la Nouvelle-Zélande, la Suisse, la Slovénie, le Royaume-Uni, la République tchèque et la Belgique obtiennent en sciences des résultats supérieurs à la moyenne de la zone de l’OCDE.

Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, 8.4 % des élèves sont très performants en sciences et leurs scores se situent aux niveaux les plus élevés. Cette proportion est à comparer aux chiffres supérieurs à 15 % des élèves qu’enregistrent Shanghai (Chine) (27.2 %), Singapour (22.7 %), le Japon (18.2 %), la Finlande (17.1 %) et Hong Kong (Chine) (16.7 %).

Les écoles et les élèves
Les systèmes scolaires très performants tendent à répartir plus équitablement leurs ressources entre les écoles favorisées et défavorisées sur le plan socioéconomique.

Selon les déclarations des élèves, les relations entre les enseignants et ces derniers se sont améliorées entre 2003 et 2012 dans tous les pays, sauf un. Au cours de cette période, des progrès ont aussi été effectués sur le plan de la discipline en moyenne dans l’ensemble des pays de l’OCDE et dans 27 pays et économies.

L’amélioration des relations entre enseignants et élèves est en corrélation étroite avec un engagement plus grand des élèves à l’égard de l’école et dans la vie scolaire.

La proportion d’élèves issus de l’immigration dans les pays de l’OCDE est passée de 9 % en 2003 à 12 % en 2012. Au cours de cette période, le désavantage de performance de ces élèves par rapport aux élèves autochtones appartenant à un milieu socioéconomique analogue, a diminué de 11 points, soit l’équivalent de trois mois d’études.

Les résultats de l’enquête PISA de l’OCDE mettent en lumière ce qu’il est possible d’accomplir dans le domaine de l’éducation en montrant de quoi sont capables les élèves scolarisés dans les systèmes d’enseignement qui sont les plus performants et progressent le plus vite. Les conclusions de cette évaluation permettent aux responsables de l’élaboration des politiques du monde entier d’apprécier les connaissances et les compétences des élèves de leur pays en les comparant à ceux des élèves d’autres pays, d’assigner à leurs politiques des cibles définies par rapport aux objectifs mesurables qui ont été atteints par d’autres systèmes d’enseignement, et de tirer des leçons utiles des politiques et pratiques suivies ailleurs.

Pour de plus amples informations, les journalistes doivent prendre contact avec la Division des médias de l’OCDE (tél. : + 33 1 45 24 97 00).

Le rapport, ainsi que l’analyse, les résumés et les données concernant les différents pays, peuvent être consultés à l’adresse:www.oecd.org/pisa/keyfindings/pisa-2012-results.htm  

lundi 2 septembre 2013

Renforcement de l'identité : cours d'histoire nationale - Le gouvernement du Québec annonce sa démarche pour renforcer l'enseignement de l'histoire nationale




Montréal - La ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Mme Marie Malavoy, et le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, M. Pierre Duchesne, ont lancé aujourd'hui une démarche gouvernementale qui mènera au renforcement de l'enseignement de l'histoire nationale au primaire, au secondaire et au collégial.
« Une majorité de Québécoises et de Québécois se déclarent insatisfaits de l'enseignement de l'histoire au Québec. Ils considèrent nécessaire de donner aux jeunes une bonne connaissance des personnages et des faits marquants de cette histoire. Le gouvernement entend démontrer qu'il est à l'écoute de ces attentes légitimes », a déclaré la ministre Malavoy.
« Il est temps de discuter de ce qui nous définit. Cela contribuera à former des étudiants libres en pensée, des citoyens portés vers l'action et des Québécois dotés d'une plus solide confiance en eux », a ajouté le ministre Duchesne.

Primaire et secondaire

Le mandat de mener une consultation a été confié à M. Jacques Beauchemin, président-directeur général par intérim de l'Office québécois de la langue française et sous-ministre associé au ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles. Spécialiste de la sociologie de la société québécoise, M. Beauchemin sera accompagné dans sa tâche par Mme Nadia Fahmy-Eid, professeure d'histoire à l'Université du Québec à Montréal. Leur mandat consistera à consulter les acteurs du milieu éducatif et les professionnels du domaine de l'histoire pour préciser les orientations qui mèneront à l'élaboration des nouveaux programmes d'histoire au primaire et au secondaire. Dans le but d'offrir à la population une tribune pour s'exprimer sur la question, une section Web sera mise à sa disposition sur le site du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS).
Le rapport de ce duo d'experts sera déposé à la fin de l'année. Une fois qu'une première version des nouveaux programmes sera disponible, des projets pilotes seront mis en place dans un certain nombre d'écoles dès septembre 2014.
« Le renforcement de l'enseignement de l'histoire nationale a comme objectif d'offrir aux élèves du Québec une formation plus approfondie ainsi que de valoriser l'identité et la culture québécoises », a ajouté la ministre Malavoy.

Collégial

Dans le contexte de l'ajout d'un cours obligatoire sur l'histoire nationale du Québec contemporain au collégial, le Comité-conseil de la formation générale aura le mandat de proposer au ministre les objectifs et les standards de formation qui pourront être associés à ce nouveau cours. Il devra aussi lui donner un avis sur la place que ce cours occupera au sein de la formation collégiale commune. Rappelons que le Comité-conseil de la formation générale est composé de représentants des enseignants et des directions des collèges, auxquels s'ajouteront des représentants du marché du travail et des universités.
Des modifications devront être apportées au Règlement sur le régime des études collégiales pour introduire la formation sur l'histoire nationale du Québec contemporain dans l'enseignement collégial. Le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie (MESRST) demandera alors un avis au Conseil supérieur de l'éducation et la population pourra se prononcer sur le projet.
« L'enseignement de l'histoire ainsi que la capacité d'analyser les événements constitutifs de notre identité collective et d'en débattre ouvertement avec des professeurs dédiés aideront les jeunes adultes des collèges à développer leur sens critique et à avoir une meilleure connaissance de notre société », a déclaré le ministre Duchesne.
Les propositions du Comité-conseil de la formation générale sont attendues pour la fin de l'année en vue d'une implantation du cours obligatoire pour la cohorte d'étudiantes et d'étudiants commençant leurs études à l'automne 2014.

Une approche gouvernementale concertée

Le MESRST et le MELS travailleront conjointement en vue de ce renforcement de l'enseignement de l'histoire nationale au primaire, au secondaire et au collégial.
Rappelons que la première ministre Marois, lors de son discours inaugural du 31 octobre 2012, avait exprimé sa ferme intention de renforcer l'enseignement de l'histoire du Québec.

jeudi 8 août 2013

La rentrée scolaire coûte en moyenne 705 $ par enfant.




La rentrée scolaire coûte en moyenne 705 $ par enfant - Et plus de la moitié des familles considèrent les études postsecondaires comme étant une préoccupation financière importante.


QUÉBEC, le 7 août 2013 /CNW Telbec/ - Alors que les familles québécoises se préparent à dévaliser les papeteries et les magasins à grande surface afin d'effectuer leurs achats pour la rentrée scolaire, un récent sondage, réalisé pour le compte de Fonds Universitas, révèle que les parents québécois dépensent en moyenne 705 $ par enfant, tout niveau de scolarité confondu (du préscolaire à l'université), pour les effets scolaires et les frais d'inscription. Le sondage révèle également que plus de la moitié des familles (55 %) se disent préoccupées financièrement par les études postsecondaires de leurs jeunes.
Sans grande surprise, plus les enfants avancent dans leur cheminement scolaire, plus les dépenses liées à la rentrée des classes augmentent. Alors que 52 % des parents d'enfants au primaire affirment dépenser en moyenne moins de 200 $ pour la rentrée, il en est autrement pour les parents d'enfants aux études professionnelles (DEP), qui affirment à 30 % débourser entre 1 000 $ et 5 000 $ pour le matériel et les frais de scolarité. De plus, près de 15 % des parents d'enfants qui fréquentent l'université prévoient dépenser plus de 5 000 $ cette année !
Certaines familles semblent avoir bien compris la notion de planification financière en vue de la rentrée scolaire. En effet, selon le sondage, les parents épargnent en moyenne 744 $ par enfant. Ce montant varie notamment en fonction du niveau de scolarité de l'enfant : 59 % des parents d'enfants au primaire économisent moins de 200 $ comparativement aux parents d'enfants du secondaire qui épargnent entre 200 $ et 500 $ (34 %) et entre 500 $ et 1 000 $ (20 %).
Pour une rentrée bien planifiée, pensez REEE !
Dans une vingtaine d'années, les coûts pour effectuer cinq années d'études postsecondaires passeront de 75 000 $ à 140 000 $1. Considérant que pour 92 % des répondants, la poursuite des études postsecondaires s'avère importante, il vaut mieux bien planifier à l'avance cette étape charnière.
Les Fonds Universitas rappellent qu'il n'y a pas d'âge, ni de date limite pour commencer à investir dans un régime enregistré d'épargne-études (REEE). Cependant, plus le souscripteur investit tôt (pour un enfant en bas âge), plus élevées seront les paiements d'aide aux études (bourses) disponibles pour les études de leur enfant. « Nous vous suggérons d'ouvrir un REEE dès la naissance de votre enfant si vous souhaitez maximiser les subventions gouvernementales et les intérêts sur votre capital. Si jamais votre enfant choisit de ne pas poursuivre des études postsecondaires, différentes options se présentent à vous. Notamment, la possibilité de transférer l'argent du REEE dans un régime enregistré d'épargne-retraite (REER)2 ou bien de transférer le REEE à un autre enfant de la famille2 qui désire poursuivre ses études postsecondaires », suggère Mme Tina Fournier-Ouellet, conseillère principale en communication et relations publiques et porte-parole pour les Fonds Universitas.
Pour consulter le tableau démontrant la hausse du coût des études, veuillez cliquer sur le lien suivant : https://www.universitas.ca/fr/regimes-d-epargne/mieux-comprendre/pourquoi-epargner
Choisir le bon mode d'épargne-études
Parmi les répondants pour lesquels les coûts associés aux études postsecondaires constituent une préoccupation financière très ou assez importante, un tiers d'entre eux ont penché pour le compte épargne (30 %), l'autre tiers (31 %) a plutôt opté pour le régime enregistré d'épargne-études (REEE) et 15 % ont choisi le CELI afin d'économiser en vue des études postsecondaires de leurs enfants.
Les Fonds Universitas, spécialistes en épargnes-études depuis bientôt 50 ans, insistent sur l'importance de l'accessibilité aux études et rappellent que l'un des principaux avantages du REEE, comparativement au compte épargne ou au CELI, est qu'il bénéficie de généreuses subventions des gouvernements pouvant atteindre jusqu'à 12 800 $3. En plus, il peut servir autant à payer les frais de scolarité que les frais de subsistance, peu importe le diplôme postsecondaire : DEP, AEC, études collégiales ou universitaires.
Méthodologie du sondage
Le sondage a été effectué par la firme CROP, par le biais d'un panel Web entre le 15 et le 20 mai 2013, auprès de 1 000 répondants de la province de Québec. Les résultats ont été pondérés afin de refléter la distribution de la population adulte du Québec selon le sexe, l'âge, la région de résidence, la langue maternelle et le niveau de scolarité des répondants.
À propos des Fonds Universitas
Fondés en 1964, les Fonds Universitas sont chef de file en matière de régimes enregistrés d'épargne-études servant des clients au Québec et au Nouveau-Brunswick. Leur structure d'organisme à but non lucratif leur permet de concentrer tous leurs efforts pour offrir les paiements d'aide aux études (PAE) les plus élevés possible. Ayant pour mission de favoriser l'éducation postsecondaire au moyen de l'épargne et de versements de PAE, les Fonds Universitas gèrent des actifs de près de 900 M$ et ont remis plus de 450 M$ en PAE et en remboursement d'épargne à des centaines de milliers d'étudiants. Pour obtenir plus de renseignements, veuillez consulter le site universitas.ca.

1.Coût estimé pour compléter deux années de cégep et trois années d'université au Québec, logement inclus. Augmentation annuelle de 3 % selon les coûts approximatifs de l'année 2012. Sources : cibletudes.ca et Statistique Canada.
2. Certaines conditions s'appliquent. Informez-vous auprès de votre représentant en plans de bourses d'études ou auprès de votre institution financière.
3. Subvention canadienne pour l'épargne-études (SCEE) de 20 % à 40 %. Incitatif québécois à l'épargne-études (IQEE) de 10 % à 20 %. Bon d'études canadien (BEC) pouvant atteindre 2 000 $, pour un enfant né après le 31 décembre 2003 et dont la famille reçoit le Supplément de prestation nationale pour enfants. Selon le revenu familial net. Certaines conditions s'appliquent.
SOURCE : Gestion Universitas inc.

dimanche 16 juin 2013

Des Chênes en attente de l'avis et de la sanction de la présidence de l'Assemblée nationale



Publié le 12 Juin 2013 
Gérard Martin

Reconnue coupable d'outrage au Parlement par le président de l'Assemblée nationale du Québec, Jacques Chagnon, la Commission scolaire des Chênes (CSDC) attendait toujours, cet avant-midi, la confirmation écrite de cette rare condamnation et, bien sûr, la sanction l'accompagnant, si sanction il y aura.
Sujets : 
Assemblée nationale , Commission scolaire des Chênes , Coalition Avenir Québec de François Legault ,Québec , La Vallée-des-Tisserands , Montarville
De fait, réunis en séance de travail, mardi soir, les élus et administrateurs de la CSDC ont appris avec étonnement et déception à la fois par les médias que l'organisme avait été reconnu coupable d'outrage au Parlement pour avoir diffusé de la publicité invitant les parents à inscrire leurs enfants dans une classe de maternelle de 4 ans en vue de la prochaine rentrée scolaire.
La faute vient du fait, et c'est la Coalition Avenir Québec de François Legault qui s'est fait un devoir de la rapporter à la présidence de l'Assemblée nationale, que le projet de loi 23 qui doit autoriser ces classes de maternelle à 4 ans, n'a toujours pas été adopté.
La Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands aurait commis le même empressement, semble-t-il, en autorisant le même genre de publicité, d'où un blâme semblable lui ayant été adressé par la présidence de l'Assemblée nationale.
Selon Bernard Gauthier, secrétaire général de la CSDC, d'autres commissions scolaires du Québec ont possiblement annoncé à l'avance aux parents la formation éventuelle de classes de maternelle à 4 ans sur leur territoire, sauf qu'elles ont utilisé la formule du communiqué de presse plutôt que celle d'une annonce publicitaire.
On se souviendra que Nathalie Roy, députée de Montarville et porte-parole de la Coalition Avenir Québec (CAQ) en matière d'enseignement primaire et secondaire, est sortie deux fois plutôt qu'une dans les médias pour dénoncer spécifiquement la CSDC d'avoir devancé l'adoption du projet de loi 23 en faisant l'annonce d'une classe de maternelle à 4 ans, tout en l'accusant de vouloir réclamer des frais de 72 $ aux parents selon les informations obtenues au secrétariat de l'école en question, Saint-Joseph pour ne pas la nommer.
Or, s'il est vrai que la CSDC a reconnu avoir voulu préparer le terrain pour l'an prochain en mettant de l'avant une préinscription, elle s'est défendu de vouloir réclamer 72 $ aux parents pour des frais de matériel scolaire.
Cette fois, la Commission scolaire des Chênes n'a pas eu la chance de faire des représentations devant l'Assemblée nationale et a donc été reconnue coupable d'outrage au Parlement pour avoir en fait présumer ainsi de l'adoption du projet de loi 23.
Selon le journaliste Régis Caron, qui a rapporté la nouvelle, le leader parlementaire de la CAQ, Gérard Deltell, se serait dit satisfait de la décision du président de l'Assemblée nationale, et aurait réclamé que les deux commissions scolaires fautives s'amendent par une lettre d'excuses au Parlement.
Mentionnons en terminant que la CSDC fait partie de la circonscription du député caquiste Sébastien Schneeberger et que, s'il faut s'en fier au secrétaire général de l'organisme, Bernard Gauthier, les relations sont pourtant cordiales avec ce représentant d'un parti qui réclame à grands cris la disparition des commissions scolaires.

re: http://www.journalexpress.ca/Actualites/Politique/2013-06-12/article-3275123/Des-Chenes-en-attente-de-lavis-et-de-la-sanction-de-la-presidence-de-lAssemblee-nationale/1

La CSDC dit présenter à contrecoeur une hausse de la taxe scolaire

Publié le 13 Juin 2013 
Gérard Martin


Elle se situera en moyenne à 21%

Clamant qu'il s'agit d'un choix déchirant qu'elle n'a pas souhaité, la Commission scolaire des Chênes (CSDC) servira à ses contribuables une hausse de la taxe scolaire qui atteindra en moyenne 21%.
Sujets : 
Conseil des commissaires , Assemblée nationale , Service des communications , Saint-Lucien , Québec
Réuni en séance extraordinaire récemment, le conseil des commissaires de la CSDC a procédé à l’adoption du taux de taxation 2013-2014, lequel est conditionnel, a-t-on pris soin de préciser dans le contexte de la récente condamnation pour outrage au Parlement, à l’adoption du projet de loi 25 qui, au moment de l'envoi du communiqué, n’avait toujours pas reçu la sanction de l’Assemblée nationale.
Comme il est indiqué dans ce communiqué émis par Bernard Gauthier, secrétaire général et directeur adjoint au Service des communications, cela se traduira donc, pour les contribuables, par une hausse de la taxe scolaire, laquelle variera, d’une municipalité à l’autre, tout comme cela était le cas l'an passé cependant.
Perte de 3,6 millions $


Le projet de loi 25 dont il est question en introduction vient modifier de façon importante le taux de taxation déterminé par le conseil des commissaires lors de l'adoption annuelle du budget d'une commission scolaire.
Or, comme on l'indique dans le communiqué, ce projet de loi confirme que la subvention versée depuis les dernières années aux commissions scolaires, en aide additionnelle pour la péréquation, sera diminuée de 50% comparativement au montant reçu l'an passé.
Pour la CSDC, selon ce que confirme Carmen Lemire, directrice générale adjointe et directrice du Service des ressources financières, cela représente un manque à gagner de 3 618 609 $ que la CSDC ne pourra faire bénéficier à ses contribuables par le biais d'une réduction proportionnelle du taux de taxes.
Comme la commission scolaire a récolté 17,2 millions $ dans le milieu sous forme de taxes, on comprend mieux l'importance de cette coupe, alors que les besoins sont de 21,5 millions $.
En conséquence, le conseil des commissaires, après mûres délibérations sur le sujet, a procédé à l’adoption d’un taux de taxation nominal à 0,35 $ du 100 $ d’évaluation et appliquera la subvention de péréquation restante en réduction de la taxe, ce qui fera varier le taux de taxation, selon la municipalité, entre 0,2774 $ et 0,3164 $ du 100 $ d’évaluation en 2013-2014.
On précise incidemment que cette décision tient compte de la situation des deux municipalités du territoire de la commission scolaire, Lefebvre et Saint-Lucien en l'occurrence, qui sont propriétaires de leur école.
«Il convient de rappeler qu’en 2012-2013, le taux de taxation scolaire nominal des municipalités sur le territoire était aussi de 0,35 $ du 100 $ d’évaluation, mais qu’après application de la réduction des taux de taxation (accordée avec l’aide additionnelle versée par Québec), les taux effectifs variaient de 0,2014 $ à 0,2904 $ du 100 $ d’évaluation», explique Mme Lemire.
La hauteur de la réduction de la subvention de péréquation à la CSDC, soit une perte de 3,6 millions $, n'est pas le seul facteur expliquant la hausse.
Cette première raison, conjuguée aux compressions massives exigées en éducation au cours des dernières années, soit plus de 3 millions $ pour la CSDC et à la suppression de plus de 30 postes administratifs depuis 2010, font en sorte que le conseil des commissaires affirme n’avoir eu d’autre choix que de procéder à une hausse de la taxe scolaire.
«Si l’ampleur des compressions qui nous sont imposées demeure, à nos yeux, inacceptable, nous déplorons également la façon de faire du gouvernement, qui laisse l’odieux à chaque commission scolaire de couper dans les services ou de faire payer davantage ses contribuables en augmentant la taxe scolaire. Il est extrêmement important que les contribuables sachent que les élus scolaires font face, dans ce contexte, à un choix on ne peut plus déchirant», affirme pour sa part la présidente de la commission scolaire, Jeanne-Mance Paul.
Cette dernière rappelle qu’avec des frais de gestion de 5 % en moyenne, le système public d’éducation est pourtant l’un des plus performants parmi les organismes publics et parapublics.
«C’est malheureux, mais le gouvernement nous place dans une situation que nous n’avons pas souhaitée. Le système public d’éducation fait présentement les frais d’une course vers l’équilibre budgétaire. Malgré cela, nous comptons bien tout mettre en œuvre pour préserver ce que nous avons de plus précieux : les services offerts à nos élèves… et la réussite de ceux-ci», conclut la présidente de la CSDC.

re: http://www.journalexpress.ca/Actualites/2013-06-13/article-3276737/La-CSDC-dit-presenter-a-contrecoeur-une-hausse-de-la-taxe-scolaire/1#posted_comments  

mercredi 29 mai 2013

le décrochage scolaire est-il stable, en hausse ou en baisse depuis 10 ans?


FRANCIS VAILLES
La Presse
La question quiz de la semaine: au Québec, le décrochage scolaire est-il stable, en hausse ou en baisse depuis 10 ans?
Si vous avez répondu stable ou en hausse, vous avez échoué. La proportion de décrocheurs est en baisse au Québec depuis 10 ans, et même en forte baisse. Il recule aussi de façon marquée à Montréal.
Surpris? C'est pourtant ce qu'indiquent les statistiques les plus fiables sur le sujet. À entendre certains commentateurs, le taux de décrochage n'a jamais été aussi préoccupant. Il est donc important de faire le point, d'autant plus que le décrochage est un enjeu socio-économique majeur.
Selon le ministère de l'Éducation, le taux de décrochage était de 22,3% au cours de l'année scolaire 2001-2002. Ce taux a constamment reculé pour atteindre 16,2% en 2010-2011 (la plus récente année disponible). Il s'agit d'une baisse de 6,1 points de pourcentage.
Chez les garçons, le recul est encore plus marqué: de 28,5% qu'il était en 2001-2002, ce taux est passé à 20,1% en 2010-2011, soit une baisse de 8,4 points de pourcentage. Quelle belle nouvelle en ces temps grisâtres!
Pour mesurer le décrochage, le Ministère divise le nombre d'élèves sortants sans diplôme ni qualification par l'ensemble des finissants du secondaire en formation générale des jeunes (1).
Le décrochage préoccupe beaucoup les décideurs. Jacques Ménard, président de BMO Groupe financier Québec, en a fait un cheval de bataille, tout comme la Fédération des chambres de commerce du Québec.
Faut-il rappeler qu'une population mieux formée a un impact direct sur la croissance économique et, ce faisant, sur les entrées de fonds au gouvernement et les services publics. En moyenne, le salaire des diplômés du secondaire est 35% plus élevé que celui des décrocheurs. De plus, le taux de chômage est deux fois moindre.
En 2009, pour améliorer la persévérance scolaire, le ministère de l'Éducation a fixé des cibles de réussite. Essentiellement, il espérait augmenter de 11 points de pourcentage le taux d'obtention du diplôme secondaire avant l'âge de 20 ans entre 2006 et 2020, pour le faire passer à 80%. Dans les faits, ce taux a augmenté de 5 points entre 2006 et 2011. Autrement dit, presque la moitié du chemin est parcourue.
Chaque fois que des gestionnaires sont confrontés à des cibles, faut-il dire, ils ont tendance à forcer la note. Le phénomène est largement documenté, et les dirigeants scolaires ne font pas exception, selon nos renseignements.
Il reste que la baisse du décrochage scolaire n'est pas un leurre: il y a effectivement eu une nette amélioration, selon Statistique Canada, l'une des sources les plus fiables au monde en matière de statistiques.
La méthode et les chiffres de Statistique Canada diffèrent, mais la tendance est la même. Selon l'organisme, le taux de personnes sans diplôme secondaire dans la cohorte 20-24 ans a reculé de 4,6 points de pourcentage depuis 10 ans au Québec pour atteindre 10,1%. Il s'agit d'un recul plus fort qu'en Ontario (2,6 points) et que dans l'ensemble du Canada (3,0 points), même si le taux absolu de décrochage demeure plus élevé ici qu'ailleurs (7,8% au Canada et 6,4% en Ontario).
Force est de constater que les démarches du Québec commencent à porter leurs fruits. Que s'est-il passé? D'abord, les cibles de réussite du Ministère établies par commission scolaire, par école et par matière, suivies des démarches des directions d'école et des enseignants ont fort probablement joué un rôle.
Ensuite, l'une des commissions scolaires les plus touchées par le fléau, Montréal, a particulièrement amélioré la persévérance scolaire. Ainsi, le taux de décrochage y a reculé de 6,9 points de pourcentage de 2007 à 2011, davantage que la moyenne québécoise (4,5 points).
Selon le Ministère, l'amélioration s'explique aussi par l'implantation de nouvelles voies de formation au 2e cycle du secondaire, qui s'est traduit par une augmentation du nombre d'élèves qui obtiennent une qualification, notamment le certificat de formation en métiers semi-spécialisés (CFMS).
Enfin, il est possible que l'impact des centres à la petite enfance (CPE), créés en 1997, commence à se faire sentir. Ces garderies, alors à 5$, ont attiré et stimulé bien des enfants en bas âge, parfois de milieux défavorisés. Les premières cohortes, entrées à l'âge de 3 ans, 4 ans et 5 ans en 1997, ont terminé le secondaire entre 2009 et 2012.
Ces gains sont réjouissants, mais ils ne nous autorisent pas à baisser les bras. Les parents, en premier lieu, doivent continuer à valoriser l'éducation, appuyés par le milieu.
(1) Les diplômes pris en compte sont les diplômes d'études secondaires ou professionnelles. Les qualifications englobent les attestations de formation professionnelle, les certificats de formation en métiers semi-spécialisés et les certificats en insertion socioprofessionnelle, entre autres. La méthode pour estimer le décrochage a changé depuis trois ans, mais tous les chiffres depuis 1999-2000 ont été ajustés pour les rendre comparables.

mardi 30 avril 2013

Top des 10 pays les plus instruits au monde - Canada en première position.




Top des 10 pays les plus instruits au monde - Canada en première position.





1e: Canada : Pourcentage de la population ayant fait des études supérieures : 51 %

PIB par habitant : 39 050 $.
« Le Canada est le seul pays où plus de la moitié de la population adulte avait fait des études supérieures en 2010. Un très bon résultat compte tenu du fait que le Canada investit moins que la moyenne des pays de l’OCDE en éducation »
De quoi a l’air le Québec dans le plus-meilleur, une juridiction provinciale comme on sait ?

Si on regarde la population active, la population en âge de travailler, en août 2012, 70,6 % de la main-d’oeuvre canadienne détenait un diplôme ou un certificat d’études post-secondaires complété (définition de Statistiques Canada : « incluant un certificat de métiers ou un diplôme d’un établissement d’enseignement de niveau post-secondaire. Cela comprend une école de métiers, une période d’apprentissage, un collège communautaire, un collège d’enseignement général et professionnel (cégep) et une école de sciences infirmières. Sont également inclus ceux qui ont obtenu un certificat de niveau inférieur au baccalauréat à l’université. »)

Au Québec, c’est 71,6 %.

mardi 5 février 2013

Merci à tous nos profs!






Pendant la Semaine des enseignantes et des enseignants, du 3 au 9 février 2013, prenons un moment pour témoigner notre gratitude au personnel enseignant du Québec. Celui-ci mérite toute notre reconnaissance pour sa contribution essentielle à la société. Il a la responsabilité de transmettre aux jeunes des connaissances indispensables à l’accroissement de leur potentiel et au développement de leurs compétences.
Nous avons toutes et tous une enseignante ou un enseignant qui a marqué notre parcours scolaire et même notre vie. Par ses méthodes d’enseignement, sa philosophie, son dynamisme, son originalité et son dévouement, ce professionnel a influencé positivement notre parcours et modelé une facette de notre personnalité. Profitons de la Semaine des enseignantes et des enseignants pour raconter nos histoires et rendre hommage aux femmes et aux  hommes qui nous ont inspirés.
Ensemble, montrons-leur que nous les apprécions à leur juste valeur!

Message de la ministre

Les enseignantes et enseignants du Québec portent, au quotidien, une importante responsabilité. Ils transmettent à nos enfants un bien des plus précieux, celui de la connaissance, qui ouvre la voie à l’épanouissement, à une meilleure compréhension du monde, à l’exercice de leur citoyenneté et à la liberté de choisir la vie dont ils rêvent.
Cette tâche complexe et exigeante, les enseignants l’accomplissent avec toute la rigueur, la passion et le cœur qu’elle implique. Ils méritent notre admiration et notre soutien.
La Semaine des enseignantes et des enseignants nous donne une occasion privilégiée d’exprimer notre gratitude à ces femmes et à ces hommes remarquables, qui jouent un rôle primordial dans le développement de nos enfants et de notre société.
J’invite donc les élèves, les parents et toute la population à se joindre à moi et à rendre hommage au personnel enseignant en cette semaine qui lui est consacrée. Remercions-les d’être à la fois piliers du savoir, éveilleurs de curiosité et bâtisseurs d’avenir.
Ensemble, soyons « Un Québec fier de ses enseignantes et de ses enseignants ! ».

Marie Malavoy

Ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport

mercredi 19 décembre 2012

La lecture...quossa donne???

La lecture...quossa donne??? J'sé pas????????

Pour paraphraser Pierre Bourgeault, «entre deux ''games'' Xbox faudrait faire quec'chose, entre deux textos faudrait s'grouillez l'cul.»







http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/alain-dubuc/201212/18/01-4605107-savoir-lire.php#commenter

La semaine dernière, on apprenait que les jeunes Québécois ne se classaient pas très bien dans une vaste enquête internationale sur les compétences en lecture d'enfants de quatrième année. Ils se retrouvent au 21erang sur un groupe de 45 pays, et en avant-dernière position au sein des provinces canadiennes.





Salle de lecture dans le Collège de Boston

http://collegeapps.about.com/od/phototours/ss/boston-college-photo-tour_6.htm

dimanche 9 décembre 2012

Les commissions scolaires dénoncent les compressions de Québec


Le budget total des commissions scolaires du Québec est de 10 milliards $.
PHOTO: ALAIN ROBERGE, LA PRESSE


MARIE-MICHÈLE SIOUI - La Presse Canadienne
Il n'est pas question d'augmenter les taxes scolaires avant d'avoir discuté avec le gouvernement, tonnent les commissions scolaires, qui se disent déjà étouffées par des compressions budgétaires qui atteindront un demi-milliard de dollars en trois ans.





Pour la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Josée Bouchard, les réductions annoncées dans le budget péquiste pour les années 2013-2014 sont fort difficiles à digérer.
Déjà, les deux derniers budgets de l'ancien gouvernement libéral imposaient des compressions d'environ 300 millions $, et à ce montant sont venus s'ajouter les 200 millions $ de coupes inscrites au budget de l'actuel ministre des Finances, Nicolas Marceau.
Le problème, de l'avis de Mme Bouchard, est que les commissions scolaires se retrouvent devant une alternative: couper dans le système administratif ou hausser les taxes scolaires. Et puisque la proportion du budget accordée à l'administration est de 5 pour cent -ce qui en fait le plus bas taux de coût de gestion de tout l'appareil public et parapublic au Québec, selon Mme Bouchard-, alors les commissions scolaires se trouvent contraintes de piger dans les poches des contribuables.
Or ces dernières ne veulent ni porter l'odieux des compressions, ni mettre en péril l'équité des services qu'elles disent défendre. Comme l'explique Mme Bouchard, certaines commissions scolaires recueillent une quantité amplement suffisante de revenus par les taxes scolaires. C'est le cas à Montréal, notamment, où le prix élevé des maisons a nécessairement un impact sur les taxes.
En revanche, les plus petites commissions scolaires peinent à rejoindre les deux bouts. Celles-ci auront plus de difficulté à absorber les compressions, de l'avis de Mme Bouchard, et devront se tourner vers les contribuables.
«Le système d'éducation au Québec a été voté sur la valeur de l'équité, et nous voulons nous assurer que tous les enfants ont accès à la même qualité de services, lance Mme Bouchard. Nous voulons nous asseoir avec le gouvernement pour établir un nouveau pacte fiscal.»
L'effort budgétaire demandé aux commissions scolaires vient notamment du manque à gagner créer par l'abandon, par le gouvernement péquiste, d'une mesure de péréquation visant à assurer le financement des commissions scolaires. Lorsque la valeur des maisons avait bondi en 2006, les taxes sur ces résidences avaient évidemment augmenté elles aussi. Le gouvernement de l'époque avait alors choisi d'alléger le fardeau des acheteurs en réduisant la taxe scolaire. Il allait ainsi combler le manque à gagner en fournissant les fonds «manquants» aux commissions scolaires. Aujourd'hui, c'est la correction de cet écart que les péquistes comptent abolir.
Le budget total des commissions scolaires du Québec est de 10 milliards $. Selon Mme Bouchard, 80 pour cent de ce montant est dédié aux salaires des enseignants, et il est donc «impossible de couper là-dedans».
Si les compressions sont appliquées, ce sont les activités des commissions scolaires qui risquent de s'en ressentir, selon elle. Ces organisations s'occupent notamment des questions liées au transport scolaire, aux bulletins, aux payes, aux conventions collectives, à l'entretien des écoles aux inscriptions et aux services de conseillers pédagogiques.
«Si on abolit tout ça, on perdra non seulement des employés, mais également le souci d'équité de distribution des services», s'inquiète Mme Bouchard.